LUR-SALUCES (de) Charles François (1638-1669)

Changement Proposé: DE LUR SALUCES Charles François (I16803)
Arbre: baltyde

Bonjour
Je m’intéresse à Charles François de LUR-SALUCES. Je note que vous avez son mariage avec Marie Des PINS. On m’a envoyé un document, Notice Généalogique De Pins, De Piis, De Pis, De Pys, Pinis …. trouvé à Gallica. Ce document date d’environ 1850.

La page 6 a un paragraphe sur Gérard-Scanderberg [de Piis / de Pins, seigneur de Montcassin, Puybarban, et Bassane, Baron d’Ambrus de Vidaillac et Trajan] :

o capitaine au Régiment de Guienne—cavalerie
o eut commission de lever une compagnie de 100 hommes d’armes…1620
o épousa Marguerite de Cornier, dont il eut :
o Bertrand, mort sans postérité;
o François [le paragraphe suivant note son carrière militaire et son mariage à Jeanne de La Marque en 1655, avec enfants Gérard, Gabriel, Antoine, Marie et Cécile ];
o Gabriel, Jurat de Bordeaux;
o Marguerite, mariée à Jean de Gascq, Seigneur de La Couture… Conseiller du Roi… Trésorier-Général de France en la Généralité de Guienne;
o Marie, mariée à Charles-François de Lur-Saluces, (nommé… le marquis de Lur), dont une fille, mariée à Henri de Salignac;
o Bertrande, mariée à Jean de Pérusse.

Néanmoins, j’ai trouvé entre les registres paroissiales de Puybarban le mariage le 02 juin 1668 entre Charles de LUR-SALUCES et dame Marguerite de PIIS “delicte de feu messire Jean de Gascq”. (L’acte n’indique pas que Charles soit veuf.)

J’ai conçu trois possibilités pour réconcilier ces divergences:
1. La Notice Généalogique a une erreur. Le mariage avec Charles François de Lur-Saluces est la deuxième noces de Marguerite; ou
2. “Marie” et “Marguerite” sont la même personne (Marie-Marguerite, ou Marguerite-Marie, ou Marguerite dite Marie); ou
3. Marie est bien fille de la famille. Elle se marie à Charles François, mais elle meurt peu après. Charles François de Lur-Saluces, étant veuf, se marie à sa belle-soeur Marguerite, veuve de feu Jean de Gascq.

J’espère découvrir la vérité de cette petite mystère, que puisse m’aider à la solution d’une autre mystère dans le lignage de mon mari.

Cordialement,
Jane Elderfield au Canada

Lur-Saluces, famille, généalogie, billard baltyde

blason de la famille de Lur-Saluces

Tiré du site Pierfit :

Charles-François de LUR-SALUCES
Assassiné le 22 décembre 1669
Parents : Louis de LUR-SALUCES †1664 (Baron de Fargues) et Marie de GAMACHES 1610-1683
Fratrie◦H Charles-François de LUR-SALUCES †1669
◾F Marguerite Marie de LUR-SALUCES , baronne de Cubzaguais †1704
◾F Jeanne Honorée de LUR-SALUCES 1629-
◾F Claude-Madeleine de LUR-SALUCES †1698/

Notice généalogique sur la Maison de Lur par Henri de Lur-Saluce : pages 32-33
Charles-François de Lur, seigneur de Montaigne et de Lamothe Landeron, appelé le Marquis de Lur, cornette des chevaux-légers de la Reine, assassiné en 1669 au pont de Guerre, près La Réole, laissant de Marguerite de PIIS une fille mariée en 1696 à Henri de Salignac, seigneur de Peyguiraud.

Trouvé dans Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l’Europe, précédée de la généalogie de la maison de France Par Jean-Baptiste-Pierre-Jullien de Courcelles
Page 51 :
Charles-François de Lur, seigneur de Montaigne en Périgord et de La Mothe en Bazadais, baptisé le 2 avril 1638. Il fut cornette des chevaux-légers de la Reine, et fut assassiné en 1669, Il ne laissa point d’enfants.

Tiré de la Bibliothèque Municipale de Bordeaux :

Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXIII. Bordeaux 1-1184
N° CGM : 738 (V)
Titre : Recueil de pièces originales
Date : XVIIe -XVIIIe siècle
Langue : français
Importance matérielle : 272 feuillets ou pièces
Dimensions : Dimensions du volume : 435 × 320 mm
Reliure : Demi reliure basane
Division : Fol. 11-24, 49-50 et 61-62
Titre : Enregistrement par le prévôt de Paris d’une obligation de 1222 l. consentie par Charles-François de Lur de Saluces et par Claude de Gamaches, tant en leur nom qu’au nom de Louis de Lur de Saluces, en faveur de Jacques de La Ramière, seigneur de « Pucharnaulx », pour solde de la charge de cornette des chevaux-légers
Date : 15 juillet 1656
Présentation du contenu : A la suite est une ratification de cet acte par Louis de Lur de Saluces. 22 août 1656. — Autres pièces relatives à cette affaire. 28 novembre 1659, 2 et 22 décembre 1661.
Index :
Gamaches (Claude de)
Lur de Saluces (Charles de)
Lur de Saluces (Charles-François de)
Puycharnaud (Seigneur de)
La Ramière (Jacques de), seigneur de Puycharnaud
Paris – Prévôt

Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Départements — Tome XXIII. Bordeaux 1-1184
N° CGM : 1021
Titre : Fragments d’enquête et d’arrêts
Date : XVIIe siècle
Langue : français
Support : Parchemin et papier
Importance matérielle : 40 feuillets
Dimensions : 262 × 198 mm
Reliure : Demi-reliure basane
Division : Fol. 15
Titre : Fragments d’arrêts dans lesquels nous avons relevé les noms suivants : « Louise d’Orgier… veuve de Me Paul Léonnard de Mirat, vivant lieutenant civil et criminel en Guyenne… Marguerite Martin, espouse et auctorisée par justice au reffus dudict sieur de Mirat, demanderesse… » 1690. — « De Gamache, deffenderesse, François Ruchon. » 1672. — « De Gascq… Charles François de Lur de Saluces, demandeur en incident de faux… Jean François de Bousignac, baron de Lamotte… »

Présentation du contenu : D’autres pièces relatives à ces affaires se trouvent dans le manuscrit 738 (V).
Index :
Boussignac (Jean-François de)
Dorgier (Louise)
Gamaches (De)
Gascq (De)
Lur de Saluces (Charles-François de)
Martin (Marguerite)
Mirat (Paul-Léonard de)
Orgier (Louise d’)
Ruchon (François)

Tiré du blog de Philippe Ballias :

Le Sang de Michel Eyquem de Montaigne.
Extraits des travaux de Fernand de Saint-Simon, de la Revue “Culture Française”.
Michel de Montaigne n’a pas eu d’héritier mâle et sur ses six filles, Cinq sont mortes en bas âge. Seule Eléonore, la seconde, lui a survécu. C’est par cette descendance féminine que le sang de Montaigne coule encore dans les veines de quelques-uns. En ce qui nous concerne, on peut donc remonter de nos jours à ces origines en se rapportant à la généalogie annexée à cette documentation.
Michel de Montaigne (1533-1592) épouse en 1565, Françoise de La Chassaigne (1543-1627).
Elle était d’une bonne famille de parlementaires bordelais qui joua un rôle important et courageux dans les guerres de Religion à Bordeaux. Ils étaient fervents Catholiques et s’opposèrent à la Réforme. Le Sang de Montaigne vient par les femmes, au goutte à goutte du temps de sa fille seule survivante, Eléonore (1571-1616) épouse, en 1590, en premières noces, François de La Tour, Seigneur d’Eviez ou d’Yvez qui meurt en 1594 en laissant pour seule postérité leur fille Françoise. Cette dernière, mariée à Honoré de Lur-Saluces, Vicomte d’Uza, n’aura qu’un fils unique, mort sans postérité.
Eléonore de Montaigne, .en secondes noces, épouse en 1608, Charles de Gamaches dont leur fille :
Marie de Gamaches, morte en 1682, avait épousé en 1661, Louis de Lur-Saluces dont quatre enfants:

1°) Charles-François de Lur-Saluces qui épousa Marie de Pis (ou de Piis) dont la fille unique née en 1669, fût mariée en 1696 à Henri de Salignac, Seigneur de Puyguiraud, sans descendance.
2°) Philibert, mort en bas âge.
3°) Marguerite de Lur-Saluces, épouse du Marquis de Lanau, sans postérité.
4°) Jeanne-Honorée de Lur-Saluces épouse en 1661, Louis de Saint-Jean, Seigneur de Filolie, d’où subsistent, aujourd’hui, les Comte Dillon et de Certaines.

Attention un autre Charles de Lur Saluce existe. En feuilletant l’historique de la tour d’Yviers, on découvre :
En 1590, François de la Tour épouse Eléonore Eyquem de Montaigne, fille du célèbre Montaigne.
En 1620, Françoise de la Tour d’Eviez, fille de François et d’Eléonore, épouse Honoré de Lur.
Quelques années après, Françoise décède en mettant au monde Charles de Lur Saluces.
En 1639, Charles décède sans héritier. La seigneurie appartient à la famille Talleyrand Périgord.
Histoire d’héritage entre les Saluces, le gouverneur du Dauphiné, le prince d’Orange Louis de Chalon… et d’autres.
Guigues V + Béatrice de Montferrat = Béatrice d’Albon + Hugues de Coligny (3e noces) = Béatrice (de Coligny) + Albert IV de la Tour (du Pin) = Marie de la Tour du Pin (ou de Coligny) + Rodolphe de Genève = Amédée II de Genève + Agnès de Chalon = Hugues de Genève + Isabelle d’Anthon (1ères noces) = Beatrix de Genève + Frédéric II marquis de Saluces = Thomas III de Saluces, d’où : Ludovic Ier de Saluces, d’où Ludovic II de Saluces, d’où Jean-Ludovic de Saluces, d’où Auguste-César de Saluces (bâtard légitimé), d’où : Catherine-Charlotte de Saluces mariée à Jean II de Lur d’Uza : d’où Honoré de Lur-Saluces , d’où Charles de Lur-Saluces que l’on retrouve dans votre historique.

Tiré de Michel de Montaigne, Journal du Voyage de Michel de Montaigne en Italie, par la Suisse et l’Allemagne, en 1580 et 1581. Texte établi par Querlon, Le Jay, 1774 (1, pp. i-xv).

« M. le Comte de Segur deſcend, à la sixiéme génération, d’Eléonor de Montaigne, fille unique de l’Auteur des Eſſais. Eléonor fut mariée deux fois : elle n’eut point d’enfans du premier lit, & elle épouſa en ſecondes noces Charles, Vicomte de Gamaches. Sa fille unique, Marie de Gamaches, fut mariée à Luis de Lur de Saluces, dit le Baron de Fargues ; elle en eut trois filles. La derniere, Claude-Madeleine de Lur, épouſa Elie-Iſaac de Segur, dont Jean de Segur, pere d’Alexandre, & ayeul de M. le Comte de la Roquette, à qui le Château de Montaigne a été dévolu, ſuivant les diſpoſitions teſtamentaires du pere d’Eleonor. »

L’origine de la maison des Saluces remonterait au delà du XIème siècle.

En 1560, le dernier marquis souverain de Saluces abandonne au roi de France tous ses droits, entre autres sur le marquisat de Saluces (Saluzzo), moyennant des rentes en biens fonds en France.
Situé dans le Piémont, cet Etat souverain, dépendance du Saint-Empire romain germanique, était un pays comprenant huit Châteaux « saluciens ». Ces Châteaux préservés témoignent de la vitalité du marquisat pendant six siècles [1]. Cette principauté territoriale était en réalité un endroit stratégique, tiraillé entre le royaume de France et le duché de Savoie. Le conflit ne se régla qu’au traité de Lyon en 1601, avec des échanges de territoires convenant aux deux parties et qui permirent à la France de récupérer la Bresse, le Bugey, le Valromey et le pays de Gex [2]. Après avoir cédé son marquisat à la Couronne de France, le dernier marquis de Saluces, Jean-Louis, se réfugia à la cour de Marie de Médicis. La cession des droits du marquisat de Saluces a conféré à la famille Saluces une considération durable auprès de la Couronne.
En 1587, sous Henri III, Charlotte Catherine de Saluces se marie avec Jean de Lur. Petite-fille de Jean-Louis de Saluces, elle est la filleule de Charles IX et de Catherine de Médicis. Jean de Lur deviendra en 1611 conseiller du roi en ses conseils d’état et privé.
Cette alliance des Lur à la dernière représentante de la branche aînée de la maison de Saluces leur permet de porter les noms et armes des Saluces. Le blason de la famille Lur Saluces est accompagné de la devise des Saluces : NOCH, expression sans doute d’origine franconienne qui signifie « Encore ! ».
De cette époque vient le nom double : « Lur Saluces ».