de Marignac; Généalogie de la Famille de Gastebois; 3ème partie.

Marignac

Château de Gastebois

3. TROISIÈME BRANCHE: SEIGNEURS DE MARIGNAC

II. Guilhem DE GASTEBOIS, écuyer, troisième fils (La filiation de Guilhem fut contestée à une certaine époque parce que, dans le testament d’Antoine, son père, — que nous avons dit plus haut avoir été fait en faveur de ses deux autres fils, Pierre et Bernard — ne figure pas le nom de Guilhem. Or, il est facile de constater sur cette pièce, restée aux archives de la famille, qu’un troisième nom d’enfant y était porté : malheureusement une déchirure en tient la place, et toutes les copies de cet acte, faites dans les siècles suivants, reproduisant seulement deux noms, semblent n’attribuer à Antoine que deux fils. Il est indubitable que ce nom perdu était celui de Guilhem, puisque sa filiation est péremptoirement établie par les deux autres actes suivants : 1° son contrat de mariage avec Marguerite de Saint-Ours, où il est dit « fils d’Antoine de Gastebois et de Catherine du Luc »; 2° son testament authentique, où il désigne pour son exécuteur testamentaire Pierre de Gastebois, son frère, conjointement avec Jehan de Pelagrue, seigneur de Razac. ) d’Antoine de Gastebois et de Catherine du Luc, épousa: 1° Anne DE DUPAU dont il n’eut pas d’enfants: 2° par contrat du 5 décembre 1505, passé devant Gaillard, notaire royal à Lauzun, Marguerite DE SAINT-OURS, fille de messire Poncet de Saint Ours (DE SAINT-OURS : D’azur à l’ours d’or sur un piédestal de gueules, adextrë en chef d’un croissant d’argent.), écuyer, habitant le château de Labourlie, en Périgord. De cette seconde alliance sont provenus six enfants, désignés aux testaments de Guilhem en date du 2 novembre 1544, et de Marguerite de Saint Ours, en date de 1555. Ces enfants sont :

1° Guilhem de Gastebois, écuyer, qui fut homme d’armes dans la Cie du Roi de Navarre, en 1553, avec son
frère Gaston.
2° Gaston de Gastebois, qui suit.
3° Françoise de Gastebois, qui épousa Jean de Mesnard.
4° Louise de Gastebois, qui épousa Jean Robineau, des seigneurs de Gallimar et du Pouget.
5° Jacquette de Gastebois, qui épousa Jean de Bonnal, seigneur de la Roquette.
6° Jeanne de Gastebois, qui épousa Bertrand de Maldos, capitaine d’Eymet. Elle fit son testament en faveur de ses deux frères, Guilhem et Gaston.

III. Gaston DE GASTEBOIS, écuyer, seigneur de Marignac et de Cassaignon, fut, en même temps que son frère, Guilhem, homme d’armes de la compagnie du Roi de Navarre, en 1553 (Voir, aux archives du château de Lauzun, le registre des reconnaissances féodales, où il est parlé de Guilhem et Gaston de Gastebois.). Il épousa, par contrat du 20 juin 1546, Gabrielle DU BRUCH DE PRAIGNAC. Dans son testament du 13 septembre 1568, il désigne pour héritier son fils qui est :

IV. Gabriel DE GASTEBOIS, écuyer, seigneur de Marignac et de Cassaignon : par contrat du 26 juillet 1568, passé devant Lassort, notaire royal à Lauzun, il épousa Charlotte DE DIGEON, fille de messire Arnaud de Digeon (DE DIGEON : De gueules à la bande d’or accompagnée en chef d’une étoile de même surmontant un corbeau d’argent et, en pointe, de deux flanchis du dernier email. La famille de Digeon ici mentionnée est éteinte : elle se divisait en trois branches : 1° les Digeon, barons de Fonroque, seigneurs d’Autramat, éteints dans la maison de Ségur ; 2° les barons de Mouteton qui ont eu pour derniers représentants les deux enfants dé Jean-Jacques de Digeon et de Suzanne de Narbonne-Pelet, qui furent le comte de Digeon, décédé en 1836 et la marquise d’Asnière d’Aizenay; 3° les seigneurs de Boisverdun, éteints en 1684 dans la maison de Solminiac), seigneur d’Autramat. Par testament du 3 mai 1573, il institue pour héritier son fils, et pour légataire sa fille, qui sont :

1° Jean de Gastebois, qui suit.
2° Catherine, qui n’a pas laissé de traces.

V. Jean DE GASTEBOIS, écuyer, seigneur de Marignac, par contrat du 27 janvier 1611, épousa Perinne DE VILLARS, fille de messire Guilhem de Villars (DE VILLARS: Ecartelé d’azur et d’argent, au lion contourné de sable brochant sur le tout. ), écuyer, et d’Antonie de Genseaulme. De ce mariage naquirent deux fils, dont l’aîné, seul, fut héritier de son père, en vertu d’un testament du 13 janvier 1636. Ces deux fils sont :

1° Guillaume de Gastebois, qui suit.
2° Jean de Gastebois, écuyer, qui servit en même temps que son frère aîné dans les mousquetaires à cheval du Roi. Il mourut sans alliance.

VI. Guillaume DE GASTEBOIS, écuyer, seigneur de Marignac, servit avec distinction dans les mousquetaires à cheval de Sa Majesté. En récompense de sa valeur, il fut gratifié, par acte du 20 janvier 1633, d’une donation territoriale du Roi Louis XIII. Par commission du 1er septembre 1642, il fut nommé capitaine-commandant, au régiment de Picardie. Par contrat du 26 décembre 1648, il épousa Jeanne DE LONGUEVAL, fille de messire Jean de Longueval (DE LONGUEVAL : D’azur à la fasce d’or accompagnée de trois étoiles d’argent posées 2 en chef, I en pointe.), seigneur de Lauquerie et de Françoise de Giou de Caylus. Jeanne de Longueval produisit devant Dupuy, commissaire délégué par Pelot, intendant de Guienne, pour la vérification de la noblesse, tous les titres de la branche de Gastebois de Marignac, et obtint, le 13 décembre 1666, un jugement de maintenue, établissant sa noblesse d’extraction. Dudit mariage, Guillaume eut un fils qui est :

VII. Jean DE GASTEBOIS, écuyer, seigneur de Marignac, servit dès son jeune âge, fut capitaine au régiment de Normandie, suivant commission de 1678, après avoir fait les campagnes de Louis XIV, notamment celle du Palatinat, sous Turenne et Condé (Voir le Mémoire du sieur Despayroux sur le seigneur de la Monde, relatant les services de son cousin, Jean de Gastebois de Marignac, en Allemagne (archives de la famille). En 1687, il fut nommé capitaine-lieutenant aux gentilshommes de la compagnie de Brissac : il fit, auparavant, ses preuves de noblesse d’extraction, et il fut reconnu, en outre, et inscrit à la suite desdites preuves qu’il était « homme de grand mérite, ce qui est connu de toute la province ». Le 9 juillet 1691, il fut nommé major de la place de Landau. Il fut blessé le 20 juillet 1704 au siège de Verceil (Verceil près Suze en Italie. La place fut enlevée par le duc de Vendôme, le 20 juillet 1704.), et tué à l’ennemi en 1705, à Chivas (Voir l’Impôt du sang, par d’Hozier, ouvrage réédité par Paris, article de Gastebois.). Par contrat du 7 avril 1690, passé devant Carrière, notaire à Agen, il avait épousé Marie DE VIVIE, fille de noble Timothée de Vivie (DE VIVIE : D’azur, au chevron d’or accompagné de trois grenades au naturel ouvertes de gueules, tigées et fouillées de sinople posées 2 et I, les deux du chef confrontées.), écuyer, seigneur de Ringaud, et de Jeanne de Bescot. De cette union provinrent les deux enfants qui suivent :

1° Jean de Gastebois, qui suit.
2° Marie-Geneviève de Gastebois qui, par contrat du 11 novembre 1719, épousa le baron Jean de Vaucocour, seigneur du Cluzeau, Casty et autres lieux, dont elle eut une fille, Marie, qui épousa, le 28 octobre 1700, le baron Jean-Frédéric de Gontaut Saint Génies.

VIII. Jean DE GASTEBOIS, écuyer, seigneur de Marignac, servit aux gardes du corps du Roi (Voir la mention de ses services dans une requête qu’il adressa au sénéchal de Bergerac, relativement à ses droits de banc et de sépulture dans l’église de Saint-Macaire (archives de la famille). Par contrat du 19 août 1730, il épousa sa cousine, Marie DE GASTEBOIS DE BARDOULY, fille de Claude de Gastebois (DE GASTEBOIS : De gueules à la tour d’argent maçonnée de sable cantonnée de 4 arbres arrachés d’or.), seigneur de Bardouly et d’Anne Eyma. Le 10 juillet 1758, il fit son testament en faveur des cinq enfants qui lui restaient de cette union (il en avait eu neuf) et qui sont :

1° Jean-Jacques de Gastebois, qui suit.
2° Jean-Baptiste de Gastebois, écuyer, né le 5 août 1741, servit dans les armées de Louis XV et de Louis XVI. Il émigra pendant la Révolution, rejoignit à Coblentz l’armée de Condé, fit les campagnes de l’émigration et fut fait chevalier de Saint-Louis en 1796. Il mourut sans alliance.
3° Jean-Bernard de Gastebois, écuyer, né le 17 novembre 1743, fut enseigne en 175g, lieutenant en 1760, capitaine commandant la compagnie colonelle du régiment de Vermandois en 1773. Il fut remarqué comme un officier très distingué dans la guerre d’Amérique, où il resta 26 mois (Voir l’Histoire de l’Ordre de Saint-Louis, par Mazas, article Bernard de Gastebois, tome II, p. 383. — Voir article Jean-Baptiste, tome III, p. 36). Il fut fait chevalier de SaintLouis en 1785, et mourut en 1789, sans alliance.
4° Anne, n’a pas laissé de traces.
5° Autre Anne, n’a pas laissé de traces.

IX. Jean-Jacques DE GASTEBOIS, écuyer, seigneur de Marignac et de Marcillac, né le 8 juin 1738, servit aux gardes du corps, sous Louis XVI, prit part en 1789 à l’assemblée de la noblesse du Périgord à l’effet d’envoyer des députés aux Etats généraux, émigra pendant la Révolution, et fit les campagnes des Princes. En 1781, il avait épousé Claire DE LAURÈS (LAURÈS: D’or à 3 branches de laurier de sinople en pal posées 2 et 1 ; au chef de gueules chargé de 3 foudres d’argent.), dont il eut quatre enfants qui sont :

1° Marie, née le 8 janvier 1783, qui n’a pas laissé de traces.
2° N…, fille morte le jour de sa naissance.
3° Jean-Baptiste de Gastebois-Marignac, né le 20 janvier 1785, fut officier dans la compagnie rouge des gendarmes de la Garde royale en 1814 et servit jusqu’en 1830. Il épousa, le 3 février 1812, Suzanne de Lageard-Cherval, fille du marquis Raphaël de Lageard-Cherval, seigneur des Plassons, ex-capitaine au régiment de Champagne et de Mlle de Plas. Il n’eut pas d’enfants.
4° Louis de Gastebois-Marignac, qui suit.

X. Louis DE GASTEBOIS-MARIGNAC, né le 17 décembre 1786, fut pendant quelques années conseiller de Préfecture à Angoulême, sous la Restauration. Le 3 février 1812, il épousa Catherine Antoinette DE LAGEARD-CHERVAL, fille du marquis Raphaël de Lageard-Cherval, seigneur des Plassons, ex-capitaine au régiment de Champagne, et de Mlle de Plas. Il eut, de cette union, cinq enfants, qui sont :

1° Blanche de Gastebois-Marignac, qui a épousé en 1832 M. de Forges de Montagnac et, en secondes noces, M. de Mauprié.
2° Alexandre de Gastebois-Marignac, qui suit.
3° Bathilde, morte enfant.
4° Alix de Gastebois-Marignac, qui a épousé, le 26 avril 1841, M. César-Charles de Maichin.
5° Casimir de Gastebois-Marignac, qui a épousé, le 2 octobre 1848, Marie-Thérèse-Félicité de Lageard, sa cousine, fille de M. Léonard de Lageard (DE LAGEARD : D’azur au lion d’argent armé et la m pas se de gueules , et un croissant d’argent au canton senestre du chef.) et de Mlle de Mons de Dunes. Il est décédé en 1872. De son mariage est née une fille :

Suzanne de Gastebois-Marignac, décédée à l’âge de 17 ans, le 23 mars 1867.

XI. Alexandre DE GASTEBOIS-MARIGNAC a épousé, le 20 octobre 1839, Pauline DE GILIBERT DE MERLHIAC, fille de M. de Gilibert de Merlhiac (DE MERLHIAC : De gueules au chevronbrisé d’or, accompagné d’un chêne d’argent, implanté sur un sol d’or ; au chef cousu d’azur accompagné d’un croissant et de deux étoiles d’argent.), lieutenant de vaisseau, chevalier de Saint-Louis, et de Mlle Grellet de Fleurelle. Il est mort le 18 septembre 1863.
De son mariage sont provenues deux filles qui sont :

1° Berthe de Gastebois-Marignac, qui a épousé, le 28 avril 1862, M. Charles-César de Giraud d’Agay.
2° Alice de Gastebois-Marignac, qui a épousé, le 28 avril 1874, M. Antonin de Morin de Senneville, ex-capitaine adjudant-major aux Zouaves pontificaux, puis aux Volontaires de l’ouest, pendant la campagne de France, en 1870, chevalier de Pie IX.

Branche éteinte.

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