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Serge Billard Baltyde

Tsiganes, Roms, « Gens du voyage », Manouches, Romanichels, Bohémiens, Gitans, Hongrois, et même Égyptiens ! Le vocabulaire utilisé pour les désigner est varié. Dès lors, s’impose l’explication de quelques uns de ces termes. Tsiganes, manouches, Bohémiens, etc. … sont des exonymes, c’est-à-dire des termes utilisés par des personnes extérieures au groupe qu’elles désignent ainsi. Tsiganes est péjoratif dans plusieurs pays. Il vient de la formulation byzantine gens cinganorum, qui a donné Zingari en italien ou Zigeuner en allemand. Les Gitans sont les Roms du sud de la France et de la péninsule Ibérique. Le terme Égyptiens utilisé en France au XVe siècle vient peut-être de la confusion faite à l’époque entre les Roms et des formations militaires venues d’Égypte qui avaient transité dans les Balkans au IVe siècle. On les appelle parfois aussi Bohémiens en référence aux lettres de protection qu’ils reçurent des rois de Bohême. Quant à l’expression « gens du voyage », elle a été inventée par l’administration française pour désigner les personnes pratiquant une activité économique ambulante. Dans les médias et le langage courant, elle sert à désigner les Tsiganes, mais en réalité elle ne s’applique que partiellement à eux.

Le terme Rom, lui, est un endonyme. C’est celui que les intéressés eux-mêmes utilisent pour se nommer. En langue romani, il signifie « personne », « homme ». Romanitschels signifie, en langue romani, « peuple tsigane » : c’est ainsi que les Roms se présentaient au XIXe siècle. Pour ces raisons que nous avons évoquées, nous préférerons donc employer le terme de Roms plutôt que celui de Tsiganes.

Les origines des Roms sont indiennes. Les causes et les dates du départ de cette population d’Inde sont mal connues. Toujours est-il qu’elle a migré en se séparant en trois groupes distincts : les Domani se sont dirigés vers l’Égypte, le Liban et la Syrie actuels ; les Lomani se sont installés dans les régions arménophones : et les Roms, ont migré en Europe. Ces derniers parlent une langue, le romani, qui est une langue indo-européenne qui se décline en plusieurs dialectes.

Bien accueillis par les habitants, parrainés par des nobles…

Les premières mentions des Roms en France, dans les chroniques locales, datent du XVe siècle et parlent de « Bohémiens » ou d’« Égyptiens ». Leur présence est attestée dès 1419 à Mâcon et dès 1427 à Paris. Ils sont bien accueillis par les habitants, en raison notamment des activités économiques qu’ils exercent, le plus souvent musiciens, chaudronniers, vanniers, dresseurs… La chronique du Bourgeois de Paris de 1427 évoque l’arrivée d’une centaine de personnes menées par un « duc de Petite Égypte », des hommes montés sur des chevaux et des femmes marchant pieds nus.

Aux XVIe et XVIIe siècles la présence des Roms est renforcée parce qu’ils offrent leurs services aux nobles et aux rois. Ils forment en effet des compagnies d’hommes armés, accompagnés de leurs familles. Les rois François Ier, Henri II et Henri IV accordent des lettres de protection aux capitaines de Bohémiens et à leurs « compagnies de petite Égypte ». Ils peuvent circuler librement dans tout le royaume. Les seigneurs catholiques et protestants font aussi appel à ces mercenaires. L’allégeance à un seigneur est marquée par le parrainage d’un enfant rom. Ainsi, Philippe Hurault, conseiller du roi, et sa fille, deviennent les parrain et marraine, le 2 novembre 1595, d’une certaine Marie, fille de Charles Henry qui est de « nation égyptienne ». Dès cette époque, des familles roms sont implantées en France : les Cavalier, les La Fleur, les Duville…

En temps de paix, les Roms ne sont cependant pas si bien acceptés. Plusieurs ordonnances sont rendues contre eux pour les expulser hors du royaume. L’opinion savante voit d’un mauvais œil la proximité, la familiarité même, que les « Bohémiens » ont avec les nobles. Le métier de diseuse de bonne aventure – la fameuse Bohémienne – est quant à lui jugé très défavorablement par l’Église parce qu’il offre l’occasion de manipuler un peuple crédule. Dans l’ensemble, les Roms apparaissent comme un agrégat de gens peu recommandables, de brigands, de vagabonds et de mauvais pauvres.

Louis XIV, dans l’idée de pacifier sa noblesse et limiter le vagabondage, prend des décisions à caractère répressif contre les Roms. En 1666, il ordonne que les Bohémiens de sexe masculin soient envoyés aux galères. Surtout, l’ordonnance du 11 juillet 1682 stipule qu’afin de « purger le royaume » de « cette engeance malfaisante », les Bohémiens soient envoyés aux galères et les femmes et leurs enfants à l’hospice. À la fin du XVIIIe siècle, les compagnies de Roms ont été définitivement dispersées.

Grande vague de migration au XIXe siècle

Mais les Roms n’ont pas disparu pour autant. Au début du XIXe siècle, on les voit bien intégrés dans l’économie populaire rurale, sans pour autant se fondre complètement dans la population. Ils sont toujours montreurs d’ours, diseuses de bonne aventure, chaudronniers, étameurs, et constituent un truchement important entre le marché urbain et les campagnes les plus reculées. Beaucoup sont de nationalité française. Il faut savoir aussi que, comme partout en Europe, ils ont adopté très tôt la religion dominante, en l’occurrence le catholicisme.

Les années 1850 et 1860 voient une seconde grande vague d’immigration. Ces Roms viennent pour beaucoup d’entre eux de Roumanie où, après cinq siècles d’esclavage, ils ont été libérés en 1856, de l’empire austro-hongrois, de Russie et de Pologne où l’ont pratique des politiques tsiganes qui ont pour effet de les refouler, mais aussi d’Allemagne, de Scandinavie et d’Italie. C’est de ce dernier pays d’ailleurs que viennent les ancêtres de la fameuse famille Bouglione. En 1895, un recensement général de tous les « Bohémiens et nomades » est effectué : sur les 40 000 personnes itinérantes recensées, on compte quelques milliers de Roms, français et occidentaux.

L’opinion rurale est toutefois méfiante et alimente le soupçon pesant sur les Roms, présentés comme des voleurs, des brigands, des maraudeurs. Le thème du vol d’enfants est même une obsession. Mais à chaque fois qu’une enquête est lancée sur ce sujet, elle se termine le plus souvent par un non-lieu.

Pour en savoir plus

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Musée de Nantes: « Bohémien » Landelle. Famille,BILLARD BALTYDE,généalogie,histoire de famille,histoire en famille,arbre généalogique,archives en ligne,état civil,family search,genealogy tree

Transcription d’un acte de décès trouvé dans le registre de Baigts de Bearn 1639 – 1873 aux AD 64

Le dernier aoust 1733 se trouva mort un Bohême le long du gave dans le territoire de Mr de CANDAU, seigneur de POEYDOMANGE, et a été enterré dans le cimetière de l’église du présent lieu après avoir reçu le certificat de Mr de Poincère ( ?) curé d’Ossenx, comme l’ayant donné à recevoir deux fois le sacrement de pénitence et de l’eucharistie dans l’église à Ossenx et les offices légales ont été faites dans l’église de Baigts en la forme accoutumée

 

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Mort d’un bohémien le 13 Août 1733 à Baigts de Bearn. Famille,BILLARD BALTYDE,généalogie,histoire de famille,histoire en famille,arbre généalogique,archives en ligne,état civil,family search,genealogy tree

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