Extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Imbert-Colom%C3%A8s

Jacques Imbert, dit Imbert-Colomès à partir de 1786, né le 3 novembre 1729 à Lyon, mort le 24 novembre 1808 à Bath, dans le Somerset, en Angleterre, est un négociant et un homme politique français, premier échevin (maire) de Lyon, député, activiste royaliste.

Fils de René Imbert et de Françoise Soubry, Jacques-Pierre étudie auprès des jésuites au Grand Collège de Lyon, où il acquiert le goût des sciences, avant d’entrer dans l’entreprise familiale, la « maison Imbert », rue Sainte-Catherine, qui s’occupe de la fabrication et du commerce de la soie et de banque ; il porte le travail aux canuts et effectue des voyages pour la maison.

Après la mort de son père, grâce à son héritage, il se marie avec Catherine-Victoire Colomès en 1764 ; il est âgé de 35 ans, elle de 16. À la mort de son frère aîné Isaïe, en 1779, il devient l’unique gérant de la « maison Imbert ».

Premier échevin de Lyon en 1786, Jacques Imbert-Colomès est recteur de l’hôpital général de la charité, homme du Roi à la convention des privilèges royaux des foires de Lyon, administrateur de l’École royale académique de dessin et de géométrie, du quartier des Terreaux et du Bureau des mères nourrices, pilier de la société philharmonique. L’année suivante, le 21 décembre 1787, il est nommé sous le nom d’« Imbert-Colomès » 3e échevin de Lyon, puis 1er échevin (l’équivalent de maire) le 21 décembre 1788 pour l’année 1789.

Après les fortes gelées de l’hiver 1788, la ville est confrontée à la crise économique et à la misère (avec un blé à 60 livres l’ânée, soit 128 kilos). Exerçant les fonctions de commandant militaire de Lyon d’avril 1789 à février 1790, Imbert-Colomès réprime les émeutes populaires et la révolte paysanne de la Grande Peur en Bas-Dauphiné, formant une troupe de garde nationale à lui dédiée, les muscadins, qui le protègent dans un Lyon de plus en plus troublé. En février 1790, la foule s’empare lors d’une émeute des réserves d’armes de l’Arsenal et pille les maisons de bourgeois, dont la sienne. Menacé, il démissionne et s’enfuit vers Bourg-en-Bresse.

Caché à Annonay puis à Loriol, il participe aux complots royalistes jusqu’en 1793, avant d’émigrer en Russie avec un prêtre réfractaire de Mions. Le 11 novembre 1793, ses biens sont mis sous séquestre.

En relations avec l’ambassadeur britannique William Wickham, qui dirige un vaste réseau d’espions en Suisse et en France, il rentre à Lyon, où il favorise la subversion royaliste, organise la Terreur blanche et se fait élire au Conseil des Cinq-Cents le 23 germinal an V (1797) par 131 voix sur 175 votants et obtient la levée du séquestre le 18 juin. Toutefois, agent secret au service des Bourbons, lié au club de Clichy, il s’oppose au Directoire. Condamné à la déportation lors du coup d’État du 18 fructidor an V, il s’enfuit. Tous ses biens, notamment son cabinet d’histoire naturelle et ses tableaux, sont dispersés.

Exilé en Allemagne, il est amnistié sous le Consulat. Impliqué par Fouché dans une conspiration d’émigrés à Bayreuth, il est arrêté par les autorités prussiennes, à la demande du gouvernement français, et enfermé dans la citadelle de Bayreuth. Libéré, il passe en 1807 en Angleterre. Installé à Bathwick-upon-Avon, dans la ville de Bath, dans le Somerset, il meurt en attendant de se présenter devant Louis XVIII.

Tirés à part de « Imbert-Colomès,… au Conseil des 500, à ses commettans et au peuple Français, sur la journée du 18 fructidor-[s.n.] (Francfort)-1797. Source : Bibliothèque nationale de France, Lb42-425

 

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française.

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Serge Billard Baltyde