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Affreville, Khemis-Miliana, Aïn Defla, Algérie

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Affreville. Famille Billard Baltyde

Affreville. Famille Billard Baltyde

Au commencement, il y eu les Romains (cité Colonia Augusta). Le village s’appelait Malliana. Puis les Romains partis, Malliana s’effaça au cours des siècles.

Alors vinrent les premiers Français. Tout commença par cinquante feux.

Cinquante familles originaires de Paris et que la France expédia là, en 1848, dans le cadre des fameuses colonies agricoles.

Un coin de terre brûlée, à 141 km d’Alger.

Ces premiers colons cultivèrent le mûrier, élevèrent des vers à soie, fondèrent une magnanerie, à mi-distance entre ce qui n’était pas encore Affreville et ce qui était déjà Miliana, douar arabe où l’Armée avait installé une petite garnison.

Affreville. Famille Billard Baltyde

Affreville: La mairie. Famille Billard Baltyde

Le 14 novembre 1848, le gouvernement français décide de donner à ce hameau de cinquante feux, le nom d’Affreville, du nom de Monseigneur Denis Auguste Affre archevêque de Paris, mort sur les barricades.

Le temps passe, le blé remplace les immenses touffes de jujubiers épineux et les palmiers nains.

Affreville. Famille Billard Baltyde

Affreville: La Poste. Famille Billard Baltyde

En 1872, le 14 septembre, le village devient une commune en plein exercice.

Bien plus tard AFREVILLE sera la grande gare du Blé, contrôlant toute la plaine flanquée de Docks Silos. Les trains stopperont devant les docks silos. Le train Alger-Oran passe en gare d’Affreville. Cette gare a décidé du destin du village. Elle en fait le centre d’une région de culture de céréales.

Affreville. Famille Billard Baltyde

Affreville: La Gare. Famille Billard Baltyde

En 1948, les cinquante feux sont devenus 12061 (dont 2082 européens)

Affreville. Famille Billard Baltyde

Affreville: Le Grand Café de l’Europe. Famille Billard Baltyde

Source :Extrait de Historia Magazine n°6 -signé Marie Elbe.

Après la période française

Khemis-Miliana est le nom de la ville d’Affreville depuis 1963. C’est une ville universitaire, située à cent kilomètres de la capitale Alger. Sa position géographique aux confins des villes de Tissemsilt, Tiaret, Chlef et Médéa, fait de cette cité un passage obligé pour tous ceux qui se rendent d’est en ouest et vice versa en traversant l’Algérie dans sa partie nord. Khemis-Miliana est la patrie de Si M’hammed Bougara. Grand Révolutionnaire, commandant l’historique Wilaya IV. Khemis-Miliana fut le siège de la première foire internationale d’Algérie, une année après l’indépendance du pays en 1962.

Individus

Evénements

Lieux

BERT Adrien Charles (1896-1911) Naissance (29.8.1896) Affreville 99352 – Khemis-Miliana – Aïn Defla – ALGÉRIE
BERT Claire Berthe (1895-1895) Décès (31.10.1895) Affreville 99352 – Khemis-Miliana – Aïn Defla – ALGÉRIE
BERT Claire Berthe (1895-1895) Naissance (26.3.1895) Affreville 99352 – Khemis-Miliana – Aïn Defla – ALGÉRIE

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Blida, Alger, Algérie

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Serge Billard Baltyde

Blida (en arabe البليدة El Bouleïda) est une commune du nord de l’Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom, située au pied de l’Atlas tellien à 260 mètres d’altitude. Son nom signifie « petite ville ».

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On estime la fondation de Blida en 1535 par les Morisques, ils transformèrent alors les terres incultivables en vergers grâce aux plantations d’orangers. Le marabout Sidi Ahmed Ben Youcef, selon la tradition orale, s’écria en contemplant la ville : « On t’appelle El-Blida (petite ville), je t’appelle El-Ourida (« la petite rose ») ». La région de Blida, de par sa situation stratégique sur le flanc des montagnes de l´Atlas tellien, fut convoitée par plusieurs conquérants de passage : les Romains, les Arabes, les Français, sur un fond de population Berbères.

La prospérité vint avec la venue des Ottomans et la ville devint une sorte de lieu de repos et de prédilection des seigneurs enrichis et souverains turcs d’Alger, qui aimaient venir se reposer et se délasser, et visiter le palais Turc à Sidi Yaacoub. Les Ottomans bâtissent des portes monumentales à chacune des entrées, Bab el Dzair, Bab el rahba, Bab el Sebt, Bab el Zaouia, et Bab el Kouikha. Leurs portes n’existent plus malheureusement de nos jours. Durant cette régence turque, Blida devint une cité de plaisirs pour les janissaires d’Alger, et Blida fut appelée « Blida la reposante ».
En 1817, une épidémie de peste a fait 70 à 100 morts par jour durant un an. La population était de 7000 habitants. Le 5 mars 1825 dans l’après-midi un tremblement de terre a ensevelit la moitié de la population soit près de 3000 personnes. La population s’est réfugiée à Montpensier qui était alors au nord de Blida. L’agha Yaya fit reconstruire la ville plus au nord.

Les Français rentrent sur Blida, 7 ans après l´invasion de 1830. Ils trouvèrent une résistance farouche. Ils bâtirent de grandes casernes militaires, d’ailleurs Blida fut une ville garnison de l’armée française, on peut voir ces casernes de nos jours. En 1936, Blida comptait 44.043 habitants dont 12.930 européens. En 1948, il y avait 66.328 rationnaires inscrits dont 19.390 européens. C’était la seconde ville du département d’Alger.

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Serge Billard Baltyde

Individus

Evénements

Lieux

ABRY Lucien Frédéric (1853-1897) & DEJOUANY Emelie Louisa (1862-) Mariage (29.3.1884) Blida 99 – ALGÉRIE
BULLINGER Hippolyte Alexandre Laurent (1871-) Naissance (10.5.1871) Blida 99 – ALGÉRIE
BULLINGER Jacob ou Jean (1832-1870) Décès (29.11.1870) Blida 99 – ALGÉRIE
BULLINGER Jacob ou Jean (1832-1870) & MULLER Thérèse (1841-) Mariage (22.11.1862) Blida 99 – ALGÉRIE
BULLINGER Marie Thérèse (1861-) Naissance (14.1.1861) Blida 99 – ALGÉRIE
BULLINGER Marie Thérèse Alexandra (1903-) Naissance (27.7.1903) Blida 99 – ALGÉRIE
BULLINGER Pierre (~ 1796-1855) Décès (2.1.1855) Blida 99 – ALGÉRIE
BULLINGER Rosalie Jeanne Gabrielle (1863-1887) Décès (14.8.1887) Blida 99 – ALGÉRIE
BULLINGER Rosalie Jeanne Gabrielle (1863-1887) Naissance (24.6.1863) Blida 99 – ALGÉRIE
CUROT Ernest Antoine (1857-) Naissance (18.4.1857) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Adolphe André (1810-1894) Décès (16.6.1894) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Adolphe André Alexandre (1888-) Naissance (29.12.1888) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Adolphe André Alexandre (1888-) & FORGES Hermance Adolphine (1891-) Mariage (28.12.1912) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Adolphe François (1887-1888) Décès (8.3.1888) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Adolphe François (1887-1888) Naissance (28.6.1887) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Baptiste (1858-) Naissance (7.7.1858) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Baptiste (1858-) & BULLINGER Marie Thérèse (1861-) Mariage (25.7.1885) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Emelie Louisa (1862-) Naissance (29.10.1862) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Émilie (1856-) Naissance (19.2.1856) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Jean Caliste (1851-1854) Décès (2.11.1854) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Jean Caliste (1851-1854) Naissance (1.4.1851) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Jeanne Cécile (1891-) Naissance (23.11.1891) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Joseph Calixte (1848-1899) Naissance (21.2.1848) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Jules Paul (1853-) Naissance (19.9.1853) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Paul Charles (1860-) Naissance (8.7.1860) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY René Maurice Jacques (1894-1956) Naissance (9.7.1894) Blida 99 – ALGÉRIE
DEJOUANY Sans Vie (1886-1886) Décès (19.4.1886) Blida 99 – ALGÉRIE
FALSON Jean (-1874) Décès (13.10.1874) Blida 99 – ALGÉRIE
FALSON Joseph (1858-) Naissance (19.10.1858) Blida 99 – ALGÉRIE
FALSON Joseph (1858-) & BULLINGER Rosalie Jeanne Gabrielle (1863-1887) Mariage (30.12.1886) Blida 99 – ALGÉRIE
FALSON Joseph (1858-) & FARUDJA Marie Rosine (1867-1890) Mariage (19.2.1889) Blida 99 – ALGÉRIE
FARUDJA Josephine Jeanne (1864-) Naissance (24.6.1864) Blida 99 – ALGÉRIE
FARUDJA Marie Rosine (1867-1890) Décès (16.8.1890) Blida 99 – ALGÉRIE
FARUDJA Marie Rosine (1867-1890) Naissance (15.8.1867) Blida 99 – ALGÉRIE
FOUQUE Jean Baptiste Marcellin (1836-) & DEJOUANY Émilie (1856-) Mariage (7.4.1877) Blida 99 – ALGÉRIE
GOUIN Edouard Marie (1834-1897) & CAPURAN Marie Louise Léonie (1839-1929) Mariage () Blida 99 – ALGÉRIE
GUILLEMIN Jules (1831-1872) Décès (22.12.1872) Blida 99 – ALGÉRIE
GUILLEMIN Jules (1831-1872) & DEGIOANNIS Pauline (1844-) Mariage (24.6.1869) Blida 99 – ALGÉRIE
MALLIFAUD Augustine Philippine Félicie (1848-) Naissance (14.4.1848) Blida 99 – ALGÉRIE
MALLIFAUD Germain Blaise (1811-1865) & CHEMIN Françoise (1813-1884) Mariage (6.9.1849) Blida 99 – ALGÉRIE
MULLER Jean Baptiste (~ 1825-1857) Décès (10.11.1857) Blida 99 – ALGÉRIE
MULLER Jean Baptiste (1849-1901) Décès (14.9.1901) Blida 99 – ALGÉRIE
MULLER Jean Baptiste (1849-1901) Naissance (2.11.1849) Blida 99 – ALGÉRIE
MULLER Jean Baptiste (1849-1901) & MULLER Barbe (1849-) Mariage (13.1.1872) Blida 99 – ALGÉRIE
MULLER Laurent (1816-1851) Décès (25.2.1851) Blida 99 – ALGÉRIE
MULLER Philippe Louis (1843-) Naissance (12.10.1843) Blida 99 – ALGÉRIE

 

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Aïn Temouchent, Algérie : liste de nos ancêtres

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Aïn Témouchent, « perle de l’Oranie » dite aussi « la Florissante », est une commune de la wilaya d’Aïn Témouchent dont elle est le chef-lieu, située à 72 km au sud-ouest d’Oran, à 63 km à l’ouest de Sidi Bel Abbes et à 69 km au nord/nord-est de Tlemcen.

aintemouchent

Aïn Temouchent

Aïn Témouchent, située à l’extrémité occidentale de la haute plaine du sahel oranais, dont le fond en cuvette est occupé par la grande sebkha d’Oran, se trouve à 504 km à l’ouest d’Alger. Le site, à mi-étape entre Oran et Tlemcen, a commandé l’édification d’une redoute militaire en 1843, qui fut le noyau de l’actuelle ville d’Aïn-Témouchent.

La ville occupe une situation privilégiée en raison de sa proximité de trois grandes villes de l’ouest de l’Algérie : Oran, Sidi Bel Abbes et Tlemcen. Grâce à cette position de carrefour, au terroir fertile qui l’entoure, la ville, créée en 1851 comme un simple centre de population de 228 feux près du poste militaire, a pu se développer rapidement, devenant le centre économique de la petite région nommée Bled-Kerkour, ou Témouchentois, puis une sous-préfecture en 19555, et un chef-lieu de wilaya en 1983.

Le centre primitif d’Aïn Témouchent est situé à une altitude moyenne de 250 mètres, sur un plateau dominant le confluent de l’oued Sénane et de l’oued Témouchent. Le plateau culmine au sud, séparé du lit des deux oueds par une pente rapide, et s’abaisse doucement vers le nord. La petite région qui entoure la ville est accidentée, entrecoupée de mamelons et de ravins profonds, et le terroir y est essentiellement volcanique.

C’est une ville dite coloniale par son tracé et son architecture de type français, doublée de la ville nouvelle comme ci après indiqué, mais aux origines très anciennes puisque d’abord Berbères, puis l’Arrivée des juifs avec les Phéniciens et Romaine (l’antique Albulae siège au IIIe siècle d’un Évêché), et arabe depuis le 8eme siècle de l’ère chrétienne.

Le lieu tire son nom de l’arabe aïn (« source »), et du berbère tuccent (« la chacale »), ce qui donne « la Source de la chacale » ; en latin, on l’appelait Albulae, mais son nom ancien avant l’occupation Romaine était Sufat (origine Phénicienne). La « ville » fut créée en l’an 119 sous le règne de l’empereur romain Hadrien (création d’un poste militaire du nom de Proesidium-Sufative sur ordre du procurateur Seius Avitus).

Histoire

Albulae: L’Itinéraire antique dit  » d’Antonin » signale une station « Ad Albulas » à 30 milles de la station « Ad Rubras » et à 13 milles de la station « Ad Dracones »(Hamam-bou-Hadjar)9. Dans une liste d’évêques catholiques de la Maurétanie Césarienne, en 482, est mentionné Tacanus d’Albula . Il fut convoqué à Carthage en 484 par le roi Vandale Hunéric avec les autres évêques d’Afrique, et se vit signifier une condamnation à l’exil pour avoir combattu l’Arianisme. Albulae a pu être identifiée vers 1890 comme étant située à l’emplacement d’Aïn-Témouchent grâce à une inscription épigraphique, datable de l’an 300, trouvée dans les ruines romaines qui furent depuis recouvertes par les constructions de la ville d’Aïn-Témouchent.

Un plan de ces ruines a été levé en 1858: il témoigne que la ville romaine était de la taille d’un village, comportant deux cimetières, l’un au nord, et l’autre au sud. Les observations sur le terrain ont conduit à l’hypothèse que la ville fut détruite par un tremblement de terre suivi d’un incendie, probablement vers le 7° siècle. Les inscriptions épigraphiques retrouvées datent de 119 (date de fondation du poste militaire nommé Proesidium sufative, renommé Albulae au 3° siècle) à 544, dates extrêmes .

Csar Ibn Senane Après l’installation de l’Islam en Afrique du nord, les écrits des auteurs arabes situent un Casr Sinan ou Csar ibn Senane à l’emplacement d’Aïn Témouchent. Le noyau initial de la ville actuelle domine le confluent des oueds Senane et Témouchent, le premier nommé tirant son nom, ou ayant donné son nom au Csar en question.

El Bekri (1014/1094) le mentionne plusieurs fois dans sa description de l’Afrique du Nord. -Venant d’Oran, en passant par Tensalmet, on arrive à « Djeraoua Lazizou (que l’on situe rive gauche de l’Oued el Mellah) lieu de marché qui doit son établissement à Obeidoun Ibn Sinan l’Azdadjien (du nom de la tribu berbère des Azdadja). De là, on arrive à CASR IBN SINAN « le château d’Ibn Sinan ». – Ce csar se trouvait à une courte distance d’une ville proche de la mer: « A l’orient d’Archgoul (Rachgoune) est située ASLEN, autre ville forte, dont l’origine remonte à une haute antiquité. Elle est entourée d’une muraille de pierre et renferme une mosquée et un bazar. Les habitants appartiennent à la tribu des Maghila. Elle domine une rivière qui se jette dans la mer, à l’est de la place, et qui sert à l’arrosage de leurs jardins et arbres fruitiers. La muraille d’Aslen est dégradée et ruinée de tous les cotés par le courant d’une rivière. Abd-er-Rahman, le souverain espagnol, s’en rendit maître, et son ministre Mohammed ibn Abi Amer el Mansour y envoya Homeid ibn Yezel qui la rebâtit à nouveau.. D’Aslen à CASR IBN SINAN « le château d’Ibn Sinan », il y a une petite journée de marche. » – Venant de Tlemcen, on passe à Tafda « grande ville renfermant une nombreuse population, et située sur deux rivières … Ensuite on arrive au Casr ou « château » d’Ibn Senane l’Azdadjien, autour duquel on voit beaucoup de jardins arrosés par la rivière Kedal. »

Quant à Al Idrissi (ca1100/ca1165), plus sobre: « Sortant de Tlemsan, il y a une station jusqu’à Ausabe, et de là jusqu’à Casr (ou  » Maisons de « ) Sinan, il y a pareillement une station. »(Nubiens. p 80).

Aïn Témouchent Au 14° siècle, des tribus du groupe des Beni Ameur, d’ascendance Hilalienne, sont installées entre plaine de Zeidour, oued Isser et oued el Mellah, dans la région d’Aïn-Témouchent. Au siècle précédent, elles avaient été attirées dans le petit désert au sud de Tlemcen par Yaghmoracen, souverain de cette ville.

Une agglomération s’est-elle maintenue à l’emplacement du Casr d’Ibn Sinan jusqu’à l’arrivée des français ? Un auteur comme Antoine Carillo l’affirme . Il est cependant permis d’en douter, pour au moins deux raisons: – vers 1730, le Dr Thomas Shaw visite la région, et parvient aux ruines de « Sinan »: « Trente deux milles au Nord-Nord-Est de Tlemsan, on trouve des vestiges de la grande ville de Sinan. Elle était habitée du temps d’Edrissi, qui la place à deux stations de Tlem-san ». Chose curieuse, il semble que le Dr Shaw, d’habitude si apte à reconnaître des ruines romaines, confonde les ruines d’Albulae avec celles du Csar d’Ibn Sinan. En tout cas, il ne mentionne pas d’agglomération « en dur » habitée en ce lieu. – le 1° décembre 1836, une colonne commandée par le Général de Létang, de retour d’une mission d’approvisionnement du mechouar de Tlemcen, bivouaque au lieu d’Aïn-Témouchent, sur la rive droite de l’oued du même nom26. Les Beni Ameur faisant partie de la confédération de tribus qui ont proclamé Abd el-Kader leur sultan, il parait douteux que l’armée aurait bivouaqué près d’une agglomération de leur dépendance.

Il est donc très vraisemblable que le nom d’Aïn-Témouchent était attaché à un lieu-dit, remarquable en cela qu’il avait une source .

Quant à la ville d’Aslen, elle a aussi attiré, vers 1730, l’attention de Shaw, qui la nomme Trans-rant:  » « Après avoir laissé la rivière Tafna et l’île Acra au Sud-Sud-Ouest, on vient à une petite baye qu’on appelle communément le port d’Im-mi-sea. Il y a une tradition selon les Arabes, que c’était ici le port de Trans-rant, qui n’est plus qu’un tas de décombres à 2 milles de la mer, dans la plaine de Zi-doure. Auprès de cette ville ruinée coule un petit ruisseau, qui, après avoir arrosé le pays des Welled-Halfa, se jette dans ce port. Il faut que l’un ou l’autre de ces lieux soit l’ancienne Camareta, placée dans « L’itinéraire » à égale distance, et du Portus Sigensis ‘(embouchure de la Tafna)’ et du Flumen Salsum (Oued el Mellah) « .

En 1518, c’est dans les environs d’Aïn Témouchent, au gué de l’Oued el Mellah, que les Espagnols installés depuis 1509 à Oran, aidés de leurs alliès provisoires, les Beni Ameur, rattraperont et tueront le Bab-Aroudj (Baba-Oruç), frère aîné des célèbres Barberousse, qu’ils poursuivaient depuis Tlemcen.

Les Beni-Ameur restèrent longtemps indépendants du pouvoir turc de la Régence, jusqu’en l’année 1805. Ils subirent cette année là, par le bey Mohammed Mekallech, une sévère défaite au pied du Tessalah29, et durent se soumettre à l’impôt.

Dans son récit de voyage, vers 1730, le Dr Shaw nous nomme les tribus de la confédération des Beni Ameur vivant dans les « plaines de Zeidour » (comme il nomme le pays entre Oued Isser, et oued el Mellah): Ce charmant pays est arrosé d’un grand nombre de sources et de ruisseaux, et habité par deux tribus Arabes, qui se nomment les Welled Zeire et les Halfa25. Ce sont ces mêmes Ouled Zeir et Ouled Khalfa que les Français rencontreront dans le témouchentois un siècle plus tard.

La colonisation française

Armoiries pendant la colonisation

Puisque cette ville a connu et a hébergé de grands hommes tels que l’émir Abd El-Kader, Rabah Bitat, le cheikh El Bachir El Ibrahimi, le colonel Otmane, et les martyrs Larbi Bendjerid, Ahmed Ammour, les frères Benfissa, Salah Chouiref, etc. Charles de Gaulle s’y rendit le 9 décembre 1960, et l’équipe de football d’Ain Temouchent remporta la même année la Coupe d’Algérie. La ville a été reconnue comme ayant été un exemple réussi de transmission pacifique de l’autorité publique en juillet 1962 dans la concorde civile de ses habitants de toutes communautés (l’on n’eut à déplorer que 2 morts civils, « un européen et un algérien » et de fait de droit commun en 1962). En 1955, la ville comptait 25.250 habitants dont deux-tiers d’européens. Avant le départ des Européens en 1962-1963, Ain Témouchent fournissait quinze pour cent de la production vinicole algérienne, cette production est désormais résiduelle, mais c’est sur les coteaux de Ain Temouchent, jusque Mostaganem, qu’est élevé encore de nos jours LE SIDI BRAHIM ROSE toujours mondialement réputé.

Durant la colonisation française, les colons détenaient dans l’arrrondissement d’Aïn Temouchent 65% des terres agricoles sur 1100 exploitations (dont 89% du vignoble), et les Musulmans 35% sur 4270 exploitations (dont 11% du vignoble).

Individus Evénements
CONSTANT François (-1875) Décès (16.1.1875)
CONSTANT François (-1875) & PRAGNON Louise Victorine (1847-) Mariage (17.12.1862)
GAILLAND Claude (1867-1936) & VIRLAT Eugénie Thérèsine (1876-1959) Mariage (13.8.1894)
LEDOUX Louis (1853-) Naissance (14.4.1853)
PRAGNON Pierre (1817-1857) Décès (24.12.1857)
VIRLAT Etienne Dominique (1831-1887) Décès (1887)
VIRLAT Etienne Dominique (1831-1887) & PRAGNON Louise Victorine (1847-) Mariage (4.1.1876)
VIRLAT Eugénie Thérèsine (1876-1959) Naissance (28.4.1876)

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