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Serge Billard Baltyde

 

Elle naquit par un dimanche

Du plus joli des mois de mai

Quand le printemps à chaque branche

Suspend un bouquet parfumé

Et l’admirant toute petite

Si blanche en son berceau tremblant

Sa mère l’appela de suite

Lilas blancs

Mon petit brin de lilas blancs.

Elle poussa douce fleurette

Dans le fond d’un pauvre faubourg

Et dans une triste chambrette

Sans soleil et presque sans jour

En la voyant toujours palotte

Avec son sourire dolant

Chacun surnommait la petiote

Lilas blancs

Petit bouquet de lilas blancs

Et puis ce fut l’apprentissage

Au cours duquel un beau garçon

Remarqué souvent au passage

Lui fit la cour une saison

Un soir enfin lui dit je t’aime

Ajoutant plus d’un mot troublant

L’appelant ma mignonne et même

Lilas blancs

Mon brin joli de lilas blanc

Mais hélas de l’infortunée

Le roman fut bientôt fini

Car elle fut abandonnée

Par son lâche et volage ami

cCacha si bien sa peine affreuse

Tout au fond de son coeur sanglant

Qu’elle en mourut la malheureuse

Lilas blancs

A l’heure ou meurt le lilas blanc

Mais le printemps fit un prodige

Pour l’enfant qui mourut d’amour

sur sa tombe on vit une tige

De lilas fleurir en un jour

Et son tombeau perdu sous l’herbe

Est depuis lors une fois l’an

Tout enbaumé par un superbe

Lilas blanc

Monté du coeur de Lilas blancs.

 

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Serge Billard Baltyde