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Mozart Wolfgang Amadeus: Généalogie

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La généalogie de Mozart

Un moment de repos, une envie de calme et sérénité, une petite musique de Mozart. Et voici que le cerveau se met en route. Que sait-on de la généalogie de Wolfgang Amadeus Mozart?

Mozart Yohann-Georg (1679-1736), relieur-syndic à Augsbourg épouse en 1718 Anna Maria Sulzer, fille de tisserand.

Ils auront 8 enfants :

1- Mozart Léopold (1719-1787) musicien à Salzbourg épouse en novembre 1747 Anna Maria Pertl (1720-1778). Ils auront 7 enfants:

1-1 : mort en bas âge
1-2 : mort en bas âge
1-3 : mort en bas âge
1-4 : Marianne Mozart dite Nannerl (1751-1829) épouse le baron von Berchtold zu Sonneburg. Ils auront 3 enfants :

Léopold Alois Pantaleon (1785-1840)
Jeannette (1789-1805)
Maria Babette (1790-1791)

Mozart Nannerl, histoire, généalogie, familleBarbara Nickel a écrit une biographie fascinante de la vie de Nannerl, la sœur aînée de l’enfant prodige Wolfgang Amadeus Mozart, et de sa place dans la famille Mozart. Lorsque Nannerl est fillette, on ne lui enseigne pas à jouer du violon ou de l’orgue, puisque cela est réservé aux artistes importants, aux garçons et aux hommes. Son père ne prend pas non plus au sérieux ses compositions. En dépit de ces obstacles, Nannerl persévère et fait preuve de détermination en réalisant son rêve.
Nannerl, férue de littérature et très imprégnée des valeurs morales qui « convenaient » en cette époque, telles que le dévouement, la modestie et le respect des convenances, va se plier aux exigences de son père et renoncer à son amour pour le capitaine Franz d’Ippold, qui était son précepteur.
Elle épousera donc en 1784, selon la volonté de son père, Johann Baptist von Berchtold zu Sonnenburg, fonctionnaire et magistrat en poste à St Gilgen.
Veuf, il avait déjà cinq enfants et elle lui en donna trois autres : Léopold Alois Pantaleon (1785-1840), Jeannette (1789-1805) et Maria Babette (1790-1791).
Après la mort de son mari en 1801, Nannerl revient à Salzbourg avec ses deux enfants survivants. Elle donne des leçons de piano et aide quelques éditeurs à retrouver certaines des œuvres disparues de son frère.
Sa fille Jeannette meurt en 1805.
En 1825, Nannerl est atteinte de cécité. Elle vit pauvrement et dans une extrême solitude. Elle meurt à Salzbourg le 29 Octobre 1829 et est enterrée à St Peter.

1-5 : mort en bas âge
1-6 : mort en bas âge
1-7 : Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) et Constance Weber (1763-1842) se marièrent le 4 août 1782.

Mozart, histoire, généalogie, famille

Ils auront 6 enfants :

Raimund Léopold Mozart : 17 juin 1783 – 19 août 1783
Karl Thomas Mozart : 21 septembre 1784 – 31 octobre 1858 :

Mozart, histoire, généalogie, famille
Karl s’installa à Milan en 1805. Il apprit la musique de 1806 à 1810 avec Bonifazio Asioli, grand compositeur et directeur des études au conservatoire. Karl lui avait été recommandé par Haydn. Il rentra ensuite au service d’Eugène de Beauharnais, vice-roi d’Italie. Il mourut le 31 octobre 1858. Karl Thomas n’a pas eu d’enfant. Il vécut une relation adultère avec une femme dont on ignore tout. On sait par une lettre de Constance de mars 1833 qu’elle lui envoie ses condoléances pour la mort de sa Constanza, mais on ne sait s’il s’agit de sa maîtresse ou d’un « enfant de l’amour ». Il a emporté son secret avec lui et aucun document n’en dit plus. Il est enterré au cimetière monumental de Milan.
Il avait écrit en 1856: « Par une décision souveraine de ma mère, il fut arrêté que ce ne serait pas moi, mais mon frère, âgé de deux ans à peine, qui deviendrait musicien ; je n’en fus pas satisfait à l’époque, mais par la suite, après mûre réflexion, j’en fus très content, m’étant persuadé que les fils d’un père qui s’est illustré ne doivent jamais courir la même carrière, car, même en possession de plus grands talents que ceux que je reconnais en moi, ils ne peuvent jamais répondre aux exigences placées en eux. Cette conviction qui s’était malheureusement aussi enracinée chez mon frère aujourd’hui décédé, l’avait indisposé, rendu méfiant de son propre talent qui n’était vraiment pas ordinaire, empoisonné, et à peut-être même abrégé sa vie. »
Johann Thomas Léopold Mozart :18 octobre 1786 -15 novembre 1786
Theresia Constanzia Adelheid Anna Maria Friedricke : 27 décembre 1787 – 29 juin 1788
Anna Maria : 16 novembre 1789- 16 novembre 1789
Franz Xaver Wolfgang Mozart : 26 juillet 1791 – 29 juillet 1844

Mozart, histoire, généalogie, famille
Franz Xaver n’avait que 4 mois 1/2 lorsque son père décéda. L’anecdote veut que Mozart ait entendu son fils pleurer et reproduire un son identique à celui qu’il venait de faire au piano. Celui-ci se serait alors exclamé: « C’est bien un Mozart ! »
Il reçut alors une éducation musicale avec des professeurs de renom: Antonio Salieri et Johann Nepomuk Hummel. Franz devint un compositeur de talent, chef d’orchestre, pianiste. Il signa souvent ses compositions du nom de Wolfgang Mozart. Il a vécu lui aussi une relation adultère avec Joséphine von Baroni-Cavalcabo: elle était la mère de ses deux élèves. Il lui légua la plupart des mementos de son père qu’elle donna par la suite à ce qui est devenu le Mozarteum. Mais, tout comme son frère, il resta célibataire et mourut sans descendance. Il s’éteignit le 29 juillet 1844 et est enterré au cimetière de Karlovy Vari en République Tchèque.

2.3.4.5.6 : 3 garçons et 2 filles perdus de vue
7: Joseph Ignaz Mozart (1725-1796) : relieur à Augsbourg. La lignée masculine arrive au 20ème siècle,
8: Franz Aloys Mozart (1727-1791) : relieur à Augsbourg. D’où :
Anna Maria Thelda dit « La Bäsle » (1758-1841) entretenue par un chanoine. Aurait eu un enfant : Maria-Victoria

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Les chinois pendant la première guerre mondiale

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Guerre Mondiale de 14-18!

On pensait tout connaître du conflit de 1914 à 1918.

  • Les différents belligérants et la chronologie de leur entrée dans cette première guerre mondiale, 
  • Les logiques antédiluviennes de quelques généraux et  la boucherie humaine qui en a découlé, 
  • Les spasmes de chaque nation qui ont changé la face du monde,
  • Les hommes de la famille qui ont trempé leur godillots dans cette sale guerre
On avait fait le tour de la question.
 
Jusqu’à cet article !

Mais que vient faire la Chine dans la guerre de ce début de vingtième siècle ?

 
En 1914, les soldats s’enlisent au front et les Alliés manquent de main-d’œuvre. Les gouvernements alliés et chinois négocient alors dans la plus grande discrétion la venue de travailleurs en Europe pour effectuer de dangereuses tâches de logistique militaire.
 
Les Russes recrutent 200 000 travailleurs.
Les Anglais 100 000
Les Français 40 000, pour la plupart originaires de la province du Shandong, au nord-est de la Chine.
Ils ne sont pas tous recrutés de la même manière.
 
histoire et généalogie des familles
 
 
Les Anglais mettent en avant les YMCA locales (Young Men Christian Association), dont de nombreux membres parlent le chinois et des agences privées comme la Huimi.
A la fin de l’année 1916, les autorités anglaises organisèrent le recrutement de travailleurs chinois dans le Shandong, d’ailleurs sans aucune coordination avec la mission française du fait de l’incapacité des autorités françaises et anglaises à parvenir à un accord sur ce sujet.
Le recrutement anglais fut plus important : plus de 95 000 travailleurs débarquèrent en France après un très long périple (traversée du Pacifique, du Canada et de l’Atlantique pour près de 40 000 d’entre eux, passage du Cap de Bonne Espérance pour les autres) et débarquèrent surtout au Havre et à Calais.
Ils furent employés au déchargement des navires, aux transports des munitions et matériaux divers dont l’armée anglaise avait besoin, à la réparation des tanks, à la construction de voies ferrées et à la réfection des routes ainsi qu’aux travaux de défense (aménagement de tranchées).
C’est ainsi que l’armée britannique créera des Labour Corps (unités de travail) composés de civils volontaires qui compteront en 1918 jusqu’à 100.000 Egyptiens, 21.000 Indiens et 20.000 Sud-Africains sur les deux fronts français et moyen-oriental  et le renfort de 100.000 chinois.
 
Les Français confient cette tâche en partie à des associations comme le Mouvement Travail-Etudes ou l’Etude Frugale en France. 
Une mission commandée par le Lieutenant Colonel Truptil arriva à cet effet en Chine en janvier 1916, et, après de longues négociations conclut une convention avec des dignitaires chinois chargés d’opérer ce recrutement. C’est ainsi qu’arrivèrent à Marseille environ 37 000 travailleurs chinois provenant essentiellement du Shandong et du Hebei mais également du Jiangsu et du Guangdong.
Ils furent principalement affectés aux usines de guerre puis du fait de la pénurie persistante de main d’œuvre aux principaux ports français pour un millier d’entre eux ainsi qu’à la zone des armées.
 
Donc  quelques  140 000 Chinois ont ainsi été recrutés dans leur pays à partir de 1916, ont traversé le globe et sont venus travailler en France et en Belgique. Placés sous commandements britannique et français, ils sont arrivés en Europe début 1917, pour les premiers.
 
Histoire et généalogie de la famille
 
 
Chez  les Britanniques, les travailleurs chinois sont ainsi intégrés dans le « Chinese Labor Corps » et doivent œuvrer dix heures par jour, 6 ou 7 jours par semaine (les témoignages diffèrent). Le tout pour un salaire de 1 franc par jour.
 
Histoire et généalogie de la famille
 
Chez les Français, intégrés à l’armée, leur contrat de travail stipule qu’ils doivent recevoir le même traitement que les auxiliaires européens. Rien ne dit que cela ait été le cas. Ils reçoivent entre 1 et 5 francs par jour. A cette occasion, le syndicat CGT fait quelques manifestations pour demander l’égalité de traitement entre tous les travailleurs et éviter une sorte de « dumping » social.
 
Ils ont alors travaillé sur des chantiers ferroviaires, dans des ports, dans des usines d’armement, mais aussi dans des zones parfois très dangereuses, car proches du front. A la fin de la guerre, ils participent au nettoyage des zones bouleversées par les combats et à la reconstruction. Pour ces travailleurs venus de Chine, le quotidien, c’est aussi la mort.
 
Plus de 8.000 travailleurs décèdent au total pendant cette période. Beaucoup d’entre eux meurent sous le feu de l’ennemi alors qu’ils creusent des tranchées et déminent des terrains. Les autres sont décimés par les épidémies : grippe espagnole, rougeole, tuberculose.
 
En 1918, on compte dans la région Nord-Pas-de-Calais 17 camps qui regroupent jusqu’à 96.000 hommes. Les principaux camps sont situés à Boulogne-sur-Mer, Wimereux et Etaples où les Chinois assurent pour les Britanniques le déchargement des navires venant d’Angleterre. L’armée française les emploiera de la même manière dans les ports de Calais et de Dunkerque.
 
Histoire et généalogie de la famille
 
 
Les premiers travailleurs chinois retournent progressivement chez eux à partir de novembre 1918, en fonction de la disponibilité du transport. Les derniers voyages n’ont eu lieu qu’en 1920. Parmi les 140 000 travailleurs chinois qui ont fait le voyage vers l’Europe, nombreux sont ceux qui ne sont pas rentrés au pays.
Il faut savoir qu’à la fin de la guerre, les Britanniques décident de rapatrier la totalité des travailleurs chinois, tandis que les Français leur donnent le choix de rester en France.
 
En mars 1919, ils sont encore près de 80.000 à être présents sur le sol français, mais la plupart repartent vers leurs terres d’origine.
 
Certains s’installent. 
 
Ainsi, les archives de la Somme font état de plusieurs chinois fondant des foyers dans ce département. Pour d’autres, environ 3.000, c’est l’implantation en Région parisienne, dans des villages comme Noisy-le-Grand ou Torcy et bien entendu le 13ème arrondissement de Paris, qui n’est pas encore nommé «Chinatown ».
Mais plus de 2500 travailleurs sont certainement morts à la guerre en effectuant leur travail ou des suites d’une maladie.
 
Bien sûr, à la fin de la Première Guerre mondiale, les gouvernements anglais et français s’empressent de remercier l’Empire chinois pour son aide précieuse. Et ce d’autant que la Chine a déclaré la guerre au Reich en août 1917. Pour autant, au congrès de Versailles, en 1919, les Alliés acceptent les demandes japonaises de reconnaître leur annexion des concessions allemandes en Chine !

 

Plusieurs années après la fin du conflit mondial, la commission impériale britannique des sépultures de guerre,  CWGC, a fait construire des cimetières en hommage aux soldats et aux travailleurs morts pendant la guerre. Elle a adopté une résolution selon laquelle les victimes de guerre doivent reposer sur le sol où elles avaient été ensevelies, près de l’endroit de leur première bataille. C’est ainsi que des travailleurs chinois sont enterrés dans des cimetières militaires britanniques en France et en Belgique ou dans les cimetières communaux français ».
 
histoire et généalogie de la famille
 
 
Pour en savoir plus, je vous conseille, entre autre:

exposition virtuelle Chinese Labor Corps Source Chine Aujourd’hui Souvenir Français Ecole Jaurès-Curie de Sains-en-Gohelle les chinois en Europe et 6 videos Serge Billard-Baltyde

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BILLARD Louis (1891-1946): Homonyme de Louis BILLARD (1895-1966)

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Billard Louis !! Un homonyme de mon grand-père qui avait juste quelques années de plus que lui et dont il a sûrement entendu parler….

Louis Billard est né le 24 Mars 1891 à Lyon 3ème arrondissement puis décédé le 12 Août 1946 à Lyon 7ème arrondissement.

Billard Louis : Ancien coureur cycliste assez célèbre puisque 2e de Marseille-Lyon  en 1911 et 3e en 1919 puis dans les 6 jours de Paris où il finit 4e en 1921 et  3eme en 1922.

Il tenait un café-restaurant à Lyon après la 1re guerre mondiale et était aussi barman au Stade Municipal de Lyon.

Louis Billard, mécanicien de métier, montait à Paris pour exercer comme manager-soigneur des coureurs  lyonnais.

Louis Billard (1891-1946)

Louis Billard (1891-1946): Cycliste et Pistard Lyonnais

Si vous habitez Lyon, ou sa région, vous pouvez trouver à la bibliothèque municipale de Lyon Part Dieu la collection complète du journal Le Progrès en microfilm. Le prix Billard se courait en début de saison et vous pouvez donc demander les mois de mars, avril et mai des années 1947 à 1957.

Le Grand Prix Louis Billard est aussi appelé le Grand Prix d’Ouverture de Lyon.

Voici le palmarès des Grands Prix Louis Billard :

Grand Prix Louis Billard du 30 Mars 1947: 92km 228 partants

1 Roger BILLET 2h23′ 2 Mossière mt 3 Boissy à 10″ 4 Sonnet 5 Juillard 6 Pizzichetti 7 René Sikorski 8 Pasquet 9 Ruiz 10 peloton avec Bidaud, Nicolet, Bardel, Béjoint etc …

Grand Prix Louis Billard du 29 Mars 1948: 130km

1 Henri GILBERT 3h36′ 2 Conficoni 3 Billet 4 Mermillod tmt 5 Boissy à 1’35 » 6 Rubio 7 Mossière 8 Chaloin 9 Nicolet 10 Juillard 11 Rousson 12 Bardel 13 Vincent 14 Meguin 15 Miel 16 Meunier (VG) 17 Aimé Bournay 18 Gaudillot 19 Deschet 20 Muzin

Grand Prix Louis Billard du 10 Avril 1949: 140km

1 Edgar HEHLEN (S) 3h36′ 2 Thevenard 3 Béjoint 4 Lethenet 5 Boissy 6 Covizzi 7 Juillard 8 ex-aequo peloton

Grand Prix Louis Billard du 09 Avril 1950 :

 1 Joannès SOQUET 3h12’30 » 2 Rambaudi à 1′ 3 Helhen à 6’23 » 4 Chaumarat 5 Reisser 6 Gaudillot 7 Barriquand 8 Sonnet 9 Rousson 10 Billet 11 Béjoint 12 Mossière 13 Ray. Dumas 14 H. Bertrand 15 Poncet (VC Saône) 16 Berthon

Grand Prix Louis Billard du 25 Mars 1951: 130km

1 Raymond PONCET 3h00’31 » 2 Bignon 3 A. Gonzalès 4 Rubio 5 Rousson 6 Benedotto 7 ex-aequo (12) Faille, Mossière, H. Bertrand, Myosotis, Druère, Hehlen, Ducard, Conficoni, R. Argoud, Gaudard, Bordiau,et Riondel 19 Favier 20 Pleynet 21 Villalta 22 Boissy

Grand Prix Louis Billard du 30 Mars 1952: 132km

1 Carlo CONFICONI 3h38′ 2 Durnerin 3 Forestier 4 Klimek 5 Massard 6 G. Bertrand (Vc Saône) 7 Ramaget 8 Boissy 9 Chaussende 10 Robert Petit 11 Barriquand 12 Brunel (VC Pierre Bénite) 13 ex-aequo (7) Pierre Cristini (Acmp) Roger Neveu, Colombano, Torres (Ps Mouche) Villalta, Druère, M. Bassi 20 G. Lamure 21 Robert Metenier 22 André Noussy 23 Reisser 24 Mazza 25 René Montard (St Etienne) 26 Riondel 27 Mourier 28 Durand (ACV) 29 Gino Carrara (As Rhodia) 30 Ducard

Grand Prix Louis Billard du 29 Mars 1953: 140km

 1 Jean FORESTIER 4h01′ 2 Conficoni 3 Rousson 4 Anglade 5 H. Bertrand 6 Accetola 7 Chaussende 8 Gaudillot 9 Dijoud 10 Vallat 11 Mossière 12 Massard

Grand Prix Louis Billard du 28 Mars 1954: 140km

 1 Marcel DOUX 2 Bonnefond 3 Dijoud 4 Scribante 5 ex-aequo (13) Thibert, Benso, Ramaget, Gaudillot, Chaussende, Vallat, Conficoni, Ferra, Muzin, Reboulet, Gardey, Foissotte, Devaux 17 Tarri à 2’40 » 18 N. Carrara à 3’20 » etc.. à Neuville

Grand Prix Louis Billard du 27 Mars 1955:

 1 Raymond PONCET 2 Vallat 3 Scribante

Grand Prix Louis Billard du 25 Mars 1956: 153km

1 Roger GEOFFROY 2 Gevrey 3 Berthon

Grand Prix Louis Billard du 24 Mars 1957: 152km

 1 Robert DUCARD 2 Anglade 3 Meillant

Ces résultats proviennent de l’excellent forum de Mémoire du Cyclisme.

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Généalogie de la Famille BILLARD BALTYDE: Toute l’histoire en famille. Nos Archives Personnelles à partir d’archives en ligne et d’actes  d’état civil publiés par les archives départementales en ligne ; Reconstitution de l’arbre  généalogique, de l’histoire de la famille Billard Baltyde. (Historia, Family search,  Genealogy tree): Merci de bien vouloir laisser un commentaire.

Serge Billard Baltyde

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Fusillé pour l’Histoire: Joseph Gabrielli (1895-1915)

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De Petites Histoires qui font la Grande Histoire… Pas toujours belle!

Voici l’Histoire de Joseph Gabrielli rapporté par Philippe Crouzet le 13/07/2007

Gabrielli, berger de son  état, n’avait jamais quitté la Corse, ni même son village natal près de Corte, quand il fut mobilisé au 140e régiment d’infanterie alpine.

Bien qu’il soit illettré et arriéré mental, on l’affecte à la 6e compagnie où l’on a plus besoin de son corps que de son esprit. Le 8 juin 1915, au cours d’une attaque, il est légèrement blessé. Son chef l’envoie se faire panser au poste de secours.

En revenant, il s’égare et ne retrouve plus sa compagnie.

On le retrouve cinq jours plus tard, terré au fond d’une cave à Colincamps (Pas de Calais).

Interrogé il raconte son histoire (avec peine, car il parle très mal le français) aux gendarmes.

« Mon régiment est rentré dans la tranchée la nuit du 6 au 7. J’ai pris part à plusieurs combats. Dans la nuit du 12, ma compagnie est partie à l’attaque, j’ai suivi mes camarades, mais à la fin des combats, je ne les ai pas retrouvés. Je suis revenu à la tranchée, mais, comme il n’y avait plus personne de  mon régiment, je suis parti sans savoir où j’allais. Je suis arrivé à Colincamps vers quinze heures, j’ai cherché ma compagnie sans la retrouver. C’est alors que j’ai eu l’idée de descendre dans la cave d’une maison abandonnée où je suis resté pendant deux jours. J’ai perdu mon fusil et mon sac dans la tranchée. »

Le rapport rédigé par le commandant de la prévôté donne une autre version de cette histoire :

«  Le soldat GABRIELLI a disparu de sa compagnie le 8 juin au matin et a été signalé par son caporal d’escouade comme manquant à l’appel. Dans la même journée, des soldats de la compagnie faisant le service de ravitaillement ont attesté avoir vu GABRIELLI  au poste de secoure du bataillon. »

D’après l’enquête faite auprès de ses chefs  et de ses camarades, il ressort que GABRIELLI est considéré comme un débile profond, élevé à l’état sauvage et surtout employé à creuser des latrines ou des tranchées.

Il est néanmoins traduit devant le conseil de guerre spécial du 140e R.I.A.

Voici la transcription d’une partie de l’interrogatoire de l’accusé faite par le commissaire du gouvernement.

Question : Quand avez-vous quitté votre compagnie et à quelle heure ?

Réponse :  Je ne m’en souviens pas…

Q : Pourquoi l’avez-vous quittée ?

R : J’ai reçu un obus près de moi et je ne me rappelle plus rien…

Q : Combien de jours êtes vous resté absent de votre compagnie ?

R : Trois jours.

Q : Pourquoi n’avez-vous pas cherché à regagner votre compagnie  le plus tôt possible ?

R : J’ai cherché partout et je n’ai pas trouvé.

Q : Où avez-vous été trouvé ?

R : Dans une cave.

Q : Est-ce dans une cave que vous cherchiez votre compagnie ?

R : Je n’y ai couché qu’une nuit.

Q : Pourquoi avez-vous dit aux gendarmes avoir quitté votre poste le 12 courant alors qu’en réalité vous êtes porté absent depuis le 8 juin ?

R : Les gendarmes n’ont rien compris…

Q : Pourquoi avoir dit que vous étiez resté absent trois jours, alors que vous êtes porté manquant  de puis le 8 au matin et que vous n’avez été retrouvé que le 13 juin à 18 heures, c’est-à-dire six jours après ?

R : Je ne peux pas m’expliquer.

Q : Avez- vous quelque chose à rajouter pour votre défense ?

R : Je suis ici pour défendre la France !

C’est un interprète corse qui traduisait au fur et à mesure les questions et les réponses.

Malgré les témoignages des soldats et de son commandant de compagnie confirmant  l’irresponsabilité de l’accusé, le conseil de guerre le reconnait coupable d’abandon de poste devant l’ennemi et le condamne à mort.

La sentence est lue à 20 heures et GABRIELLI  est fusillé une heure plus tar. Dix ans après, un témoin, M DUPOMMIER, qui avait assuré la défense de l’accusé, raconte l’exécution.

« Au cours de ces quatre années de guerre, j’ai vu de terribles choses. Je ne crois pas avoir assisté à un plus triste spectacle que cette exécution. GABRIELLI, affolé, courrait devant les fusils en criant : «  Maman, maman, je ne veux pas mourir… » Il se cramponnait convulsivement, tantôt à l’aumônier, tantôt à moi. Il a fallu planter un poteau sur la tranchée de deuxième ligne pour l’y ligoter. Cela a duré une demi-heure. Les hommes du peloton d’exécution étaient terriblement émus. Un seul être demeurait impassible : c’était le commandant POUSSEL (tué quelques mois plus tard en Champagne). Après le coup de grâce, cet officier m’a dit  « Voila une mort qui épargnera bien des vies humaines » J’ai répondu « Vous avez mon commandant, une étrange conception de la justice et vous venez d’assumer une bien effroyable responsabilité devant Dieu(1) »

(1) Lettre de Louis DUPOMMIER avocat au barreau d’Annecy et président d’honneur des anciens combattants de Thônes à M BERHON, avocat de la famille GABRIELLI, le 31 octobre 1925.

Heureusement, il y a une suite à cette malheureuse histoire…

Le 4 novembre 1933, la cour spéciale militaire annule le jugement du conseil de guerre et réhabilite GABRIELLI

Affaire Joseph GABRIELLI soldat au 140e régiment d’infanterie, fusillé le 14 juin 1915.

Cour spéciale de justice militaire

Au nom du peuple français,

La cour spéciale de justice militaire a rendu l’arrêt dont la teneur suit :

Ce jourd’hui  4 novembre 1933,

La cour composée conformément à l’article 2 de la loi du 9 mars 1932, de :

MM.

  • Magnin, conseiller à la cour d’appel de Paris, président
  • Perny, conseiller à la cour d’appel de Paris
  • Dreyfus, conseiller à la cour d’appel de Paris
  • De Barral de Montauvrard, lieutenant de réserve
  • Morin, sergent réformé de guerre
  • Randon, soldat réserviste,

Nommés, le président et les conseillers, par arrêté du garde des sceaux, en date du 8 avril 1932, et les membres, anciens combattants, par arrêté du ministre de la guerre du 15 mars 1933

  • M. Bourlois, officier de justice militaire de 2e classe, commissaire du Gouvernement
  • M. Boiron, adjudant-chef commis greffier,

S’est réunie dans le lieu de ses séances, en audience publique, à l’effet de procéder, conformément à ladite loi du 9 mars 1932, à la révision du jugement prononcé le 14 juin 1915, par le conseil de guerre spécial du 140e rég. d’infanterie, ayant condamné le nommé Gabrielli (Joseph), fils de Jules-Paul et de Brigitte Janoné, né le 6 novembre 1895, à Piétra-Serra (Corse), cultivateur, domicilié à Piétra-Serra (Corse), soldat au 140e rég. d’infanterie, à la peine de mort pour abandon de poste en présence de l’ennemi.

La cour spéciale de justice militaire,

Statuant sur la requête en date du 1er juin 1933, par laquelle le sieur Gabrielli (Jules Paul), demeurant 10 rue Daviel, à Paris (13e), demande, en vertu des dispositions de la loi du 9 mars 1932, la réformation du jugement du conseil de guerre spécial du 140e rég. d’infanterie, qui a condamné, le 14 juin 1915, son fils, le soldat Gabrielli (Joseph), dudit régiment, à la peine de mort pour abandon de poste en présence de l’ennemi, par application de l’article 213 du code de justice militaire ;

  • Vu la procédure soumise au conseil de guerre,
  • Vu le complément d’enquête du commissaire du Gouvernement près le conseil de guerre de la 11e région, à la suite d’une précédente requête en révision.
  • Vu les pièces de l’information à laquelle il a été procédé, en exécution d’un arrêt de la chambre des mises en accusation de Rennes du 12 mai 1917,
  • Vu l’arrêt en date du 6 juillet 1928 de la chambre criminelle de la cour de cassation rejetant la demande de réformation formée par le frère du condamné,
  • Vu les pièces produites ;

Ouï M. le commissaire du Gouvernement en ses réquisitions, M°Berthon, avocat à la cour, M. Gabrielli frère, représentant le demandeur en révision, dans leurs observations à l’appui de la requête ;

Après en avoir délibéré en chambre du conseil conformément à la loi,

Sur la recevabilité,

Attendu que la demande rentre dans les termes de l’article 1er de la loi du 9 mars 1932, qu’elle a été introduite dans le délai légal, la précédente requête en réformation du jugement susvisé formé par arrêt de la chambre criminelle de la cour de cassation du 6 juillet 1928.

Au fond :

Attendu qu’il résulte d’un rapport de l’aspirant Desvignes, que le 13 juin 1915, à 16h10, en visitant le dépôt du matériel de Coloncamps, il a aperçu le soldat Gabrielli (Joseph), du 140e régiment d’infanterie, dissimulé à l’entrée de la cave d’une maison attenant au dépôt ; que ce militaire ne put fournir aucune explication de sa présence en ce lieu, où, d’après ses dires, il se trouvait depuis deux jours ;

Attendu que Gabrielli avait été signalé par son caporal d’escouade comme manquant à l’appel dans la matinée du 8 juin au moment où sa compagne allait être engagée dans le combat ;

Attendu qu’interpellé par la prévôté, il déclara tout d’abord que depuis le 7 juin il avait pris part à plusieurs attaques, qu’au cours de l’une d’elles il s’était trouvé isolé et qu’en cherchant en vain sa compagnie, il était descendu dans la cave où il a été découvert ;

Attendu qu’interrogé le lendemain 14 juin par le commissaire du Gouvernement, il prétendit qu’un obus avait éclaté près de lui et qu’il ne se rappelait plus de rien ;

Attendu que traduit sur-le-champ devant le conseil de guerre spécial, Gabrielli a été déclaré coupable d’abandon de poste en présence de l’ennemi, à la majorité de deux voix contre une, et condamné à la peine de mort, qu’il a été passé par les armes dans la soirée du même jour ;

Attendu que les faits qui ont motivés la condamnation ne peuvent être discutés dans leur matérialité, et que la demande en réformation soumise à l’examen de la cour est basée principalement sur la dépression physique et morale de Gabrielli, au temps de l’action ;

Attendu que les renseignements fournis à la cour spéciale de justice militaire établissent que Gabrielli était illettré, s’exprimant mal en français, simple d’esprit, et débile intellectuel reconnu, dont la volonté était complètement annihilée par les évènements ; que jeune soldat de la classe 1914, il avait été fortement commotionné par les violents bombardements auxquels il avait assisté pour la première fois ;

Que tout concourt à démontrer qu’en quittant sa compagnie dans la matinée du 8 juin vraisemblablement malade à ce moment, il n’avait pas conscience de ses actes et que débilité intellectuelle affirmée par le médecin de son village et par le capitaine de sa compagnie, était exclusive de responsabilité pénale au sens de l’article 64 du code pénal ;

Qu’il s’ensuit que la réformation du jugement attaqué s’impose

Pour ces motifs :

La cour annule le jugement du 14 juin 1915 ;

Déclare Gabrielli (Joseph) acquitté de l’accusation retenue contre lui ;

Décharge sa mémoire de la condamnation prononcée ;

Ordonne l’affichage du présent arrêt dans les lieux déterminés par l’article 446 du code d’instruction criminelle et son insertion au Journal officiel ;

Ordonne également que le présent arrêt sera transcrit sur les registres du conseil de guerre et que mention en sera faite en marge du jugement annulé ;

Dit que les frais de la publicité ci-dessus prévue, ainsi que les frais de l’instance en révision resteront à la charge de l’Etat,

Ainsi jugé et prononcé, les jours, mois et an que dessus.

En foi de quoi, le présent décret a été signé par le président et le greffier.

Le président, Magnin.

Le greffier, Boiron.

Des Histoires de fusillés pour l’exemple??? Wikipedia

D’autres Histoires??? L’histoire de Jean Blanchard

En complément de cette histoire, vous pouvez lire l’article publié dans Objectif Gard

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Généalogie de la Famille BILLARD BALTYDE: Toute l’histoire en famille. Nos Archives Personnelles à partir d’archives en ligne et d’actes  d’état civil publiés par les archives départementales en ligne ; Reconstitution de l’arbre  généalogique, de l’histoire de la famille Billard Baltyde. (Historia,Family search,  Genealogy tree): Merci de bien vouloir laisser un commentaire.

Serge Billard Baltyde

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Jean Cami (1832-1855)

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Né le 20 juillet 1832 à Salies-de-Bearn à cinq heures du matin, il est le fils de Pierre, laboureur âgé de 35 ans, et de Marie Lascostes.

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AD 64 Registre 5MI 499-6 page 1089

Le 26 avril 1856, nous retrouvons malheureusement sa trace à la mairie de Salies-de-Bearn, dans une retranscription d’acte de décès.(5MI 499-11 page 894)

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AD 64 5MI 499-11 p 894

Jean Cami Décès Famille Billard Baltyde Généalogie

AD 64 5 MI 499-22 p 895

Jean Cami Décès Famille Billard Baltyde Généalogie

AD 64 5 MI 499-11 p 895

« CAMMY Jean, Militaire :

L’an mil huit cent cinquante six et le vingt six avril à dix heures du matin, Nous, Pierre Zéphirin Despaux-Faget, adjoint au maire de la ville de Salies, de par sa délégation faisant fonction d’officier de l’état civil, avons procédé à la transcription de l’acte de décès ci-après, conformément à l’article quatre vingt du code Napoléon:

Extrait du registre des actes d’état civil de l’Ile Saint Louis du Sénégal, pour l’année mil huit cent cinquante cinq, : Aujourd’hui, sept septembre mil huit cent cinquante cinq, à quatre heures et demi du soir, Nous, François Pecarrère, officier de l’état civil de l’Ile Saint Louis (Sénégal), sur la déclaration qui nous a été faite par Jean Joseph Montey Charbonnié, aide commissaire de la Marine, chargé de la comptabilité des Hôpitaux de cette Ile, que le sieur CAMMY Jean, soldat de la deuxième classe à la vingt neuvième compagnie du quatrième régiment d’Infanterie de Marine, immatriculé sous le numéro vingt mille cinq cent quatre vingt quinze, fils de Pierre Cammy et de Marie Lascostes, né et domicilié de droit à Salies, arrondissement d’Orthez, Département des Basses-Pyrénées, le vingt juillet mil huit cent trente deux, est décédé ce jour d’hui à une heure du matin, à l’hôpital de la Marine de ladite Ile. Nous sommes transporté audit hôpital, et là, en présence dudit sieur déclarant, âgé de cinquante et un ans, et du sieur Antoine Laréga, concierge dudit hôpital, âgé de trente quatre ans, tous deux domiciliés à Saint Louis ; Nous nous sommes assurés du décès dudit sieur Cammy, Jean et l’avons constaté par le présent acte que les sieurs Charbonnié et Laréga ont signé avec nous, officier de l’état civil, après lecture faite signé aux registres ; Charbonnié, Laréga et F. Pecarrère, collationné pour extrait conforme. Signé F. Pecarrère, = vu pour légalisation de la signature de Mr F. Pecarrère, officier de l’état civil de l’Ile Saint Louis (Sénégal), par nous, Président du tribunal de première instance de l’arrondissement, signé Ch ; de Guilhemasason : vu pour légalisation de Mr Ch de Guilhemasason, Président du tribunal de première instance de l’arrondissement de Saint Louis : Le gouverneur du Sénégal de dépendances, signé : signature illisible, : de laquelle transcription nom, adjoint susdit, avons dressé le présent acte, auquel de même annexé l’acte de décès transcrit. »

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Le 4e régiment d’infanterie de marine :

Le 4e régiment d’infanterie de marine est créé à Toulon le 31 août 1854. Sa garnison de tradition est Toulon.  Sa devise est : « J’y suis j’y reste».

Le 4e régiment d’infanterie de marine s’illustre tout d’abord en Crimée (1854-1855) où il participe au siège de Sébastopol. En 1855, son commandant est le Colonel Reybaud. Il est engagé au Sénégal alors administré par le général Faidherbe, puis en Chine, lors de Révolte des Taipings. En 1857 le 4e régiment d’infanterie de marine a 22 compagnies à Toulon, 5 à la Réunion, 5 au Sénégal, 2 à Gorée.

Il a été dissous en 1998.

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Hôpital Militaire de l’Ile Saint-Louis du Sénégal

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La guerre de Crimée: Anselme-Eugène Escallier

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Serge Billard Baltyde

Au hasard des archives, nous pouvons tomber sur des actes qui demandent une certaine réflexion.

retrouver le pourquoi du comment…

Voici l’histoire d’Anselme-Eugène Escallier, tombé à 29 ans dans les tranchées d’une autre guerre, oubliée.

Lire la suite →

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16 enfants ??? Un seul père, une seule mère!!!!

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Brochier Antoine :Famille,BILLARD BALTYDE,généalogie,

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Serge Billard Baltyde

Antoine Joseph BROCHIER voit le jour le dimanche 14 mai 1837 à Saint-Léger-les-Mélèzes (05260).

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Il est le fils légitime de Joseph Vincent BROCHIER, âgé de 41 ans et de Marie Anne ROUSSIN, âgée de 22 ans.

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Naissance de Antoine Joseph Brochier le 14 mai 1837. AD 05 St Leger 2E156/3 page 21

Il n’y a aucune difficulté financière puisqu’en 1801 les Brochier ont acheté le château du village.

Le château de Saint-Léger:

Un premier château aurait été construit au 15e siècle. Il aurait été restauré et agrandi pour Salomon du Serre, évêque de Gap, dont les armes accompagnées de la date 1612 ornent le portail de la cour. Le corps de logis, dont les fenêtres étaient à meneaux et croisillons, a été entièrement réaménagé en 1877 pour la famille Brochier, nouveaux propriétaires du château. Inscription sur le linteau de la porte du corps de logis : 1877 AB Ce prieuré créé par les moines de Cluny a été fortifié et placé sous la protection des princes de Provence, à l’initiative de l’église : il semblerait que ce château ne comportât que le bâtiment central avec un étage de moins qu’aujourd’hui. La façade qui longe la route et les 2 tours incorporées au corps de logis datent de cette époque : ces tours possédaient vraisemblablement une toiture en pointe qui a été intégrée à la toiture du bâtiment lors de la surélévation de celui-ci au XIXe siècle. Devenu la propriété du Seigneur de St Léger, le château a été agrandi et transformé par Salomon du Serre qui joua un rôle important en tant qu’évêque de Gap au début du 17e. L’on reconnaît certaines analogies avec l’architecture militaire du Duc de Lesdiguières qui a probablement apporté son concours à son cousin Charles Salomon du Serre, dont les armoiries, visibles au-dessus du portail, portent la date 1612. De cette famille « du Serre », Antoine, dit « capitaine Rivail », père de Charles Salomon, fut un fidèle compagnon d’armes d’Henri de Navarre (futur Henri IV) dans les armées protestantes.

Parmi les nombreux aménagements dus à Charles Salomon, on peut noter l’enceinte de murailles percées de meurtrières avec ses 4 tours d’angles (dont 2 sont encore intactes, et les 2 autres marquées par leurs bases) et dont chacune avait un rôle particulier : celle du Nord-Ouest servait de tour de garde ; à l’étage, un soufflet de forge, soit pour entretenir le feu, soit pour les guetteurs en faction, soit pour couler des munitions ; une échelle de perroquet permet d’accéder au toit où un pourtour de planches était le chemin de ronde du soldat chargé de veiller sur tous les points d’arrivée au village. La tour du Sud-Est abrite un gigantesque pigeonnier qui occupe toute la hauteur de la tour : les centaines de nids qui abritaient les pigeons étaient accessibles par une échelle tournante montée sur un pivot de bois (toujours en place). Au pied de cette tour, mais à l’extérieur de la muraille, un four à pain pouvait être utilisé par les gens du village. Les 2 dernières tours de la fortification sont en ruine. Hors des remparts, dans la partie Nord se trouvait un moulin (en ruine) : sa roue à aube, entraînée par un torrent issu du canal d’arrosage, a disparu depuis plusieurs décennies, lors d’une période où le château était inhabité. Outre les aménagements défensifs, d’autres travaux en firent une résidence agréable :

  • le vaste jardin suspendu domine le village, avec son bassin central et son perron de pierres
  • la cour intérieure, avec son bassin à 4 jets alimentés par une source du château

Après l’évêque Charles Salomon du Serre, qui s’était retiré à St Léger vers la fin de sa vie, un autre évêque a laissé des traces à St Léger : il s’agit de l’évêque Sixt (Francis) de Narbonne dont la famille possédait le château au début du 17e. Puis c’est la famille Lavalette, propriétaire après Monseigneur Sixt, qui vendit le château aux actuels propriétaires : la famille Brochier, en 1801. Antoine Brochier décida d’habiter St Léger ; il entreprit des transformations au château pour faciliter l’hébergement de sa nombreuse famille (18 enfants) :

  • L’escalier extérieur fut remplacé par un magnifique escalier intérieur en chêne.
  • On suréleva le bâtiment dont les 2 tours à toiture en pointe ont été intégrées au bâtiment avec une toiture avec une seule pente.

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Les revenus d’Antoine, déclaré « rentier et propriétaire » à la naissance de chacun de ses enfants

Il semble qu’Antoine tirait ses ressources du commerce des mulets, particulièrement lucratif puisque ces animaux ne peuvent engendrer une progéniture et doivent donc être remplacés périodiquement par un nouvel achat. On sait en tout cas que Joseph-Vincent, fils de cet Antoine, prospéra dans cette activité au début du 19ième siècle en association avec la famille Davin de La Plaine de Chabottes. Il légua donc à son unique enfant parvenu à l’âge adulte, Antoine, une belle fortune.

Il s’unit avec Rosine Marie Lexarie ROBIN, la fille légitime de Jean Pierre ROBIN et de Marie Rose DAVIN.Un certificat de publication des bans est délivré le 16 août 1857 à Saint-Léger-les-Mélèzes (05).

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La maison du notaire Robin à Saint Julien en Champsaur

Ils se marient le dimanche 30 août 1857 à Saint-Julien-en-Champsaur (05500).

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Mariage Brochier-Robin le 30 Aout 1857. AD 05 St Julien-en-Champsaur 2E153/7 page 25

Sa fortune,déjà considérable, prend encore plus d’ampleur avec la dot de Rosine.

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Robin Rosine: Famille,BILLARD BALTYDE,généalogie

Le domaine de Saint-Julien dont hérita le fils aîné des 17 enfants, encore un Antoine (plus précisément Antoine Vincent), provenait des Robin. La maison renferme encore le cabinet du notaire. On dit que ce domaine représentait un quart de la richesse d’Antoine et de Rosine. À leur succession, le partage des trois autres quarts entre les 8 autres enfants survivants aurait consisté:

  • en la ferme du Lauza pour Arthaud,
  • la ferme des Roberts pour Joseph Constant,
  • le château de St-Léger et sa ferme pour Frank et Jean conjointement, mais Frank a racheté ultérieurement la part de Jean,
  • de l’or pour Marie

Ce couple aura 16 enfants :

  1. Le 23 juin 1858 naît son fils Antoine-Vincent.
  2. Le 7 avril 1860 naît son fils Marie-Petrus.
  3. Le 24 février 1862 naît sa fille Marie-Alice.
  4. Le 17 août 1863 naît son fils Jean.
  5. Le 15 janvier 1865 naît sa fille Marie-Rose.
  6. Le 13 septembre 1866 naît sa fille Marie-Françoise-Clémence. Elle décède le 30 novembre 1877, à l’âge de 11 ans.
  7. Le 31 décembre 1867 naît son fils Joseph-Constant.
  8. Le 31 janvier 1869 naît son fils Eugène-François qui décède le 23 août 1871.
  9. Le 8 mars 1870 naît son fils François.
  10. Le 16 juin 1872 naît son fils Artaud-Louis.
  11. Le 30 décembre 1873 naît sa fille Rose-Blanche-Marguerite qui disparait le 2 mars 1875.
  12. Le 12 février 1876 naît son fils Marie-Henri. Il meurt le 23 juin 1880.
  13. Le 1 septembre 1877 naît sa fille Marie-Rose-Césarine qui va mourir le 20 février 1878.
  14. Le 18 novembre 1878 naît son fils Marie-Auguste-Alfred.
  15. Le 10 février 1880 naît son fils Louis-Marie-Désiré.
  16. Le 22 novembre 1881 naît son fils Marie-Aimé-Edmond qui décède le 24 juillet 1882.

En voici Les Actes Numérisés

Le couple Antoine-Joseph et Rosine fête ses noces d’or en 1907.

robin rosine

Antoine Joseph Brochier meurt le 1er juin 1909 à St Leger Les Melèzes.

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Rosine le suit,le 6 mars 1920

Un site leur est consacré: Famille Brochier

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Serge Billard Baltyde

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Viala Sébastien 1763-1849

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Serge Billard Baltyde

Sébastien Viala s’est distingué au sein du 85ème de ligne à la tête duquel il combattit courageusement à Auerstaedt avant d’être grièvement blessé.

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Sébastien Viala est né à Le Monastère, à côté de Rodez (Aveyron), le 17 mars 1763.

Il commence sa carrière dans l’armée en 1781 en tant que soldat au régiment de Vermandois, puis passe ses grades de caporal et sergent fourrier avant de devenir capitaine d’une compagnie de volontaires en 1792.

Lieutenant-colonel du 2ème bataillon des volontaires de l’Aveyron (4 juillet 1792), ayant sous ses ordres les capitaines Jean-Joseph Tarayre, Jean-Alexis Beteille et Joseph Higonet ainsi que le soldat Ignace-Blesmond Bernat, Viala sert aux armées des Alpes et d’Italie jusqu’en 1797. Il participe ainsi au siège de Toulon sous La Poype (1793), à la bataille de Mondovi (1796) avant de passer au 85ème de ligne (division Joubert) avec lequel il participe à la bataille de Rivoli (14 janvier 1797). Il s’embarque pour l’Egypte avec l’armée d’Orient (sous Reynier) et se distingue à la prise d’Alexandrie, au combat de Chebreiss, à la bataille des Pyramides et au siège de Saint-Jean d’Acre. Cela lui vaut d’être nommé chef de brigade du 85ème de ligne par Bonaparte le 19 mai 1799. Blessé d’un coup de feu à la tête à Canope (21 mars 1801), Viala rentre en France, en garnison à Sarrelouis.

C’est en 1803, au camp de Bruges, qu’il rejoint la division Gudin, au sein du 3ème corps de Davout. Nommé officier de la Légion d’honneur le 15 juin 1804, le colonel Viala participe à toutes les campagnes de 1805-1807 avec le 85ème de ligne. Il s’illustre particulièrement à Auerstaedt, le 14 octobre 1806. Avec son 85ème de ligne, il résiste aux Prussiens dans Hassenhausen (« Le 85e régiment pendant ces évènements était sur la gauche, marchant sous la conduite de son brave colonel Viala » Rapport de Gudin à Davout) lorsqu’il est grièvement blessé d’un biscaïen dans les reins. Remplacé par le chef de bataillon Husson, il semble même qu’on le laisse un moment pour mort sur le champ de bataille et que c’est une esclave noire qu’il avait achetée au Caire qui le retrouva inanimé dans un amoncellement de cadavres. En tous cas, Davout le cite à l’Empereur parmi les victimes de la bataille.

Mais Viala n’est pas mort, et il est même nommé général de brigade le 23 octobre 1806. Sa grave blessure lui vaut néanmoins d’être rappelé en France pour occuper les fonctions de commandant militaire du département de l’Aveyron (1807) puis du département des Hautes-Pyrénées (1808). Le général Viala est finalement mis en congé pour raison de santé le 31 octobre 1809 puis admis à la retraite le 12 avril 1811 après avoir été fait chevalier de l’Empire (Lettres patentes du 22 octobre 1810).

Sébastien Viala fut maire de Rodez de 1811 à 1813 avant de s’éteindre dans cette même ville le 11 février 1849 à l’âge respectable de 86 ans. Il avait perdu son fils unique en 1813 à la bataille de Leipzig.

Le nom du général Viala est inscrit au côté Est de l’Arc de Triomphe.

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Jean-Alexis Beteille 1763-1847

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Serge Billard Baltyde

Né en 1763, comme quelques-uns de ses contemporains rouergats, Jean-Alexis Béteille fut l’un de ces héros issus du peuple qui s’illustrèrent sous l’Empire. Il était le fils aîné d’un commerçant ruthénois. Sa soeur devait connaître elle-même un destin hors du commun.

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Après de bonnes études au collège, attiré par la carrière des armes, Jean-Alexis s’engagea dans le régiment de Berri-Cavalerie. Mais à peine s’était-il enrôlé qu’en 1781, une ordonnance royale proscrivit l’accès des roturiers aux emplois d’officiers.

Affilié en 1790 à la Société populaire de Rodez et, en 1792, engagé volontaire au 2 e bataillon de l’Aveyron, il fut tout de suite élevé au grade de lieutenant. Puis en devint capitaine en Juin 1792 avec les capitaines Jean-Joseph Tarayre et Joseph Higonet, sous les ordres du Lieutenant-Colonel Sébastien Viala. Il croisa probablement assez souvent Ignace-Blesmond Bernat.

Ce 2 e bataillon fut envoyé en renfort de l’armée des Alpes où, sous les ordres du commandant d’artillerie Bonaparte, il participa à la reprise de Toulon livré aux Anglais. Béteille conçut à l’égard du futur empereur une indéfectible vénération qui allait renforcer encore son héroïsme naturel.

Il fut plusieurs fois blessé lors de la campagne d’Italie. Il partit ensuite en Egypte avec la 83 e demi-brigade où il retrouva son compatriote qui deviendrait son ami, le futur général Tarayre.

Bonaparte rentra en France pour s’opposer aux manoeuvres du Directoire. Il confia le commandement du corps expéditionnaire au général Kléber. Celui-ci, assassiné en 1800, fut remplacé par le général Menou. Au cours des mois qui précédèrent le retour des Français en métropole, Béteille s’illustra plusieurs fois, notamment en gardant, avec une poignée de braves, un fortin qui protégeait la retraite de ses compatriotes. Cet exploit, rapporté au ministre de la Guerre, valut au capitaine Béteille sa nomination dans le corps d’élite de la gendarmerie avec les galons de commandant.

La gendarmerie fut chargée de traquer les réfractaires aux obligations militaires. Béteille, alors commandant à Cahors du 22 e escadron, redouta d’avoir à traiter ses compatriotes comme des ennemis.

A la tête du 4 e escadron de la gendarmerie d’Espagne, après que Napoléon eut déposé le roi Charles IV pour placer sur le trône son frère Jérôme et inclure la péninsule dans l’Empire, Béteille rejoignit Saint-Sébastien au début de 1809 et se retrouva face aux Anglais venus au secours des résistants espagnols. Il mena des opérations pendant trois ans dans le nord du pays.

A la fin de 1810, promu colonel, il organisa la légion de Burgos afin d’assurer la sécurité des troupes d’occupation. Après 1812, quand Wellington eut assiégé Burgos, une bataille d’une violence inouïe coûta la vie à plus de quatre cents Français. Béteille, le corps déchiqueté, put être miraculeusement sauvé grâce à la robustesse de sa constitution.

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Bataille de Villodrigo le 23 Octobre 1812

Promu général de brigade, officier de la Légion d’honneur et baron d’Empire, il fut douloureusement affligé par la chute de Napoléon. Sous la Restauration, Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis et commandeur de la Légion d’honneur. Après les Cent Jours, mis en demi-solde, il se retira définitivement du service et vécut à Paris jusqu’à sa mort, en 1847. Il reposait jusqu’à ces derniers temps au Père-Lachaise, sous un monument gravé d’une longue épitaphe rappelant sa carrière et son courage.

Carrière Militaire:

BETEILLE (Jean-Alexis, chevalier), général de brigade. Né à Rodez le 7 août 1763. Mort à Paris le 13 février 1847.

Cavalier au régiment de Berry, 4 avril 1782 ; obtient son congé, 23 septembre 1785 ; lieutenant au 2ème bataillon de volontaires de l’Aveyron, 23 janvier 1792 ; capitaine, 28 juin 1792 ; à l’armée des Alpes et d’Italie, 1792 – 1798 ; blessé d’un coup de baïonnette à la main gauche au siège de Toulon en décembre 1793 ; versé par amalgame à la 56ème de bataille, 18 février 1794 ; puis à la 85ème de ligne, 19 juin 1796 ; sert à l’armée d’Orient, mai 1798 ; aux Pyramides, 21 juillet 1798 ; aux sièges de Jaffa et de Saint-Jean d’Acre ; blessé à la défense du fort du Marabout de deux éclats d’obus, l’un à l’épine dorsale et l’autre à la jambe gauche, 25 septembre 1799 ; chef de bataillon, 21 juin 1801 ; rentre en France, fin 1801 ; chef d’escadron à la 11ème légion de gendarmerie, 30 mars 1802 ; sert à l’intérieur jusqu’à la fin de 1806 ; commandant la gendarmerie sous Bernadotte en Allemagne, 1807 – 1808 ; commandant le 4ème escadron de la gendarmerie d’Espagne, 5 septembre 1809 ; colonel de la légion de Burgos, devenue 1ère légion de gendarmerie en Espagne, 13 janvier 1811 ; sous Drouet d’Erlon, puis Bessières, aux armées du Portugal puis du Nord, 1810 – 1812 ; à l’armée du Portugal, fin 1812 ; reçoit sept blessures à la tête et cinq aux bras et aux mains en chargeant au combat de Villadrigo où il est laissé pour mort, 23 octobre 1812 ; autorisé à se rendre à Rodez pour rétablir sa santé, 5 janvier 1813 ; général de brigade, 2 mars 1813 ; employé dans la 9ème division militaire, 17 mars ; commandant le département de l’Aveyron, 14 avril ; commandant une colonne mobile, 21 août ; employé à l’armée de Lyon sous Augereau, 10 janvier 1814 ; mis en non-activité, 28 avril 1814 ; chevalier de Saint-Louis, 29 juillet 1814 ; commandant de la Légion d’Honneur, 23 août 1814 ; employé dans la 1ère division militaire, 30 septembre ; président du conseil de révision de la 1ère division militaire, 16 février 1815 ; maintenu dans la 1ère division militaire, 30 mars ; mis en non-activité, 14 septembre 1815 ; à la retraite, 20 mai 1818 ; placé au cadre de réserve, 22 mars 1831 ; mis de nouveau à la retraite.

en complément, petite anecdote sur Beteille (source : Renseignements sur la bataille de Villadrigo trouvés sur Internet)

En fin de soirée, le 23 octobre 1812, sur le champ de bataille de Villadrigo, l’affrontement entre les redoutables dragons rouges britanniques et l’avant-garde française laisse sur le terrain plusieurs centaines d’hommes morts ou blessés. Parmi eux, le colonel Beteille, commandant de la 1ère légion de gendarmerie d’Espagne, et ancien des campagnes d’Italie et d’Egypte, où il s’était illustré aux batailles de Mondovi, des Pyramides et d’Héliopolis. Il avait reçu quelques douze coups de sabre à la tête, à l’abdomen, au bras gauche et aux mains. Laissé pour mort et dépouillé de ses bottes, la petite histoire veut qu’un de ses lieutenants l’ait reconnu grâce à la couleur de ses chaussettes !!

M. Degrusse, chirurgien-major du grand quartier-général de l’armée du Nord, décrit ainsi ses blessures : « un très large coup de sabre à la partie supérieure du coronat (l’un des os du sommet du crane) et des pariétaux (os de la voûte du crane réunis sur le plan de symétrie) dans toute leur étendue, avec écartement considérable de cet os qui a mis à découvert le cerveau ; un très large coup de sabre porté transversalement qui, en divisant les ailes du nez, a fracturé dans toute son étendue l’os de la mâchoire supérieure du côté gauche ; un coup de sabre au bras gauche qui a divisé transversalement les muscles jusqu’à l’humérus (os du bras s’articulant à l’omoplate) ». Le chirurgien-major termine ses constatations en recommandant au malade « de faire usage des eaux minérales » !!

Malgré son état, Beteille survécut et fut décoré de la croix d’officier de la Légion d’Honneur des mains même de l’Empereur et fut fait baron d’Empire, bien qu’il ne reçut jamais les lettres patentes confirmant son titre de noblesse.

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Serge Billard Baltyde

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Joseph Higonet 1772-1806

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Serge Billard Baltyde

Les racines de Joseph Higonet sont anciennes dans le nord de l’ AVEYRON et dans la ville de Saint GENIEZ d’ OLTZ.

– Le 16 avril 1746 Joseph MASSABIAU, fils de Guillaume et Marie BRUNET, épouse Catherine ALBIN, fille de Pierre et de Catherine FAVIER, tous de St GENIEZ. De ce couple est issu Marie MASSABIAU.

– Pierre HUGONET épouse Anthoinette BRASSADE, ils habitaient CURIERES avant 1680. De ce couple est issu Jean.

– Jean HUGONET épouse Elisabeth DEVEZE en février 1680 (registre GG23 d’ ALAYRAC, consultable en mairie d’ ESPALION). de ce couple est issu François HUGONET.

– François HUGONET épouse Marie FAU le 18 novembre 1715 à GILHORGUES. De ce couple est issu Joseph Le 11 août 1768 Joseph HIGONET, maître apothicaire à St GENIEZ, fils de François HIGONET et Marie FAU, mariés de la paroisse de GILHORGUES(près de BOZOULS) épouse Mademoiselle Marie MASSABIAU, fille de Joseph MASSABIAU, négociant, et Catherine ALBIN, mariés de Saint GENIEZ, d’où naîtront :

  • HIGONET Marie Jeanne née 13 mars 1770
  • HIGONET Joseph, sans union né le 1er janvier 1772, décédé le 14 octobre 1806 qui fait l’objet de cet article
  • HIGONET Marie Catherine née 27 juin 1774, décédé le 10 avril 1790
  • HIGONET Marianne née le 6 novembre 1776, décédé le 1er septembre 1778
  • HIGONET Louis né le 4 mai 1779
  • HIGONET Philippe né le 05 mai 1782, décédé le 11 janvier 1859
  • HIGONET Marie Anne Henriette née le 22 octobre 1784
  • HIGONET N, naissance et décès le 15 juin 1787
  • HIGONET N, naissance et décès le 1er septembre 1788

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    Joseph Higonet

Entré au service comme capitaine au 2ème bataillon de volontaires de l’Aveyron le 4 juillet 1792, il rencontre les capitaines Jean-Joseph Tarayre, Jean-Alexis Beteille ainsi que le soldat Ignace-Blesmond Bernat. Il est sous les ordres du Lieutenant-Colonel Sébastien Viala.

Employé aux armées des Alpes de 1792 à 1793, il participe de septembre à décembre 1793 au siège de Toulon et y est blessé au feu à l’épaule gauche. Capitaine de la 56ème demi brigade de bataille en 1794, il fait la campagne d’Italie de 1794 à 1797 et se distingue à la bataille de Rivoli où sa compagnie s’empare de trois pièces de canons le 14 janvier 1797.

Le capitaine Higonet prend part à l’expédition Égypte de 1798 à 1801 se signale à la bataille des Pyramides le 21 juillet 1798 et à la prise d’Alrich où il reçoit un coup de feu au visage le 20 février 1799. Il est encore blessé à deux reprises au siège de Saint-Jean d’Acre en 1799 puis d’un coup de pistolet à la tête à bataille d’Héliopolis en s’élançant en premier sur les batteries turques.

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Le 21 mars 1800 il est blessé à nouveau d’un coup de feu à la main gauche à la bataille d’Alexandrie, il est promu adjudant commandant par le général en chef de l’armée d’Orient le 30 juin de la même année.

Major des grenadiers à pieds de la Garde des consuls le 21 janvier 1804, Higonet est nommé colonel du 108ème régiment en ligne le 19 octobre 1804. Il prend part en cette qualité à la campagne de 1805 en Autriche, se signale à la prise du pont de Marienzell le 5 novembre 1805

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Bataille de Marienzell

et à la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805. Dans son rapport au maréchal Davout, le général Friant ne tarit pas d’éloges sur le colonel du 108ème : « Que ne doit-on pas dire de l’intrépide Higonnet, qui semble ne rechercher que l’occasion de se signaler et de se couvrir de gloire en se montrant tour à tour chef et soldat ? ». « A de pareils officiers, ajoute Friant, on ne doit pas d’apostille ; leur réputation les devance, les faits parlent pour eux ».

Il participe à la campagne de Prusse et à la bataille d’Auerstaedt. À la tête de son 108ème régiment de ligne (division Friant), il pénètre dans le village de Poppel, en chasse les Prussiens, capture un drapeau, trois canons et fait un grand nombre de prisonniers. C’est là, ce 14 octobre 1806, qu’il est tué.

Son nom est inscrit sur le pilier Est de l’Arc de Triomphe de Paris. Il est souligné, ce qui signifie qu’il est mort au combat. Seuls quatre colonels eurent cet honneur

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