Petit dictionnaire à l’usage des futurs généalogistes de la famille

 

Dans cet abrégé, vous allez découvrir des termes bien bizarres et étrangers au langage de tous les jours. Cependant une fois intégrées, non pas par la lecture qui suit mais par leurs usages, toutes ces définitions vous sembleront évidentes.

Plusieurs sites vous donneront d’excellentes pistes pour vous parfaire dans cette jungle. Au hasard, j’en ai retenu trois:

http://wikipedia.fr/index.php : encyclopédie qui vous donnera de nombreux détails sur les numérotations SOSA et d’Aboville

http://www.aywaille1.be/Genealogie/lexique_des_termes.htm

http://eric-camille.voirin.pagesperso-orange.fr/paleo/ : sur ce dernier site, vous pouvez même passer un examen dans l’art de la lecture d’actes anciens!!!

Je m’en suis inspiré. Merci à eux

Les deux bases à bien connaître sont

1/ La numérotation SOSA STRADONITZ (on dit souvent n° Sosa): généalogie ascendante

Très ancienne, puisqu’elle a été présentée au 17 ième siècle par Sosa puis corrigée par Stadonitz, elle attribue le numéro 1 à l’individu étudié, dit « de cujus » puis le numéro deux à son père et trois à sa mère.

Les hommes sont toujours en numéro pair, puisque numéro double de celui de son enfant.

Les femmes sont toujours en numéro impair,numéro double de celui de son enfant, plus un (2n + 1).

En clair, le conjoint du Monsieur n° 66 est Madame n° 67: Ils ont comme enfant le n° 33 qui est l’épouse du n° 32, père du n° 16: lui même arrière grand père de votre père… (vérifiez tout de même cette démonstration!!!!)

2/ La numérotation d’Aboville : généalogie descendante

En généalogie, la numérotation d’Aboville est un système de numérotation permettant d’identifier les descendants d’un ancêtre commun. Ce système est utilisé lorsqu’on établit une généalogie descendante.

A chaque descendant direct, on attribue soit le numéro de son père (si c’est celui-ci qui descend de l’ancêtre commun) soit celui de sa mère, auquel on ajoute son numéro d’ordre de naissance :

l’aîné(e) des enfants de l’ancêtre commun est le 1.1, le second le 1.2., …,

les enfants de l’aîné(e) : 1.1.1, 1.1.2…,

les enfants du puiné(e) : 1.2.1, 1.2.2,…

Lorsque des enfants sont issus de lits différents, on ajoute une lettre de l’alphabet par lit : a pour le premier, b pour le second… Si l’ainé(e) a eu des enfants de 2 lits ceux-ci reçoivent les numéros 1.1a.1, 1.1a.2, 1.1b.3,…

Monsieur n°66 et Madame n° 67 ont comme autres enfants, outre le n° 33 qui vous concerne directement, le 66.1, le 66.2, le 66.3, le 66.4, classement établi par les dates de naissance, de l’aîné au plus jeune. Mais votre n°33 est l’un d’eux….et vous êtes peut-être ,en tant que De Cujus, un simple 66.3.1.2.1.1.3.( encore une fois, faites-moi le plaisir de vérifier ce calcul…)

Etes vous un simple numéro? Ou avez vous une histoire? C’est là que la généalogie prend toute sa saveur

Les termes usuels en généalogie

 

Ban : Publication à la commune ou à l’église d’une promesse de mariage. Il est possible pour le 19 et 20 ième siècle de consulter ces documents dans les archives départementales.

BMS : Baptèmes, Mariages, Sépultures : Etat civil tenu par le curé ou le pasteur, c’est à dire le représentant de l’autorité religieuse, sous l’ancien régime, avant 1992.

Attention à la lecture de certaines dates:

ainsi le 24 8bre correspond au 24 octobre

25 9bre au 25 novembre

et le 25 xbre au 25 décembre

Cadet : Se dit de chacun des enfants nés après l’aîné.

Calendrier républicain: Utilisé pendant la période révolutionnaire en France, de 1792 à 1806 à la place de notre calendrier habituel dit grégorien. Tous les logiciels de généalogie permettent la conversion des dates. il est cependant utile de connaître l’ordre chronolologique des mois ce qui simplifie la recherche dans l’état civil.

Voir http://pierre.collenot.pagesperso-orange.fr/Issards_fr/outils/calrepub.htm

Collatéraux: Se dit de parents n’étant pas reliés en ligne directe. (oncles, tantes, cousins, cousines)

Commère et compère: marraine et parrain

Consanguins : Nés du même père, mais de mères différentes.

De cujus (latin): Personne à partir de laquelle démarre une généalogie. (ascendante ou descendante)

Enfant naturel : Enfant conçu hors mariage, dont le nom du père n’est généralement pas divulgué.

Étymologie : Étude de l’origine et de la filiation des mots, fondée sur des lois phonétiques et sémantiques, et tenant compte de l’environnement historique, géographique et social.

Fratrie : Ensemble des frères et soeurs

GEDCOM : Abréviation de Genealogical Data Communication représentant une norme internationale servant à l’échange de données généalogiques exploitables par différents logiciels de généalogie.

Germain (cousin,e) : Le père ou la mère de l’un a pour frère ou soeur, le père ou la mère de l’autre.

Héraldique : Études des blasons, des armes, des armoiries.

Implexe : On retrouvera nécessairement les mêmes personnages à plusieurs places différentes si on poursuit l’arbre d’ascendance suffisamment loin pour découvrir les mariages fréquents entre cousins (Mariage consanguin)plus ou moins lointains. Ce phénomène s’appelle implexe. En cas d’implexe, un même ascendant se voit attribuer plusieurs numéros d’ascendance, caractérisant chacun une de ses places dans le tableau d’ascendance.

Je me suis amusé à partir de notre propre généalogie, à vous le démontrer en pratique.

Lignée agnatique : Lignée reliant les mêmes patronymes, de père en fils, d’usage beaucoup plus fréquent que la lignée dite cognatique, ascendance par les femmes (pourtant beaucoup plus sûre…). Cette étude permet aussi de vérifier l’évolution du patronyme principal.

Matronyme : Nom de famille transmis par la filiation maternelle.

Minute : Se dit de l’original d’un acte notarié, déposé aux Archives Départementales pour les actes de plus de cent ans.

Naturel : Enfant né hors des liens du mariage.

NMD : Naissances, Mariages, Décès pour les registres d’état civil tenus par la mairie du village ou de la ville depuis la révolution.

Notable : Personnage important de par sa situation au sein de la société. Il existe une véritable héiarchie relevés dans les actes anciens, qui va du mendiant au noble personnage. Cette classification a évolué au cours des siècles et selon les relevés. Je ne saurais que vous conseiller de vous abonner à une revue de généalogie générale pour en découvrir l’étendue

Obit : Service religieux célébré pour un défunt à la date anniversaire de sa mort.Ce terme est parfois noté dans la marge d’un acte de décés.

Onomastique : Étude des noms propres, leur origine, leur adaptation ou leur déformation au cours des siècles. Ainsi l’usage variable de l’orthographe, courant dans les actes anciens, est maintenant fixé par l’usage du clavier.

Paléographie : Étude et analyse des écritures anciennes. Le plus simple est de démarrer la recherche d’un acte par les périodes les plus récentes ce qui permet de sa familiariser avec le style d’écriture mais plus la recherche est poussée plus le déchiffrage est difficile. Rappelez vous ce que je disais en introduction sur les cours proposés.

Patronyme : Nom de famille transmis par la filiation paternelle. La plupart du temps, il dérive d’un lieu d’habitation, d’une particularité physique ou d’un métier. Les noms propres sont une invention relativement récente, plus ou moins liée à la nécessité de faire des recensements de population.Le fils de Jacques né dans la nouvelle ferme et dont le parrain d’appelle Jean peut devenir Jean Casanave, Jean Caseneuve, Jean Bordenave, etc…Mais vous verrez en fait dans les articles suivants que, dans certaines régions, l’usage local détourne le nom de famille. Ainsi dans le Bearn, le fils Bordenave peut prendre le nom de sa mère , le nom de la terre sur laquelle il travaille ou encore le nom de la maison qui devient une véritable entité dans laquelle les générations se fondent. Et de bien entendu les enfants de Bordenave ont le choix entre ces différents noms ou même peuvent passer de l’un à l’autre. Il ne faut jamais désesperer quand on est à la recherche d’un acte…

Puîné : Avant-dernier des enfants d’un couple.

Sceau : Cachet gravé, servant à faire des empreintes avec de la cire sur des actes pour les authentifier.

Sigillographie : Étude et interprétation des sceaux.

Table décennale : Les tables décennales sont des registres reprenant tous les actes d’état civil enregistrés dans une commune pour une période de dix ans.Elles sont en service depuis le début des années 1800. Dans les dépôts d’archives , la consultation des tables permet d’accéder directement aux numéros des microfilms contenant les copies des actes recherchés.

Toponymie : Étude des noms de lieux, de lieux-dits.

Trisaïeuls : Parents des arrière-grands-parents. (bisaîeuls : arrière grand parents)

Utérins : Nés de la même mère mais de pères différents.

Vous découvrirez au hasard de vos lectures beaucoup de choses interessantes; les anciens métiers maintentant disparus, les anciennes mesures, les poids monétaires et les monnaies utilisées au fil des siècles, tout ce qui fait le charme de la petite histoire de votre famille dans la grande histoire, celle que l’on apprend à l’école.