Archives de Catégorie : Généralités sur notre Famille

Les lignées, les migrations, les métiers de nos ancêtres

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Enfants et Parents

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Les enfants de mes enfants…

Enfants et Parents!!! Et donc, cher lecteur, voici ce que l’on peut réaliser avec un bon logiciel de généalogie. Je ne citerais que «The Next Generation of Genealogy Sitebuilding» qui m’a permis de faire un site web familial.

Voici une ligne directe généalogique.

BILLARD BALTYDE, Clovis, Jean, Abraham est un petit-cousin de 14e génération (de la 4e à la 18e) de Armand de GONTAUT BIRON.

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blason de Gontaut de Salagnac

Puisqu’ils ont un ancêtre commun en la personne de:

  1. de GONTAUT BIRON, Gaston, VI qui a eu 9 enfants avec de SALIGNAC, Catherine, dont…
  2. de GONTAUT DE SALAGNAC, Brandelis qui a eu 2 enfants avec RICARD de GOURDON de GENOUILLAC, Anne, dont…
  3. de GONTAUT DE SALAGNAC, Armand qui a eu 4 enfants avec de SALIGNAC, Jeanne, dont…
  4. de GONTAUT BIRON de SALAGNAC, Pierre qui a eu 4 enfants avec d’ARROS, Elisabeth, dont…
  5. de GONTAUT BIRON, Marguerite qui a eu 3 enfants avec de CASAMAJOR, Pierre
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    de Casamajor de Gestas

    , dont…

  6. de CASAMAJOR JASSES, Elisabeth qui a eu 1 enfant avec LAFFARGUE, Daniel…
  7. de LAFFARGUE, Marguerite qui a eu 3 enfants avec de HABAS, Jean, dont…

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    de Habas

  8. de HABAS, Henri qui en a eu 4 avec de JOURDELLE, Jeanne, dont…
  9. de HABAS, Armand qui a eu 1 enfant avec d’ABBADIE, Elisabeth…
  10. de HABAS, Jeanne qui a eu 3 enfants avec BORDENAVE DIT LEPINE, Antoine, Paul, dont…
  11. BORDENAVE LEPINE, Jean qui en a eu 6 avec BELLOCQ, Jeanne, dont…
  12. BORDENAVE, Marie, Pauline qui a eu 5 enfants avec TOURON, Jean, dont…
  13. TOURON, Adrien qui a eu 3 enfants avec CADAILLON, Marie, dont…
  14. TOURON, Thérèse, Marie qui a eu 3 enfants avec BOUYRIE, Auguste, Pierre, dont…
  15. BOUYRIE, René, Raymond, Jean, Baptiste qui a eu 1 enfant avec DESCOUEYTE, Gabrielle…
  16. BOUYRIE, Elisabeth, Myrthil qui en a eu 5 avec BILLARD, Jean, Louis, Christian, Pascal, dont…
  17. BILLARD, Serge, Christian, Roger qui a eu 2 enfants avec CHABAL, Martine, Sylvie, dont…
  18. BILLARD BALTYDE, Clovis, Jean, Abraham né le 2 juin 1989

Nous verrons dans un deuxième temps l’ascendance de Brandelis de Gontaut de Salagnac

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16 enfants ??? Un seul père, une seule mère!!!!

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Serge Billard Baltyde

Antoine Joseph BROCHIER voit le jour le dimanche 14 mai 1837 à Saint-Léger-les-Mélèzes (05260).

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Il est le fils légitime de Joseph Vincent BROCHIER, âgé de 41 ans et de Marie Anne ROUSSIN, âgée de 22 ans.

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Naissance de Antoine Joseph Brochier le 14 mai 1837. AD 05 St Leger 2E156/3 page 21

Il n’y a aucune difficulté financière puisqu’en 1801 les Brochier ont acheté le château du village.

Le château de Saint-Léger:

Un premier château aurait été construit au 15e siècle. Il aurait été restauré et agrandi pour Salomon du Serre, évêque de Gap, dont les armes accompagnées de la date 1612 ornent le portail de la cour. Le corps de logis, dont les fenêtres étaient à meneaux et croisillons, a été entièrement réaménagé en 1877 pour la famille Brochier, nouveaux propriétaires du château. Inscription sur le linteau de la porte du corps de logis : 1877 AB Ce prieuré créé par les moines de Cluny a été fortifié et placé sous la protection des princes de Provence, à l’initiative de l’église : il semblerait que ce château ne comportât que le bâtiment central avec un étage de moins qu’aujourd’hui. La façade qui longe la route et les 2 tours incorporées au corps de logis datent de cette époque : ces tours possédaient vraisemblablement une toiture en pointe qui a été intégrée à la toiture du bâtiment lors de la surélévation de celui-ci au XIXe siècle. Devenu la propriété du Seigneur de St Léger, le château a été agrandi et transformé par Salomon du Serre qui joua un rôle important en tant qu’évêque de Gap au début du 17e. L’on reconnaît certaines analogies avec l’architecture militaire du Duc de Lesdiguières qui a probablement apporté son concours à son cousin Charles Salomon du Serre, dont les armoiries, visibles au-dessus du portail, portent la date 1612. De cette famille « du Serre », Antoine, dit « capitaine Rivail », père de Charles Salomon, fut un fidèle compagnon d’armes d’Henri de Navarre (futur Henri IV) dans les armées protestantes.

Parmi les nombreux aménagements dus à Charles Salomon, on peut noter l’enceinte de murailles percées de meurtrières avec ses 4 tours d’angles (dont 2 sont encore intactes, et les 2 autres marquées par leurs bases) et dont chacune avait un rôle particulier : celle du Nord-Ouest servait de tour de garde ; à l’étage, un soufflet de forge, soit pour entretenir le feu, soit pour les guetteurs en faction, soit pour couler des munitions ; une échelle de perroquet permet d’accéder au toit où un pourtour de planches était le chemin de ronde du soldat chargé de veiller sur tous les points d’arrivée au village. La tour du Sud-Est abrite un gigantesque pigeonnier qui occupe toute la hauteur de la tour : les centaines de nids qui abritaient les pigeons étaient accessibles par une échelle tournante montée sur un pivot de bois (toujours en place). Au pied de cette tour, mais à l’extérieur de la muraille, un four à pain pouvait être utilisé par les gens du village. Les 2 dernières tours de la fortification sont en ruine. Hors des remparts, dans la partie Nord se trouvait un moulin (en ruine) : sa roue à aube, entraînée par un torrent issu du canal d’arrosage, a disparu depuis plusieurs décennies, lors d’une période où le château était inhabité. Outre les aménagements défensifs, d’autres travaux en firent une résidence agréable :

  • le vaste jardin suspendu domine le village, avec son bassin central et son perron de pierres
  • la cour intérieure, avec son bassin à 4 jets alimentés par une source du château

Après l’évêque Charles Salomon du Serre, qui s’était retiré à St Léger vers la fin de sa vie, un autre évêque a laissé des traces à St Léger : il s’agit de l’évêque Sixt (Francis) de Narbonne dont la famille possédait le château au début du 17e. Puis c’est la famille Lavalette, propriétaire après Monseigneur Sixt, qui vendit le château aux actuels propriétaires : la famille Brochier, en 1801. Antoine Brochier décida d’habiter St Léger ; il entreprit des transformations au château pour faciliter l’hébergement de sa nombreuse famille (18 enfants) :

  • L’escalier extérieur fut remplacé par un magnifique escalier intérieur en chêne.
  • On suréleva le bâtiment dont les 2 tours à toiture en pointe ont été intégrées au bâtiment avec une toiture avec une seule pente.

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Les revenus d’Antoine, déclaré « rentier et propriétaire » à la naissance de chacun de ses enfants

Il semble qu’Antoine tirait ses ressources du commerce des mulets, particulièrement lucratif puisque ces animaux ne peuvent engendrer une progéniture et doivent donc être remplacés périodiquement par un nouvel achat. On sait en tout cas que Joseph-Vincent, fils de cet Antoine, prospéra dans cette activité au début du 19ième siècle en association avec la famille Davin de La Plaine de Chabottes. Il légua donc à son unique enfant parvenu à l’âge adulte, Antoine, une belle fortune.

Il s’unit avec Rosine Marie Lexarie ROBIN, la fille légitime de Jean Pierre ROBIN et de Marie Rose DAVIN.Un certificat de publication des bans est délivré le 16 août 1857 à Saint-Léger-les-Mélèzes (05).

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La maison du notaire Robin à Saint Julien en Champsaur

Ils se marient le dimanche 30 août 1857 à Saint-Julien-en-Champsaur (05500).

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Mariage Brochier-Robin le 30 Aout 1857. AD 05 St Julien-en-Champsaur 2E153/7 page 25

Sa fortune,déjà considérable, prend encore plus d’ampleur avec la dot de Rosine.

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Le domaine de Saint-Julien dont hérita le fils aîné des 17 enfants, encore un Antoine (plus précisément Antoine Vincent), provenait des Robin. La maison renferme encore le cabinet du notaire. On dit que ce domaine représentait un quart de la richesse d’Antoine et de Rosine. À leur succession, le partage des trois autres quarts entre les 8 autres enfants survivants aurait consisté:

  • en la ferme du Lauza pour Arthaud,
  • la ferme des Roberts pour Joseph Constant,
  • le château de St-Léger et sa ferme pour Frank et Jean conjointement, mais Frank a racheté ultérieurement la part de Jean,
  • de l’or pour Marie

Ce couple aura 16 enfants :

  1. Le 23 juin 1858 naît son fils Antoine-Vincent.
  2. Le 7 avril 1860 naît son fils Marie-Petrus.
  3. Le 24 février 1862 naît sa fille Marie-Alice.
  4. Le 17 août 1863 naît son fils Jean.
  5. Le 15 janvier 1865 naît sa fille Marie-Rose.
  6. Le 13 septembre 1866 naît sa fille Marie-Françoise-Clémence. Elle décède le 30 novembre 1877, à l’âge de 11 ans.
  7. Le 31 décembre 1867 naît son fils Joseph-Constant.
  8. Le 31 janvier 1869 naît son fils Eugène-François qui décède le 23 août 1871.
  9. Le 8 mars 1870 naît son fils François.
  10. Le 16 juin 1872 naît son fils Artaud-Louis.
  11. Le 30 décembre 1873 naît sa fille Rose-Blanche-Marguerite qui disparait le 2 mars 1875.
  12. Le 12 février 1876 naît son fils Marie-Henri. Il meurt le 23 juin 1880.
  13. Le 1 septembre 1877 naît sa fille Marie-Rose-Césarine qui va mourir le 20 février 1878.
  14. Le 18 novembre 1878 naît son fils Marie-Auguste-Alfred.
  15. Le 10 février 1880 naît son fils Louis-Marie-Désiré.
  16. Le 22 novembre 1881 naît son fils Marie-Aimé-Edmond qui décède le 24 juillet 1882.

En voici Les Actes Numérisés

Le couple Antoine-Joseph et Rosine fête ses noces d’or en 1907.

robin rosine

Antoine Joseph Brochier meurt le 1er juin 1909 à St Leger Les Melèzes.

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Rosine le suit,le 6 mars 1920

Un site leur est consacré: Famille Brochier

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Serge Billard Baltyde

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Mariage: Etes-vous normal?

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Serge Billard Baltyde

Les méthodes stastitiques appliquées sur la totalité de notre arbre généalogique peuvent apporter de nombreux sujets:

– Evolution de l’âge moyen des hommes et des femmes lors d’une premier mariage

– Comparaison avec l’évolution actuelle

– Nombre d’enfants par couple

Etes-vous normal (e)?

L’âge moyen au cours des siècles

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Pour le « Novi »:

Si l’on se réfère aux 36 périodes du tableau, l’âge moyen d’un homme à son premier mariage est de 30 ans et demi (30,55)

Les plus âgès se trouvent dans les périodes allant:

  • de 1940 à 1949, mais il n’y a que deux mariages répertoriés avec une moyenne de plus de 42 ans
  • de 1930 à 1939 avec 6 mariages et un âge de 34 ans et demi
  • de 1870 à 1879: pour 101 mariages étudiés l’âge moyen de l’époux est de 32 ans et demi.

Doit-on voir là un effet des périodes de guerre? La discussion est ouverte…

Les plus jeunes se situent dans les périodes allant:

  • de 1670 à 1679, le jeune homme n’atteint pas son vingt et unième anniversaire (mais que 2 mariages)
  • de 1720 à 1769, la moyenne d’âge diminue de pratiquement 4 ans (26 ans)
Pour les épouses:

L’âge moyen sur les 31 périodes étudiées est de 24 ans et demi (24,65)

Les plus jeunes se situent dans les périodes allant:

  • de 1640 à 1659: respectivement 19 et 16 ans mais calculé sur 4 mariages
  • de 1680 à 1709: avec un chiffre moyen de 21 ans.

Les plus âgées ont:

  • de 1660 à 1669 : passé les 34 ans (sur 3 mariages répertoriés)
  • de 1940 à 1949: plus de 30 ans

l’écart d’âge entre époux est en moyenne de 6 ans, plus prononcé de 1650 à 1659 et de 1930 à 1949. Il est par contre plus faible de 1710 à 1759.

Nous pouvons tenter une comparaison avec les chiffres actuels fournis par l’INSEE

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Nos ancêtres masculins réflechissaient plus longtemps avant de se marier mais nos grand-mères sont dans la moyenne.

Les chiffres rapportés dans ces deux tableaux ne couvrent pas les mêmes périodes. Tout cela limite la portée d’une telle étude sur une population générale.

Mais attention à la suite!!! Combien d’enfants aurez-vous?

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Les Pieds Noirs: Les Européens Voyageurs par Gérard Crespo

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Les Européens voyageurs; de l’Europe du Sud vers le Magrheb puis vers la France, 1830-1962

Gérard Crespo. Journée d’études à l’initiative de French Lines.
Montpellier, 14 novembre 2008.

Accepter de traiter cette question en quarante minutes relève de la gageure; toutefois, j’essaierai, dans ses grandes lignes de rappeler ce que fut cette formidable migration qui en un siècle conduisit des populations de la rive nord de la Méditerranée (Espagne, Italie, Malte, mais aussi France du sud, Provence, Languedoc, Corse) vers les rivages du sud durant tout le XIX° siècle, puis les ramena vers le Nord, essentiellement entre 1956 et 1962 mais pas forcément du lieu d’où étaient partis leurs ancêtres.
Brièvement, rappelons qu’avec la conquête de l’Algérie en 1830, la France inaugure un siècle de colonisation. Des immigrants de toute l’Europe sont alors attirés par cette terre qui préfigure le Far West, Anglais, Grecs, Russes…mais les plus nombreux sont les Français, les Espagnols, les Italiens, les Allemands et les Suisses, les Maltais.

Les Français :

1830-1840 est une décennie d’incertitudes ; Paris est divisé quant à la conduite à tenir, colonisation ou abandon. Mais à l’initiative du Maréchal Clauzel, commandant en chef de l’armée d’Afrique colonisateur, de quelques nobles légitimistes –« les gants jaunes »- et de quelques spéculateurs qui acquièrent de grandes propriétés, quelques milliers de Français viennent s’installer en Algérie ; ce sont des ruraux venant des campagnes françaises les plus pauvres et des citadins aventureux, petits artisans, cabaretiers, ouvriers. En 1840, ils sont 11 000 dont 40% de femmes. Avec Bugeaud gouverneur de l’Algérie (1840-1847), les partisans de l’occupation trouvent un défenseur de l’administration et de la colonisation du pays ; il prône le développement d’une colonisation officielle en opposition à la colonisation privée de la décennie précédente jugée improductive ; si son projet de colonisation militaire est un échec, la colonisation civile, par l’octroi de concessions permet un accroissement sensible de la population, environ 46 000 en 1846. Ces Français sont des fermiers ou des métayers désireux d’être propriétaires et des citadins attirés par l’accroissement des villes du littoral Alger, Oran, Bône. Entre 1845 et 1848, la tentative d’une colonisation maritime organisée par le gouvernement afin d’installer des pêcheurs bretons est un échec. Une autre tentative de colonisation maritime, installer des pêcheurs du Languedoc-Roussillon est également un échec.
Soucieuse d’éloigner les ouvriers des Ateliers Nationaux, ferment d’agitation révolutionnaire, l’Assemblée républicaine vote en 1848 la création de colonies agricoles ; elle pense établir 13 500 colons avant la fin de l’année. La demande dépasse l’offre et 16 convois parisiens d’environ 700 personnes partent vers Marseille, auxquels est adjoint un convoi lyonnais. Les conditions d’accueil déplorables, la mauvaise récolte de 1849,le choléra, contribuent à l’échec de cette colonisation.
C’est durant cette période mouvementée que l’Assemblée législative décide de transporter en Algérie 450 insurgés des journées de juin 1848. Toutefois, la relance du projet de colonisation par  les colonies agricoles de 1849 contribue à l’accroissement de la population française, 66 000, fin 1851 et 92 000 en 1856. Ces cinq années sont celles de la déportation des opposants au coup d’état de 1851. Elles correspondent aussi au gouvernement de Randon qui lance un programme de colonisation officielle avec la création de 52 centres. Les opposants au coup d’état accomplissent une oeuvre significative, participant aux défrichements et aux travaux de terrassement, mais rentrent presque tous en France après l’amnistie de 1859. A partir de cette date, l’émigration française ralentit, pour tomber à 3 000 individus par an en dix ans voire 1 000 par an entre 1866 et 1872 ; peut-être est-ce la conséquence de la politique de Royaume Arabe de Napoléon III et de la guerre franco-prussienne. Après 1872, l’émigration française reprend avec le départ des Alsaciens Lorrains, de Corses, de gens du pourtour Méditerranéen, des départements pyrénéens et alpins, de la région parisienne. En quatorze ans -1872-1886- le nombre de Français augmente de 90 000 personnes, et atteint 219 000 ressortissants mais depuis 1856, le nombre de naissances l’emporte sur les décès, l’accroissement naturel annuel étant évalué à 6 pour 1 000. Après 1889, conséquence de la loi de naturalisation automatique, il est difficile de distinguer les Français de Métropole des Français naturalisés ; mais la colonisation officielle ralentit et l’émigration française diminue ; malgré une relance de la colonisation officielle au début du XX° siècle et un relatif succès de la colonisation privée, le peuplement français n’augmente pas de façon significative, consacrant l’échec d’une colonisation de peuplement. En revanche, le taux de natalité relativement élevé – supérieur à celui de la Métropole- conjugué aux naturalisations massives contribue à l’accroissement de la population française qui en 1962 est d’un million d’habitants. Bien qu’il n’y ait pas -je le rappelle- d’études d’envergure concernant les origines de la population française « de souche », on peut penser que provinces françaises les plus pourvoyeuses d’émigrants vers l’Algérie furent la région parisienne, la Provence, le Languedoc Roussillon, la Corse, l’Alsace et la Lorraine.
A la veille de l’indépendance, la population européenne est à 80% urbaine ; cette population est concentrée sur le littoral, Alger, Oran et Bône en rassemblant plus de la moitié, à Oran les Français étant majoritaires.

Les Alsaciens et Lorrains :

l’histoire de leur migration commence dès 1841 ; on compte plus de 2 000 Alsaciens en Algérie. Cette migration est consécutive à un essor démographique important associé à des crises de subsistance (1837-1839) et à l’influence des départs des « voisins » que sont les Suisses ou les Allemands. La migration s’accroît au cours de la décennie suivante, plus de10 000 personnes parmi lesquels on compte les premiers Lorrains originaires de la Meurthe qui a connu une famine en 1847. Malgré la colonisation officielle des premières années du second Empire, le rythme de la migration au cours de la décennie 1851- 1861 est inférieur à celui de la période précédente, environ 7 000 personnes, peut-être faut-il y voir la concurrence qu’exerce l’attrait vers l’Amérique via l’action d’agents recruteurs ou d’organes de presse agissant surtout pour le compte du Texas. Alsaciens et Lorrains sont souvent regroupés dans des villages, les plus anciens étant Kouba et Dely Ibrahim proches d’Alger, dans l’Oranie ce sont La Stidia et Sainte Léonie où chaque fois ils côtoient des Allemands. Les conditions de vie sont terribles et les taux de mortalité élevés. Enfin au cours des années 1862, 1863, on note une relance de la migration grâce aux efforts de l’administration, passage sur mer gratuit, coût très faible du voyage en chemin de fer ; mais des conditions climatiques pénibles durant les années suivantes font que peu de colons restent exploiter leur concession.
La défaite française en 1871 entraîne des départs estimés à 6 500 en 1871 et 1872 .Après cette date, il est difficile de quantifier la migration car les Alsaciens et Lorrains ne sont pas toujours dissociés par les statistiques de l’administration coloniale de l’émigration allemande. Mais à nouveau, les conditions désastreuses de l’installation incitent à penser que la colonisation officielle des années 1870-1880 est un échec ; une évaluation du nombre des naturalisations d’Alsaciens comptabilisés comme Allemands avance un chiffre de 3 500 personnes entre 1874 et 1889 ; si le peuplement Alsacien et Lorrain augmente, il le doit à la vitalité démographique de la génération antérieure qui a fait souche. En 1876, il représenterait 20% de la population française de l’Algérie.

Les Espagnols :

Ils sont les plus nombreux, 145 000 en 1886, à la veille de la loi de naturalisation de 1889, soit 33% du peuplement européen (Français inclus), mais aussi les premiers arrivés sur le sol algérien. En effet, en juin 1830, l’escadre française fait escale à Port Mahon aux Baléares etentraîne dans son sillage des Mahonnais qui s’installent en Algérois, occupent les jardins délaissés par les Maures, approvisionnent l’armée en céréales, en fourrages. Très vite, cette migration est organisée par le baron de Vialar qui envoie des recruteurs à Minorque. Mais la nouvelle de la conquête de l’Algérie se répand sur le littoral espagnol où les structures agraires archaïques sont cause d’une misère endémique et de crises de subsistance récurrentes ; aussi assiste-t-on à des vagues successives de départs le long d’une zone qui s’étend de Valence à Carthagène, la province de Valence étant celle qui alimente le plus le courant migratoire, lequel se dirige d’abord vers l’Algérois. Parallèlement, l’atmosphère de guerre civile récurrent dans laquelle vit l’Espagne consécutivement à des conflits de succession et des pronunciamentos militaires favorise une émigration politique peu soucieuse de s’installer dans la durée, mais aussi une émigration de miséreux fuyant la détérioration économique du pays. En 1858, 28% de la population européenne de l’Algérois est espagnole. En même temps, un autre courant migratoire se dirige vers l’Oranie plus proche, et en 1861, les populations espagnoles des deux provinces algériennes sont équilibrées numériquement, abritant chacune environ 24 000 ressortissants. Ce n’est qu’après 1861 que l’Oranie devient plus attractive, à tel point qu’à la veille de l’indépendance, Oran est qualifiée de « petite Espagne ». Ce peuplement présente trois caractéristiques ; il est agricole, on lui doit la mise en valeur de la Mitidja, de la vallée du Chélif, de la plaine du Sig ; il est urbain car se concentrent dans les grandes villes un petit artisanat et des petits commerçants ; enfin, on note une colonisation numériquement faible de pêcheurs sur le littoral oranais, Arzew, Beni-Saf. Il est difficile d’évaluer quantitativement le peuplement espagnol après 1889, mais la migration reste vive jusqu’à la veille de la guerre de 1914 date à laquelle elle connaît un coup d’arrêt; les Espagnols se fondent alors lentement dans la population française. La guerre civile entraîne le passage de quelques milliers de Républicains en Algérie, dont un certain nombre est interné dans des camps à la lisière du Sahara entre 1941 et 1944. L’une des grandes figures symbolisant la réussite du migrant est Bastos, le fabricant de cigarettes.

Les Italiens :

Numériquement, ils sont le deuxième groupe euro-étranger en Algérie ; on en recense 45 000 en 1886. Comme les Espagnols, ils arrivent très tôt en Algérie, ils sont aventuriers, pêcheurs, ouvriers du bâtiment, viennent du sud de la péninsule, et s’installent prioritairement dans le Constantinois et l’Algérois. Mais, jusqu’en 1848 c’est essentiellement une migration saisonnière, surtout des pêcheurs qui viennent pendant la saison favorable et, la saison terminée, repartent, « sans rien apporter à l’Algérie » selon l’administration française. Ces pêcheurs viennent du Golfe de Naples, Torre del Greco, Torre Annunziata et des îles, Procida, Ischia. A partir des années 1860, avec la mise en place des grands travaux en Algérie et la relance d’une colonisation officielle sous la III°république, la migration italienne connaît une certaine dynamique qui entraîne des départs de toute la péninsule, du sud, Calabre, Campanie mais aussi du Piémont (maçons) et de Sardaigne (mineurs du Constantinois) Après 1889, la migration reste vive, conséquence de la crise économique qui frappe l’Italie ; entre 1890 et 1910, on peut estimer que 2 000 personnes débarquent chaque année sur le sol algérien. A cette date, Alger -8 000 Italiens- Bône -6 000- et dans une moindre mesure Philippeville abritent les communautés les plus importantes. A Bône, la personnalité marquante de la fin du XIX° siècle fut Jérôme Bertagna, maire de la localité et descendant d’une famille italienne originaire du comté de Nice alors sous domination du  royaume de Piémont-Sardaigne. Après 1920, le courant migratoire se tarit, mais on note de nombreux allers retours Italie/Algérie et Tunisie/Algérie d’antifascistes entre 1924 et 1939. En 1962, la figure la plus connue de l’immigration italienne est le riche armateur algérois Schiaffino.

Allemands et Suisses :

Il est difficile de dissocier les deux migrations dans les premières années de la conquête parce que celui qui semble avoir été à l’origine de ce peuplement, le maréchal Clauzel,  avait des contacts à Genève et avait créé deux villages allemands à Kouba et Dely Ibrahim. D’autre part, la création de la Légion étrangère en 1831 attire de nombreux Suisses et Allemands  dont les régiments sont dirigés vers l’Algérie. La poursuite de la conquête au cours des années 1830 est observée avec attention par des organismes suisses soucieux de se débarrasser de populations pauvres et encouragés par l’administration française qui voit d’un mauvais oeil l’arrivée des Italiens et des Espagnols considérés comme des va-nu-pieds, et qui préfère une « population robuste et laborieuse ». Sous le Second Empire, le gouvernement entend organiser les migrations européennes, mais cela ne va pas sans quelque réticence de la part des cantons suisses ou des états allemands. Ces émigrants viennent surtout du duché de Bade et du Palatinat, du canton de Vaud, du Valais et du Tessin. En 1872, on dénombrerait 10 000 Allemands et 8 000 Suisses, mais leur nombre s’accroît de façon significative entre 1880 et 1890, sans qu’on puisse donner une estimation fiable, les Allemands étant nombreux à vouloir accéder à la nationalité française, et conséquence de la germanophobie ambiante, beaucoup tentent de se faire passer pour Alsaciens. En 1872, c’est le département d’Alger qui accueille le plus grand nombre d’Allemands suivi par le Constantinois.
Pour les Suisses, la répartition s’avère plus délicate si l’on excepte le cas de la Compagnie Genevoise qui accueille 2 000 personnes –dont 712 Vaudois- en 1853 et 1854 sur une dizaine de villages autour de Sétif. Lucien Borgeaud, le richissime propriétaire du domaine de la Trappe de Staouëli est la figure emblématique de la communauté suisse.

Les Maltais :

Ils sont un groupe numériquement faible ; en 1886, trois ans avant la loi de naturalisation automatique, on en recensait 15 553 ressortissants. Cette migration présente plusieurs originalités. Tout d’abord, comme les Mahonnais, les Maltais sont les premiers étrangers à débarquer en Algérie ; en effet de nombreux observateurs signalent des gargotiers et des portefaix à Alger originaires de Malte dès 1830 ; en 1833, un premier recensement révèle qu’en 1833 ils sont aussi nombreux que les Espagnols. L’autre originalité consiste dans leur répartition sur le sol algérien ; ils sont quasiment concentrés sur le littoral est, plus précisément à Bône où en 1846, 40% de la population européenne est maltaise et à Philippeville où la même année ils représentent plus du quart des Européens. La proximité géographique explique grandement cette concentration, les autres communes attractives étant principalement Alger et dans une moindre mesure Bougie, Djidjelli et La Calle. Population majoritairement masculine, pauvre et industrieuse, elle se signale par sa grande résistance au climat et aux labeurs les plus durs. Population urbaine, elle arrive toutefois par son sens de l’épargne à racheter des lopins de colonisations et à réussir dans l’agriculture aux alentours des villes littorales du Constantinois. Après 1881, le courant migratoire maltais vers l’Algérie se dirige vers la Tunisie plus proche, devenue protectorat français. La loi de 1889 aidant, la population maltaise diminue progressivement et dans la dernière décennie du XIX°siècle les Maltais de Tunisie sont plus nombreux que leurs compatriotes d’Algérie.

La Tunisie, nouvelle terre attractive à partir de 1881.

La conquête de ce territoire entraîna très rapidement de nouveaux courants migratoires. Les Maltais y virent une terre plus proche géographiquement, mais aussi moins contraignante sur le plan législatif, car le statut de protectorat laissait plus de liberté aux immigrants. C’est également ce que comprirent les Italiens, qui malgré la frustration que ressentait leur gouvernement, saisirent l’opportunité de s’installer dans un pays qui offrait également plus de sécurité que par le passé. En fait, la migration italienne était ancienne, car depuis le début du XIX° siècle, l’administration beylicalle qui avait besoin de cadres avait fait appel à eux; il faut chercher les origines de cette demande dans les liens ancestraux que les Juifs livournais entretenaient avec le Bey. Les Italiens étaient donc nombreux en 1881 à la veille de la conquête française d’où leur sentiment de frustration. Après 1881, ils arrivèrent donc par milliers, à tel point qu’une source française évalue le nombre d’Italiens à 65 000 personnes environ en 1900, mais que les sources italiennes estiment le nombre de leurs ressortissants à 100 000! Mais ce n’est pas la même migration; avant 1881, on peut considérer qu’il s’agissait d’une migration de l’élite, après, c’est une population défavorisée qui est attirée par cette d’venture nouvelle où on peut, à défaut de s’enrichir, vivre mieux! Quoiqu’il en soit ils s’installent majoritairement sur le littoral (pour les deux tiers) Tunis, La Goulette, Ferryville, Tabarka, Bizerte, Cap Bon. Ils viennent de Sicile, de Ligurie, de Ponza (golfe de Naples) et quand ils sont pêcheurs entretiennent des relations avec Livourne, Gènes, Trapani, Palerme, Naples; mais ils sont majoritairement, et c’est ce qui les distingue de leurs compatriotes de l’Algérie, maçons, agriculteurs, avec des spécialisations, la vigne, l’olivier,les Sardes démasclent le chêne liège de Khroumirie, et parfois passent la frontière algérienne pour éventuellement prolonger la saison.
Parallèlement à cette migration de masse, en 1911, on dénombrerait près de 100 000 Italiens, les Français émigrent peu, environ 34 000 à la même date, soit 1 000 par an! Ils sont majoritairement urbains, fonctionnaires, travaillent dans le secteur secondaire, Tunis, puis Bizerte sont les localités attractives.

Comment et dans quelles conditions s’effectuent la migration de l’Europe vers l’Afrique du Nord?

Une remarque s’impose; le port de départ de la France vers l’Algérie, au moins pendant les quinze premières années après la conquête est Toulon. A tel point que lorsqu’il est prévu vers 1834-1835 des travaux d’extension du port d’Alger, les concepteurs envisagent de créer un «Toulon Africain ».

Marseille ne supplantera Toulon qu’à partir du début des années 1850. A cela deux raisons: d’abord les travaux d’extension du port de Marseille se font entre 1839 et 1849 et d’autre part l’arrivée du chemin de fer P.L.M. est achevée en 1855. En ce qui concerne l’émigration française, le tournant semble être les départs des convois de 1848 en provenance de Paris via Lyon par voie d’eau sur la Saône et le Rhône. Avec l’ouverture du canal de Suez en 1869, Marseille deviendra le grand port de l’Orient et des colonies; c’est d’ailleurs une compagnie marseillaise, la Cie Fraissinet avec son vapeur « l’Asie » qui franchira la première le canal. En 1870, 187 000 passagers transitent par Marseille.

Il en est de même des migrations alsaciennes, allemandes et suisses qui à partir des années 1845 délaissent Toulon pour Marseille. Dans les années 1860, les Alsaciens et les Allemands se rassemblent à Thionville pour rejoindre Marseille où ils sont hébergés puis repartent le plus rapidement possible munis de titres de transports gratuits pour Alger ou Stora, le port de Phillippeville n’étant alors pas encore achevé. Après 1870, les Alsaciens sont accueillis à Marseille par la Société d’Assistance des Alsaciens Lorrains et empruntent des lignes régulières: le mardi et le samedi à destination d’Alger (48 h. de traversée), le jeudi à destination d’Oran (72 h. de traversée) et le vendredi à destination de Stora (42 h. de traversée). Les Suisses reçoivent lors de leur transit à Marseille le soutien de la Société de Bienfaisance créée par des notables suisses.

La première ligne à vapeur, Marseille-Alger est fondée en 1831 par des Suisses, les frères Bazin. Il faut en moyenne à tous ces émigrants cinq semaines de voyage, de leur lieu de départ aux villages de colonisation qu’ils doivent rejoindre en Algérie après leur débarquement.

Concernant l’émigration italienne et espagnole les conditions de départs sont très différentes.

En effet, malgré les tentatives d’instauration de lignes régulières, celles-ci échouent rapidement et ce sont des initiatives privées, souvent à caractère clandestines qui drainent l’essentiel du courant migratoire. Un courrier du consul de France en poste à Valence, en date du 10 avril 1865 signale «que la plupart des transports d’émigrants se fait par petits bateaux de 20 à 25 tonneaux au départ de petits ports et à l’occasion de divers trafics. » Pourtant, dès 1846, il y eut une ligne Valence-Oran.

Dans les années 1860, devant l’importance du trafic de balancelles, la Compagnie -française- des Messageries Impériales ²prévoit sur la ligne Marseille-Oran des escales à Barcelone, Valence, Alicante Carthagène. Dans les années 1870, une tentative de ligne Carthagène-Oran n’aboutit pas.

Seul, un bateau espagnol réussit à assurer durant quelques années une liaison bi hebdomadaire entre Carthagène et l’Oranie. Il faut attendre les années 1880 pour que la Compagnie Générale Transatlantique assure une ligne régulière Algérie-France. Mais beaucoup d’émigrants espagnols continuent à emprunter les lignes du trafic commercial ou postal ou des balancelles au départ de petits ports alicantins comme Santa Pola ou Benidorm.

Il en est de même pour les Italiens qui empruntent les bateaux de pêche ou des caboteurs qui effectuent la traversée du golfe de Naples vers La Calle, Bône ou Stora. Au début de la conquête le grand port de commerce italien vers l’Algérie était Livourne; pendant longtemps les navires livournais transportèrent des marchandises et des émigrants, souvent clandestins, piémontais ou toscans.

Durant la première décennie il convient de noter une migration particulière, comme les Mahonnais qui s’engouffrèrent derrière la flotte française, de nombreux bateaux sardes arrivèrent dès l’été 1830; ces deux communautés jouèrent un rôle important dns l’approvisionnement de l’armée française et apportèrent un nombre conséquent d’émigrants. Toutefois, en 1881, un seul bateau, italien, « Il Principe di Napoli » assureune liaison hebdomadaire Naples-Bône. Il faut attendre l’extrême fin du XIX°siècle et le début du XX ° siècle pour que se créent des lignes régulières Algérie-Italie.

Il est intéressant de signaler que des descendants de ressortissants italiens jouèrent un rôle important dans l’histoire maritime de l’Algérie puisque l’association Scotto, Ambrosino, Pugliese originaires de Procida créa des lignes régulières ports de l’Oranie/ports français de la Méditerranée à partir de 1890 et que la famille Schiaffino, outre les lignes trans méditerranée, créa des liaisons littorales afin de desservir les ports algériens. Pour la petite histoire, c’est un Schiaffino qui, en 1842, qui transféra les reliques de Saint Augustin à Bône.En Tunisie, c’est la famille Rubattino qui contribua au développement de lignes littorales maritimes, mais qui s’impliqua également dans la construction de lignes ferroviaires.
Mais l’émigration italienne vers la Tunisie emprunte longtemps elle aussi des liaisons occasionnelles de patrons pêcheurs ou de petits négociants en quête de petits trafics comme l’atteste un courrier du consul d’Italie à Tunis en poste en 1903: « ils (ses compatriotes) descendent de petits bateaux ou de barques avec leur paquet sous le bras et quelques sous en poche et se répandent dans les campagnes désertes de Tunisie… ».Mais il convient de signaler qu’une compagnie italienne assurait à la fin du XIX° siècle un service régulier Tunis-Bari.
Les décrets sur la naturalisation de 1922 qui accordaient automatiquement la nationalité française à toute personne non tunisienne née en Tunisie de parents qui y étaient eux mêmes nés contribua à réduire le nombre d’Italiens malgré la vivacité du courant migratoire qui se poursuivit durant l’entre deux guerres. Ces décrets provoquèrent d’ailleurs de vives opositions tant en Tunisie qu’en Italie où la politique expansionniste du Duce visait non seulement à tenter de gagner de nouveaux territoires mais aussi à protéger ses ressortissants à l’étranger. En 1956, on recensait environ 180 000 Français contre 67 000 Italiens.
En Algérie à la même date, on dénombrait environ un million d’Européens dont 90% étaient de nationalité française.
Tous se préparent, sans le savoir à une gigantesque migration de masse.Ils sont plus d’1,4 million résidant en Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Egypte.

Ceci nous amène donc à traiter des rapatriements vers la France.

Sans en rappeler les conditions, qui ont été abondamment traitées au colloque de Marseille en septembre, on peut d’abord s’interroger si le terme rapatriement est le plus adéquat.

Nombreux étaient les «rapatriés qui ne connaissaient de la mère patrie que ce qu’ils en avaient pu voir au cinéma, ou ce que leur avait pu raconter, leur père, leur frère, leur oncle lorsqu’ils étaient venus en 1943 se battre pour la France et qu’à ce titre ils se sentaient profondément français.

Les Espagnols et les Italiens avaient oublié leur origine; ils savaient confusément qu’ils étaient « valenciens, napolitains. Toutes ces populations avaient depuis longtemps, en 1962, acquis la nationalité française et pour certains ressortissants depuis trois générations ; la langue française, l’école, le service militaire pour les hommes, les deux conflits mondiaux auxquels ils avaient participé étaient des éléments qui contribuaient à leur sentiment profond d’appartenance à la nation française. Ce qui est certain, c’est qu’ils se préparaient comme leurs ancêtres à une nouvelle migration qui leur ferait à nouveau traverser la Méditerranée mais dans l’autre sens.

Quelques uns, peu nombreux, effectuèrent comme leurs aïeux la traversée sur des bateaux de pêche; leurs noms méritent d’être rappelés tant les conditions furent héroïques.

Les frères Pilato, le patron Giordano, André Striano, tous de l’Algérois et d’origine napolitaine, mais aussi la famille Llorca d’Arzew, descendants d’émigrants alicantins qui rallièrent Port-Vendres, Sète, La Ciotat, Toulon ou Saint Raphael.

D’aucuns perpétuèrent la profession de pêcheurs et s’installèrent à Séte, Martigues, La Ciotat… d’autres, terriens, mirent à profit leur savoir faire en matière agricole, et on les retrouva horticulteurs dans la Var, viticulteurs dans l’Aude ou l’Hérault, mais n’oublions que l’immense majorité d’entre eux étaient déjà devenus en Algérie des citadins et qu’à ce titre ils peuplèrent Marseille, Toulon, Nice, Montpellier, Perpignan, en un mot les grandes métropoles méditerranéennes françaises où ils occupèrent les emplois des secteurs secondaire et tertiaire.

Parmi les artisans de la colonisation maritime, on se souviendra qu’en 1962, l’armement Scotto Ambrosino Pugliese (S.A.P.) se rapatrie à Sète, puis se rapproche de Schiaffino en 1967, lequel Schiaffino avait après l’indépendance transféré son siège social à Paris.Un autre armement oranais, de moindre importance, l’armement Mazella se rapatriera à Bayonne.
Parmi les descendants de pêcheurs italiens installés sur le littoral constantinois, la famille Falcone qui avait construit des conserveries s’installa après 1962 à Port-Vendres d’où elle écoula des conserves « Papa Falcone ».

Mais à ces populations d’Algérie, il convient de ne pas oublier qu’elles avaient été devancées dès 1956, par les Européens de Tunisie et du Maroc. En Tunisie où la loi de naturalisation automatique de 1889 ne pouvait être appliquée puisque ce territoire était un protectorat, la colonie était numériquement importante. Nombreux, je le rappelle étaient les Siciliens qui avaient au lendemain de la conquête, en 1881, effectué la courte traversée. Ils venaient rejoindre des compatriotes originaires de la péninsule (Ligurie, Toscane, Piémont) installés là depuis longtemps et qui étaient commerçants ou fonctionnaires de l’administration beylicale. Les fortes résistances, surtout à partir des années 1920, auxquelles s’était heurté la France², la guerre, le choix qu’avait fait de nombreux Italiens de lutter ou non contre le fascisme avaient entraîné des sentiments mitigés vis à vis de la puissance coloniale qui parfois les avaient considérés avec un certain mépris. Quoiqu’il en soit, en 1956, au gré d’unions mixtes ou d’intérêts économiques particuliers les 67 000 Italiens de Tunisie se trouvèrent partagés.

Si aucune étude approfondie n’a été effectuée à ce jour à notre connaissance, on peut considérer qu’un tiers des Italiens choisit de rester, un tiers choisit de retourner vers leur mère patrie, l’Italie, un tiers choisit la France accompagnant les Français et quelques descendants de Maltais devenus français. On en retrouve également beaucoup sur le littoral méditerranéen français.

Il convient de pas oublier les 300 000 Français du Maroc, parmi lesquels on comptait de nombreux descendants d’Espagnols qui rejoignirent aussi la France, mais certains avaient transité entre 1956 et 1962 par l’Oranie.
En 1968, près de 40% des rapatriés d’Algérie étaient installés en P.A.C.A. et en Languedoc-Roussillon.

La Méditerranée a connu en un peu plus d’un siècle des migrations qu’on peut qualifier de triangulaires, Espagne-Maghreb-France ou Italie-Maghreb-France qui concernèrent des  centaines de milliers de personnes. Anecdote intéressante pour conclure, ces descendants d’immigrants espagnols italiens ou maltais qui avaient « oublié » en Algérie d’où ils venaient² précisément, se mirent à partir des années 1980 à rechercher leurs lointains ascendants et se rendirent sur les lieux ancestraux du départ pour y retrouver de lointains cousins. La migration triangulaire devenant quadrangulaire et moins dramatique; c’était la quête des origines, des racines, empreinte d’émotions de découvertes et  de joies.

Gérard Crespo
Journée d’études à l’initiative de French Lines
Montpellier, 14 novembre 2008.

Bibliographie indicative :

Pour l’Algérie:

Marc Baroli, La vie quotidienne des Français en Algérie, Hachette, Paris, 1967. Victor Demontès, Le peuple algérien, étude de démographie algérienne, Imprimerie algérienne, Alger, 1906.
René Ricoux, La démographie figurée de l’Algérie, étude statistiques des populations européennes qui habitent l’Algérie, Masson, Paris, 1880.
Les années 1980 et 90 voient toute une série d’études, surtout à l’initiative d’Emile Témime professeur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Marseille.
Dans l’ordre de parution:
J-J.Jordi, Les Espagnols en Oranie, 1830-1914, histoire d’une migration, Africa Nostra, Montpellier, 1986, ouvrage qui est le produit d’une thèse de 3° cycle soutenue en 1983.
M.Donato, Les Maltais en Algérie, 1830-1889 Africa Nostra, Montpellier, 1987, ouvrage issu d’un DEA.
G.Crespo et J.J.Jordi, Les Espagnols en Algérois,1830-1914, histoire d’une migration, l’Atlanthrope, Versailles, 1991.(produit du diplôme de l’EHESS de Gérard Crespo)
G.Crespo, Les Italiens en Algérie, histoire et sociologie d’une migration,1830-1960, Presses Universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Asq, 1999.(Doctorat soutenu par G.Crespo en 1998)
Fabienne Fischer, Les Alsaciens et Lorrains en Algérie, 1830-1914, histoire d’une migration,éditions Gandini, Nice, 1999.(DEA d’histoire)
J-M. Di Constanzo, Allemands et Suisses en Algérie,1830-1918, éditions Gandini, Nice, 2001.(DEA d’histoire)

Pour la Tunisie:

l’ouvrage ancien de Gaston Loth, Le peuplement italien en Algérie et en Tunisie, Armand Colin, Paris, 1905.
En italien, l’ouvrage de E. Deleone, La colonizzazione dell’Africa del Nord, vol.1, Algeria e Tunisia, Padoue, 1960.
J. Ganiage, Une entreprise italienne de Tunisie au milieu du XIX° siècle, correspondance commerciale de la thonaire de Sidi Daoud, P.U.F. Paris, 1960 et La population européenne de Tunis au milieu du XIX° siècle, étude démographique, P.U.F. Paris, 1959.
G. Crespo, Les Italiens en Tunisie, in Mémoire d’Afrique du Nord, n°11, Paris, 1998, et Les Italiens de Tunisie entre Fascisme et Vichy (1935-1945), in Ces jours que nous avons tissés, Mémoire écrite d’Afrique du Nord, Paris, 2002.

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Le Testament de Jean Lagisquet (1630 – 1686, 13ème génération) du 8 Septembre 1686 en la ville de Salies

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En image grâce à  Pierre Lagisquet

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ou en texte :

« L’an mil six cent quatre vingt six et le huitième jour du moi de septembre en la ville de Sallies et maison apellée Lestablot de Lescudé Jean de Laguisquet dit Moustrou maitre d’icelle malade de son corps dans son lit depuis six mois ou environ néantmoins en son bon sens mémoire et entendement considérant qu’il n’y a rien au monde plus certain que la mort ny plus incertain que l’heure d’icelle a requis à moy notaire retenteur(?), présents les témoins bas nommés, luy retenir le présent testament comme contenant la disposition de sa dernière volonté.  

  Premièrement recommande son âme à Dieu le Père, Fils et Saint Esprit qui son trois personnes distinctes et non séparées mais un seul Dieu, priant cette Sainte Trinité de luy pardonner toutes ses fautes et péchés, Priant aussy la Sainte et Bien Heureuse Vierge Marie qu’il luy plaise d’intercéder pour luy vers Notre Seigneur Jésus Christ comme aussy à tous les Saints et Saintes de Paradis affin que lorsqu’il plaira au Bon Dieu de séparer son âme de son corps de recevoir icelle et la colloquer dans son Royaume céleste Céleste de Paradis Item a dit qu’il laisse et lègue en faveur des pauvres de la présente ville deux francs payables par son héritier bas nommé un an après son décès et distribuables par Monsieur le Curé de St Vincent ou Monsieur son vicaire de la manière qu’ils le jugeront à propos.

   Item a dit le dit Testateur qu’il a été marié avec Marie D’arricades de la dite ville et que de leur mariage il a été procréé quatre enfans deux masles et deux femelles la première apellée Sara quy est mariée avec Samuel de Lapadu, la seconde appellée Marthe, le troisième Samuel et le quatrième Pierre lesquels enfans sont mariés à la réserve de la dite Marthe et du dit Pierre. Item a dit le testateur que avant sa maladie et depuis icelle il a reçu de la dite Marthe sa filhe tous les secours et assistances qu’un père puisse recevoir d’un enfant soit au moyen des fournitures qu’elle luy a fait du peu de canal(?)) qu’elle s’est dit gagner par son travailh et industrie soit autrement par toutes les voyes dont elle a peu  avec les témoins ce que n’a fait le dit testateur  l’aviser avec lesquelles la dite Marthe l’a nourri dans son lict et désirant luy recognoitre icelles le dit testateur luy laisse et lègue la somme de 50(?) Bordallois et veut que entend qu’au payement de la dite somme comme aussy jusqu’au payement de semblable somme de 50 fr à la dite Marthe léguée par la dite feue Marie D’arricades ma femme elle jouisse et possède la dite maison apellée Letablot de lescudé sans qu’elle en puisse en être dépossédée par mon dit héritier ny par ? que par au préalable elle ? payée de la somme de 100 fr voulant et entendant que la dite Marthe  fasse de la somme de 50fr ci dessus léguée à son plaisir et volonté et qu’elle en dispose en faveur de quy bon luy semblera et le dit lequel le dit testateur luy fait pour les raisons en outre et au delà les droits qu’elle a n’y peut prétendre tant du coté paternel que maternel

   Item a dit le testateur qu’il doit bailler à la dite Sara sa filhe aisnée la somme de quatre vingts francs bourdallois pour raison d’argent qu’elle luy a presté dans le temps qu’elle estait servante chés le sieur Fernandes marchand de la présente ville et ce il peut y avoir six ans ou environ laquelle somme la dite Sara luy a presté dans les grand besoins et necessités, c’est pourquoy il veut et entend que la dite Sara soit payée de la dite somme de quatre vingts franx avec l’intéret puis le jour de son décès sans que la dite recognaissance(?) puisse nuire ny préjudicier à la dite Sara aux  droits paternels et maternels et d’autant que l’institution héréditaire est le Chef et fondement de tout bon Testament

   le dit testateur institue pour son héritier universel(= vou?) au niveau de tous et Chascuns ses biens en accomplissant ce devoir(?) le dit Samuel de Laguisquet son filhs aisné auquel il prie de prendre soin de la sépulture et leu que luy a esté ? et par luy entendu mot à mot t’elle a dit estre la dernière volonté fait à Sallies le susdit jour et an que dessus pour les témoins messire Jacob de Casse Jurat de la (dite ville?) messire Jean de Coustalé bourgeois,David de Montesquiut de la dite ville et Jeconias de Lestelle notair de la dite ville quy le présent ay retenu et signéce que n’a fait le dit testateur quoyqu’il scache à (cause?) de la faiblesse et tremblement de main de ce fet requis par moy

Signé: De Casse, De Coustalleet Montesquiut père(?) et Lestelle notaire »

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Pied Noir : Les colonies agricoles en Algérie

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De nombreux renseignements pour ceux qui veulent étudier la colonisation française en Algérie

 

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Serge Billard Baltyde

 

Trouvé sur ce site, un article qui synthétise bien l’histoire des colonies agricoles :

Les  » colonies agricoles  » de 1848 sont nées de la conjonction de deux crises, d’origine différente : La crise métropolitaine et la crise algérienne.

La première est suffisamment connue pour qu’il soit utile d’y revenir. Soulignons seulement ses grandes lignes : Budget des  » 45 centimes « , élections modérées, échec des Ateliers nationaux, journées de juin. La répression de l’émeute a peut-être résolu le problème sur le plan politique. Sur le plan social rien n’est changé. Une armée de chômeurs encombre Paris, ce qui inquiète les gouvernants.

 

L’ALGÉRIE EN 1848

 

La crise algérienne mérite qu’on l’examine plus en détail. A première vue il semblerait que 1848 doive marquer l’épanouissement de la Colonie : la paix règne enfin. Abd-el-Kader s’est soumis. Seules quelques opérations sans importance autour de la Kabylie encore indépendante ont les honneurs du communiqué. Et pourtant jamais le découragement n’a été plus grand. En effet, le pays se débat dans une crise économique qui parait sans issue. A la base, le manque de crédit. Les capitaux métropolitains ont regagné la France pour être investis dans les chemins de fer – plus rentables – ou simplement pour se mettre à l’abri, car le malaise est général.

De toute façon, l’Algérie n’a rien qui puisse attirer les capitalistes. Les ordonnances d’Octobre 1844 et de juillet 1846, qui tentaient de mettre de l’ordre dans le régime de propriété européen et indigent, par l’examen sérieux des titres, laissent peser une menace constante d’éviction sur les possédants, fussent-ils de bonne foi. De nombreux colons hésitent dans ces conditions à engager les frais d’installation ; d’autant plus que l’argent ne se prête qu’à taux usuraire par suite de l’absence d’établissement de crédit, hypothécaire. Les exploitations en rapport voient d’autre part leurs produits grevés de droits de douane, au même titre que les produits étrangers.

La courbe démographique concrétise éloquemment la situation. Pour la première fois depuis 1830, la population civile européenne diminue : 100.000 individus en janvier 1848 contre 114.000 l’année précédente.

Les Algériens cependant se refusent à désespérer de l’avenir. D’innombrables projets de réforme surgissent. Malheureusement l’administration militaire, qui gère le pays, semble se désintéresser de_ la question. Diverses démarches effectuées auprès du roi Louis-Philippe ou de -ses ministres se sont heurtées au veto des bureaux du Ministère de la Guerre. L’antagonisme entre l’élément civil et l’élément militaire ne fait que croître. Aucune amélioration, dit-on, n’est à espérer tant que l’Algérie sera aux mains des militaires. Et pour rejeter cette tutelle honnie, l’opinion demande l’assimilation à la Métropole qui est présentée comme la panacée universelle.

Aussi, lorsque la nouvelle de la Révolution de Février parvient à Alger, beaucoup voient là l’occasion inespérée de secouer le joug des généraux. De fait, un accord s’établit rapidement entre l’Algérie et la seconde République. Celle-ci prend en faveur des Algériens trois mesures  » assimilatrices « 

L’Algérie est déclarée partie intégrante du territoire français. Elle est divisée en départements. Elle bénéficie de quatre représentants à l’Assemblée Nationale.

Cette dernière décision est d’une application immédiate puisque les élections ont lieu en Avril. Mais elle entraîne aussitôt le désenchantement : la majorité se désintéresse des efforts des députés algériens ; les généraux d’Afrique occupent dans [e nouveau régime les postes ales plus importants.

Dans ces conditions, il est inutile d’aborder de front la question politique. On se rabat sur la colonisation. L’accroissement de la population européenne rendra malaisé le maintien du régime militaire. Enfin, la crise de main-d’œuvre et peut-être celle des capitaux seront-elles ainsi momentanément résolues.

 

LES PROJETS DE COLONISATION OUVRIÈRE

 

Sur ces entrefaites, la fermeture des Ateliers Nationaux et les journées de juin secouent violemment la classe ouvrière de Paris. Elle se regroupe partiellement autour des anciens cadres des Ateliers, créant ainsi une sorte d’association assez importante.

Les Algériens de Paris, de leur côté, se réunissent depuis longtemps au sein de la  » Société Algérienne  » où un comité de colonisation a été fondé. Les dirigeants des deux groupements prennent contact dans un but précis Favoriser l’installation, en Algérie, des chômeurs. Le projet n’est pas neuf. On le trouve dans les colonnes de « l’Akhbar  » dès le 8 Avril. A leur départ, les ouvriers ne mettent qu’une condition les exploitations seront de type socialiste. Les Algériens, qui jugent leur échec probable, acceptent cependant : On trouvera toujours à utiliser cette main-d’œuvre. L’étude du projet est poussée assez loin et Ferdinand Barrot, député d’Algérie, promet de demander à la Chambre les crédits nécessaires.

Mais le Gouvernement n’est pas resté inactif. Le 15 Septembre, Lamoricière, ministre de la Guerre, obtient priorité de discussion pour son propre projet basé également sur le transfert des chômeurs en Algérie. Seulement les modalités d’application diffèrent du tout au tout. Et d’abord c’est l’Administration Militaire qui prend en charge l’installation (les émigrants. Ensuite il n’est plus question de travail en commun. Les lots de culture seront répartis individuellement, Les députés algériens Didier et de Rancé. soutenus seulement par l’extrême gauche, voient leurs amendements repoussés. La loi du 19 Septembre est votée. L’arrêté du 27 complète les dispositions prises. Voici quelles étaient les principales :

L’Enta accorde aux colons une maison individuelle et une concession agricole variant de 2 à 10 hectares, selon les charges de famille de l’intéressé et la richesse du sol. Pendant trois ans, il prend en charge les émigrants et leur famille, auxquels sont attribuées des rations alimentaires journalières. Il fournit également le cheptel, les instruments agricoles, les semences nécessaires à l’exploitation.

De leur côté, les colons, dans un délai semblable, doivent mettre en valeur leur concession, faute de quoi ils pourront être évincés. Les titres définitifs de propriété ne seront délivrés qu’une fois cette obligation remplie.

Enfin, clause qui fit couler beaucoup d’encre, les colonies agricoles pouvaient, au bout, d’un an, bénéficier du régime municipal des territoires civils, c’est-à-dire echapper au contrôle des militaires.

Un crédit de 5o millions, échelonné sur trois ans (5, 10, 35) devait permettre de financer chaque année la création de nouveaux centres. Comme 1848 était sur le point de s’achever, il ne fut prévu que 12.000 départs, sur 100.000 escomptés, avant le 31 Décembre.

 

LE TRANSPORT DES COLONS

 

En somme, les conditions faites aux colons par l’Etat étaient fort libérales et tout laissait prévoir le succès.L’enthousiasme des ouvriers en fut la preuve. Les demandes affluèrent.

La commission parlementaire, appelée commission Trelat du nom de’ son président, chargée de veiller à l’exécution de la loi, devait procéder à l’examen des candidatures et exclure, en principe, vieillards et femmes. En réalité, le contrôle fut illusoire. Aucun des états nominatifs, faits dans la confusion, ne s’avéra exact ; d’où d’innombrables difficultés d’ordre administratif à l’arrivée en Algérie. L’Etat s’était chargé du transport des colons et de leur mobilier. Le voyage devait s’effectuer par voie d’eau, seul moyen permettant à l’époque, de déplacer économiquement une telle masse de gens.

De Paris à Châlons devaient être utilisées des péniches hâlées à main d’homme, de Châlons à Arles des vapeurs fluviaux, d’Arles à Marseille le chemin de fer, une nouveauté.

Le départ du premier convoi, destiné à Saint-Cloud, eut lieu le 8 Octobre, quai de Bercy. Lamoricière remit aux colons un drapeau qui fut béni par le clergé. Les fanfares militaires répondirent au discours de Trélat et aux vivats de la foule.

Du 8 Octobre au 10 Décembre, seize convois devaient quitter Paris avec un cérémonial analogue.

En général, le trajet de Paris à Châlons, malgré l’inconfort des péniches (ni lits, ni hamacs ni cloisons- de séparation) laissa de bons souvenirs. La lenteur (lu voyage (12 jours) permettait de fréquentes haltes et l’entreprise chargée du transport nourrissait fort convenablement les colons. De Châlons à Arles, la vitesse des vapeurs suscita des craintes, ainsi que les tunnels du chemin de fer qui les conduisit à Marseille. La plupart des colons gardèrent un mauvais souvenir des villes, Lyon, Arles, Marseille) qui les hébergèrent sans enthousiasme, les traitant en individus dangereux plutôt qu’en émigrants. Peut-être faut-il voir là l’origine de la légende des  » Déportés de 1848  » –

Après un séjour assez bref à Marseille, les colons s’embarquèrent pour l’Algérie.

 

L’ORGANISATION DES COLONIES AGRICOLES

 

Que devaient-ils trouver en arrivant ?

Le nouveau Gouverneur Général Charon avait pris à cœur le succès des colonies. Les instructions émanant de lui en témoignent. Mais le délai accordé devait s’avérer ridicule en regard de la tâche assumée. Dans un pays dépourvu de routes, au cadastre incertain, il fallait faire surgir de terre 42 villages, alors que l’Algérie française ne comptait que 8o agglomérations.

La première besogne consistait à trouver les terres nécessaires à la constitution des périmètres de colonisation, dans des régions salubres, sûres et possédant (les points d’eau. Heureusement les travaux des commissions d’enquête créées en 1846 avaient jeté quelque clarté sur la question des terres domaniales. Ils furent d’un précieux secours et ce n’est que rarement qu’il fallut recourir à des expropriations légales.

Dans chaque subdivision d’autres commissions statuèrent sur l’emplacement des futurs centres.

L’esprit militaire qui les animait sacrifia souvent la salubrité à la sécurité. Sous l’influence (le Lamoricière, ancien divisionnaire d’Oran, cette province eut la part du lion : Aboukir, Rivoli, Aïn-Nouissy, Tourin. Karouba, Aïn-Tédelès, Souk-el-Mitou, Saint-Leu, Damesme, Arzew, Mulet’-Magoun, Kléber, Mefessour, Saint-Cloud, Fleurus, Assi-Ameur, Assi-ben-Ferrah, Saint-Louis, Assi-ben-Okha, Assi-bou-Nif, Mangin.

L’Algérois reçut 12 villages, échelonnés le long des routes Blida-Cherchell (El-Affroun, Bou-Roumi, Marengo. Zurich, Novi) ou Koléa-Cherchell (Castiglione-Tefeschoun), tandis que les agglomérations excentriques de Médéa, Orléansville et Ténès se voyaient respectivement renforcées de Lodi, Damiette, la Ferme, Ponteha, Montenotte.
Dans le Constantinois, peu peuplé, la région de Guelma. avec Héliopolis, Guelma, Millesimo, Petit ; le Cercle de Philippeville avec Jemmapes, Gastouville. Robertville la plaine de la Seybouse avec Mondovi et Barrai, se partagèrent 9 colonies.
Les travaux d’installation commencèrent aussitôt. Pressée par le temps, l’Administration renonça aux maisons individuelles et fit élever des baraquements de 6o mètres de long. Encore étaient-ils ‘,-à l’état de projet dans beaucoup de centres lors de l’arrivée des colons.
Il n’était pas non plus question d’attribuer d’emblée les lots de culture, encore non délimités. L’armée fut chargée de défricher quelques hectares par village afin de permettre aux émigrants de semer (dès la première année. Dans certains centres, les directeurs s’abouchèrent avec les Bureaux. Arabes qui mirent à leur disposition des Khamnlès (métayers musulmans) pour préparer une partie du sol.
Les routes qui devaient joindre les colonies aux villes voisines restèrent dans le domaine de l’imagination ainsi que les  » travaux d’hydraulique « , entendez le captage des sources.
Sur le plan administratif s’étaient posés deux grands problèmes : l’administration des centres et la distribution (les fournitures et rations promises.
Le premier fut réglé de façon fort économique. Les bureaux des subdivisions s’en chargèrent. La chose fut d’ailleurs facilitée par l’étendue des pouvoirs accordés aux Directeurs des colonies. Ceux-ci choisis parmi les officiers volontaires cumulaient à la fois l’exécutif, le judiciaire et le législatif. Par malheur, à part quelques brillantes exceptions, tels Lapassel ou de Malgaive, ils se montrèrent souvent au-dessous de leur tâche, pour ne pas dire plus. Certains, spontanément, cherchèrent à tempérer leur propre omnipotence en créant des conseils de familles ou conseils des colons, composés de représentants élus de leurs administrés. Les centres les plus importants, reçurent les Directeurs adjoints. Tous, à d’origine, devaient posséder des  » Moniteurs de culture « . Mais Lamoricière, sous prétexte d’économie le supprima, ce qui fut une lourde faute. En réalité, il semble bien qu’il ait voulu ainsi préserver la toute puissance des Officiers-Directeur
Le second problème reçut une double solution. Les fournitures agricoles incombèrent à l’administration militaire, ce qui entraîna des retards catastrophiques car cille refusa de tenir compte. de la situation particulière de chaque centre, Le ravitaillement lut confié à des adjudicataires dont le manque de conscience devint proverbial.

FONCTIONNEMENT DES COLONIES AGRICOLES

L’accueil que l’Algérie réserva aux colons fut réconfortant. Bon peuple et officiels reçurent les Paris siens avec une cordialité souvent fastueuse. Seuls les milieux de droite boudèrent un peu. Mais les plu, mécontents devaient être les colons eux-mêmes lorsqu’ils furent enfin rendus à pied d’oeuvre. Tout était à faire. Les interventions pressantes de Lamoricière n’avaient souvent fait qu’accroître la confusion et retarder les travaux. Ainsi, afin de pouvoir présenter à Paris des états conformes aux exigences ministérielles, certains villages changèrent plusieurs fois de nom pour les besoins de la cause. Mais la réalité ne varia pas.

Les colons devaient porter leurs efforts sur trois points défricher, ensemencer, bâtir les maisons. Les inconvénients du système administratif adopté se révélèrent d’emblée. Un exemple entre cent : dans l’Algérois, boeufs et charrues restèrent longtemps sans être utilisés car on avait omis de fournir les jougs en temps voulu.

La fin de 1848 et les premiers mois de 1849 furent perdus, pour le travail des champs par suite du mauvais temps et du manque d’instruments agricoles. L’édification des maisons, en revanche, démarra ; l’ingéniosité des ouvriers parisien pouvant s’exercer plus facilement dans ce domaine.

Il était permis d’espérer un essor définitif pour la belle saison. Le contraire se produisit. La majorité des villages avaient été situé en terrains impaludés (il n’en existait guère d’autres) les fièvres éprouvèrent sérieusement les habitants et abaissèrent leur moral. On enregistra alors les premiers départs. Quelques mois plus tard, la terrible épidémie de choléra de 1849 fondait sur cette population déjà affaiblie par le paludisme et de mauvaises conditions matérielles. Les colons touchèrent le fond de la misère humaine. Des familles entières disparurent. Le nombre des décès atteignit près du tiers de l’effectif total. Pour comble de malchance l’année t849 connut la sécheresse. La récolte de blé, la seule, fut pitoyable. Dans certains centres l’état sanitaire des colons laissait tellement désirer qu’il fallut avoir recours à la main-d’oeuvre indigène pour la moisson.

Sur le plan moral, les choses allaient aussi mal. Le désenchantement des débuts s’accrut de la différence de tempérament existant entre Directeurs et colons. Les premiers se plaignaient de l’indiscipline des seconds et de leur inaptitude à la vie agricole. Ces dernier critiquaient la dictature des officiers. Les lenteurs de la mise en train, le mauvais ravitaillement, les erreurs administratives que de bons esprits transformaient en brimades volontaires augmentèrent l’animosité réciproque.

Les élections législatives de 1849 reflétèrent cet état d’esprit. Malgré les pressions exercées, les colonies agricoles votèrent socialiste. L`affaire des  » Evictions » porta à la connaissance du Parlement ce malaise général. En effet, beaucoup de directeurs, afin d’avoir leurs administrés bien en main avaient expulsé de leur propre autorité les éléments jugés indésirables. Les colons se plaignirent de ne plus pouvoir être surs du lendemain et d’oeuvrer pour autrui. L’émotion suscitée par cette affaire fut caractéristique.

ABANDON DE LA COLONISATION OUVRIERE

Aussi, dès le printemps, l’Assemblée Nationale, avant de procéder à la création des colonies de 1849, avait voulu examiner de près le fonctionnement des centres précédemment créés. Mais sa majorité avait changé. Les conservateurs revenus au pouvoir voyaient d’un mauvais oeil cette création des  » Montagnards  » en 1848 et suscitaient une campagne de presse fort déplaisante contre les colons. Il est à remarquer que les journaux algériens ne s’y associèrent pas.

Au renouvellement de la commission des colonies agricoles, Trélat fut remplacé par Reybaud. Ce dernier et ses collègues furent hués lors de leur débarquement à Alger. Ils menèrent cependant leur enquête avec objectivité et lavèrent les colons des calomnies dont ils étaient l’objet, sans pour cela prendre leur défense. En revanche, ils s’alarmèrent de la toute puissance des directeurs et par 4 voix contre 3 demandèrent, ainsi qu’il était prévu, la remise des colonies à l’autorité civile. La commission préconisa enfin l’abandon de la colonisation ouvrière et conseilla de compléter l’effectif des concessionnaires avec des cultivateurs confirmés ou d’anciens militaires, recrutement qui fut adopté pour les douze centres créés en 1849 (Ameur-el-Aïn, Bourkika, Aïn-Benian, Bou-Medfa, Aïn-Sultan, Sidi-Nassar, Bled-Touria, Aïn-Sidi-Chérif, Aïn-Boudinar, Pont-du-Chérif, Bou-Tlélis, Ahmed-ben-Ali). En somme, Reybaud proposait la liquidation définitive de l’expérience. Son point de vue fut adopté, sauf en ce qui concerne le régime administratif des villages, qui restèrent sous la coupe des militaires.

Cette dernière mesure fut très sensible aux colons. Nombreux furent ceux qui abandonnèrent alors la partie et regagnèrent Marseille. Là, laissés sans ressources, la santé ébranlée, ils disparurent la plupart dans la horde des miséreux.

En 1851, l’effectif des colons de 1848 ne représentait plus que le tiers de l’effectif initial. Les colonies, bien que renforcées d’éléments étrangers (cultivateurs, militaires), ne prospérèrent pas pour autant.A cela, deux causes : La sécheresse persistante qui ne prit fin qu’en 1853 et la mauvaise organisation agricole, conséquence de théories économiques critiquables. En effet sur ces concessions exiguës, l’administration poussa les colons à cultiver le blé. La vigne, culture riche maisnon  » nourricière  » fut sévèrement réglementée.

Aussi en juillet 1852, date à laquelle elles furent remises à l’autorité civile qui les accepta sans enthousiasme, les colonies agricoles végétaient encore. Cependant leur esprit avait changé, comme en témoigna le plébiscite de 1851 où elles votèrent en faveur du futur Napoléon III.

* * *

Comment conclure ?

Peut-on dire que les colonies agricoles se soient soldées par un échec ?

Non, si l’on songe aux villages d’aujourd’hui, aux cultures qui remplacent la broussaille ou le marais. aux populations tant européennes que musulmanes que nourrissent ces régions jadis déshéritées.

Oui, si l’on compare les souffrances des pionniers aux résultats immédiats qu’ils obtinrent.
——–

Dans l’esprit des promoteurs, cette colonisation ouvrière devait résoudre, pour la Métropole, le problème du paupérisme et infuser à l’Algérie un sang nouveau. Là, l’insuccès fut total, puisque sur 100.000 émigrants prévus, 14.000 seulement vinrent en Algérie, sur lesquels 3.000, en tout et pour tout, réussirent.

 

P. BOYER
Archiviste en chef du département d’Alger.

Alger, Algérie : documents algériens, Série économique : agriculture. Les colonies agricoles de 1848*.5 pages – n°54 – 30 décembre 1948

 

 

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Pied noir : La cuisine ethnique

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La colonisation de l’Algérie a vu se superposer différents peuples, année après année, comme le sable par la vague. De la conquête datant du milieu du XIXème siècle aux registres d’état civil conservés par l’ANOM, nous avons pu retracer l’histoire de notre famille et de ses alliances.

En voici la liste brute que nous détaillerons ensuite.

Nom Pays departement
Belkrarroubi ALG  
Ben Djelloul ALG  
Hafiz ALG  
Elsen ALL  
Muller ALL  
Reichert ALL  
Roth ALL  
Schleffer ALL  
Lang AUT  
Canillas ESP  
Garcia ESP  
Gimenez, Gimenez-Bonillo ESP  
Delbano ESP  
Galdeano ESP  
Guillen ESP  
Manchica ESP  
Peres Castejon ESP  
Perez Villagrasa ESP  
Sandoval ESP  
Soler ESP  
Tomas ESP  
Tuesta ESP  
Vella ESP  
Vila ESP  
Vilagrase Box ESP  
Roset F 1
Louvet F 2
Lombard F 5
Espitallier F 5
Isnard F 5
Mauduech F 5
Metailler F 5
Nicolet F 5
Philipp F 5
Dejouany, Degioannis F 6
Arzelier F 7
Laurent F 7
Gilles, Gille F 8
Morereau F 9
Capuran F 10
Fouque F 13
Oser F 13
Teychene-Madounet F 13
Curot F 16
Giovanonni F 20
Luigi F 20
Abry F 25
Lombardet F 25
Magnin F 25
Menetrier F 25
Moinot F 25
Receveur F 25
Robert F 25
Vuillet F 25
Bayle F 26
Pragnon F 30
Ruilhet, Rouilhet F 31
Faget F 32
Sirioc F 33
Bit F 38
Chemin F 38
Cheneval F 38
Mallifaud F 38
Perrard F 38
Bardet F 39
Billard F 39
Girod F 39
Moutteux F 39
Romand F 39
Thiebaud, Thibault F 39
Cubizolles F 43
Porte F 45
Gouin F 49
Virlat F 51
Marcel F 52
Colin F 54
Finot F 54
Gindroz F 54
Grandjean F 54
Humbet F 54
Marchand F 54
Mourot F 54
Pierre F 54
Phelipot F 56
Guillemin F 57
Koch F 57
Louvrier F 58
Forges F 61
Crapez F 62
Chazal F 63
Hourbeigt F 64
Luirette F 64
Trouilh F 64
Barthe F 65
Constant F 65
Baills F 66
Marcenac F 66
Baumann F 67
Bullinger F 67
Pfrimmer F 67
Schmidt F 67
Scholivet F 67
Kaechlin F 68
Kruppert F 68
Bernard F 69
Celliet F 69
Babillon F 70
Drouhin F 70
Juif F 70
Pelletier F 71
Chenes F 73
Gailland F 73
Gardet F 74
Laville F 75
Lavrillier F 75
Moret F 75
Reichling F 75
Gardin F 76
Ledoux F 76
Blin F 78
Desprez F 80
Laplane F 81
Severac F 81
Dauch F 82
Muraire F 83
Pitois F 86
Lemasson F 88
Petitdemenge F 88
André F  
Tranchand F  
Ambrosino ITAL  
Cagliana ITAL  
Fino ITAL  
Musso ITAL  
Rinaldi ITAL  
Romeo ITAL  
Ronchetti ITAL  
Schiaffino ITAL  
Scotto ITAL  
Achaque Malte  
Bringau Malte  
Camilleri Malte  
Chicluna, Xicluna Malte  
Cutayar, Coutaya Malte  
Falson Malte  
Farudja Malte  
Fenech Malte  
Grech Malte  
Mikaleff, Micalef Malte  
Sammut Malte  
Stellini Malte  
Camps Minorque  
Coll Minorque  
Feliu Minorque  
Mascaro MIinorque  
Pablo Minorque  

 

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Emigrés par nécessité économique, par décision de justice ou par la guerre, nous retrouvons à l’aube du XXème siècle, ces personnages tissant une toile qui allait ensuite devenir le berceau de la culture pied-noir. Ayant un nom français, il est logique de trouver une forte proportion de patronymes de cette origine.

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Il faut noter que sur les 21 familles espagnoles, 5 arrivent des Baléares et en particulier de Minorque : Camps, Coll, Feliu, Mascaro et Pablo.

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On sera beaucoup plus étonnés par la relative forte proportion des maltais (12 familles au total), les 9 patronymes italiens et le 6 allemands.

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L’arrivée dans les dernières années du XIXème siècle, des noms arabes, montre aussi l’intégration qui commençait à se faire dans ces catégories socio-professionnelles modestes.

Nous n’avons pas pu trouver de références statistiques concernant ce melting-pot. Mais rappelons-nous qu’il est impossible de tirer des conclusions générales à partir de l’exemple d’une seule famille, ici BILLARD.

A vos commentaires. Merci

 

 

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Toutes ces analyses ne peuvent se concevoir qu’à travers les recherches généalogiques effectuées pour notre famille (au nom bien français, ce qui doit fausser l’ensemble).

PATRONYMES DEPARTEMENT
Roset 1
Louvet 2
Lombard 5
Espitallier 5
Isnard 5
Mauduech 5
Metailler 5
Nicolet 5
Philipp 5
Dejouany, Degioannis 6
Arzelier 7
Laurent 7
Gilles, Gille 8
Morereau 9
Capuran 10
Fouque 13
Oser 13
Teychene-Madounet 13
Curot 16
Giovanonni 20
Luigi 20
Abry 25
Lombardet 25
Magnin 25
Menetrier 25
Moinot 25
Receveur 25
Robert 25
Vuillet 25
Bayle 26
Pragnon 30
Ruilhet, Rouilhet 31
Faget 32
Sirioc 33
Bit 38
Chemin 38
Cheneval 38
Mallifaud 38
Perrard 38
Bardet 39
Billard 39
Girod 39
Moutteux 39
Romand 39
Thiebaud, Thibault 39
Cubizolles 43
Porte 45
Gouin 49
Virlat 51
Marcel 52
Colin 54
Finot 54
Gindroz 54
Grandjean 54
Humbet 54
Marchand 54
Mourot 54
Pierre 54
Phelipot 56
Guillemin 57
Koch 57
Louvrier 58
Forges 61
Crapez 62
Chazal 63
Hourbeigt 64
Luirette 64
Trouilh 64
Barthe 65
Constant 65
Baills 66
Marcenac 66
Baumann 67
Bullinger 67
Pfrimmer 67
Schmidt 67
Scholivet 67
Kaechlin 68
Kruppert 68
Bernard 69
Celliet 69
Babillon 70
Drouhin 70
Juif 70
Pelletier 71
Chenes 73
Gailland 73
Gardet 74
Laville 75
Lavrillier 75
Moret 75
Reichling 75
Gardin 76
Ledoux 76
Blin 78
Desprez 80
Laplane 81
Severac 81
Dauch 82
Muraire 83
Pitois 86
Lemasson 88
Petitdemenge 88

 

Sur les 106 patronymes relevés et pour lesquels il a pu être rattachée l’origine géographique, nous avons pu reconstituer une carte des départements. Les Marques rouges indiquent les régions qui ont fourni le plus d’émigrés ( toujours dans la cas de notre famille)

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Serge Billard Baltyde

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Les Prénoms Familiaux

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Serge Billard Baltyde

Il y a ,en ce 1er novembre 2011, 35978 personnes citées dans notre arbre généalogique. (Cet arbre a été vu par 19.237 visiteurs!!!)

Sur le total des 5712 prénoms relevés dans les actes familiaux, voici les plus fréquents:

  • 2639: Jean
  • 2420: Marie
  • 1682: Pierre
  • 1201: Jeanne
  • 862: Marguerite
  • 843: Catherine
  • 784: Joseph
  • 688: Jacques
  • 650: Anne
  • 550: Magdelène
  • 545: Antoine
  • 530: François
  • 450: Marie Anne
  • 424: Suzanne
  • 322: Claude

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Les prénoms les plus rares :

Abel, Actilde, Ada, Adélanie, Adelia, Adelphine, Adelsinde, Aelis, Aelesia,Agnan,Agne, Agnelle, Aïdora, Aïgane, Ailona, Aimenrade, Aimilda, Aimon, Aïna, Alasie, Alba, Alberon, Albine, Alboflède, Alcipe, Aldeberge, Aldegone,Aldène,Aldrie, Alduin, Alexine, Aléran, Alianor, Alisie, Alissens, Allix, Alma, Alvina, Amable, Amanieu, Amarine, Amaudru, Ambroisine, Amelin, Amerna, Amestris, Amé, Ami, Amice, Amicie, Amieu, Amriane, Amuna, Ancilie, Andia, Andrès, Andrine, Andrivette, Anerils, Anet, Angelin, Angeline, Angilwin, Anicie, Anicille, Anissant, Anselme, Anysie, Aoric, Apama, Apélagie, Appolonie, Aquelin, Aquiline, Ardouin, Aregonde, Arengarde, Argota, Arisin, Arnaudine, Arrose, Arsende, Arsinoé, Artaude, Artus, Ascyla, Aseda, Asinario, Asyla, Atalèse, Atalie, Athanaïs, Athanase, Athaulf, Atossa, Aubin, Aubrée, Audéarde, Audine, Auger, Auria, Aussette, Avice, Aynora, Azalaïs, Azelma, Azeline, Azère,

Baptistin, Barachin, Bardin, Bardon, Baranne, Barrelde, Basile, Bathilde, Bauda, Bayet, Bayonne, Begga, Bela, Beltsea, Bencion, Beneta, Benjamine, Béranger, Béraud, Bergue, Berimund, Beringuier, Berlion, Bernouin, Bertachar, Bertomiu, Bertrude, Betry, Béatricette, Béliarde, Bérétrude, Bertin, Bibiane, Bilchide, Billung, Biverne, Bivin, Blaise, Blithilde, Bobila, Bodilon, Bodogisel, Boggis, Bonhomme, Bonnefemme, Bradimène, Brandelise, Brigantine, Brigide, Brune, Brunette, Burchard.

Cadelon, Cadet, Caliste, Calixte, Caratène, Carbon, Carmel, Casimir, Cathalin, Cedrac, Celeste, Célina, Centulle, Cesar, Césaire, Césarine, Chérubin, Chimène, Chlodéric, Chlore, Chrisostome, Cirius, Cise, Cixillo, Clairmonde, Clarisse, Clovisse, Colombe, Condoha, Cordolia, Corison, Cornélie, Croiselle,

Dalmas, Darius, Daton, Dauphine, Deda, Dela, Denot, Deutérie, Deodat, Djed, Dieudonné, Dode, Domitille, Donat, Douce, Doucette, Doxie, Dragonne, Dunna.

Ebrard, Echard, Edeline, Edvise, Egica, Eilika, Einar, Elonie, Electe, Elfride, Egyptienne, Elian, Elis, Elisé, Elmerade, Elmetrude, Emelie, Emenond, Emeric, Emerine, Emetta, Enceline, Engela, Engilbert, Ennemond, Eon, Erlebert, Ermengaire, Ermetrude, Ernemonde, Ertrude, Ervigio, Escarone, Eschive, Esmée, Espérite, Etichon, Eucharie, Eudes, Eudoxie, Eulalia, Euphémia, Euphrasie, Euphrosine, Euprassia, Eupraxie, Euric, Eustache, Eustère, Eutronia, Evochilde, Evrard, Eyriès, Ezechias,

Facius, Fanchette, Faquilo, Fara, Farès, Fausta, Favila, Fedac, Ferreol, Ferry, Fiburge, Fidel, Fina, Flavia, Fleur, Fleury, Flore, Florentin, Florimond, Folchède, Folquet, Fortuné, Foucher, Francina, Fredol, Fredolin, Friege, Frodin, Froigine, Froila, Fruela, Fulcona, Fulcrade, Fulgence

Gaëtana, Gaifer, Galiane, Galindot, Galiot, Galla, Gancie, Gania, Garcie, Garcille, Garin, Garmasie, Garsende, Gasparde, Gaudis, Gaysse, Geila, Gentille, Genton, Gerbège, Gerlinde, Gerloc, Gerlotte, Gerniu, Gerswinde, Gervaise, Gérarde, Gerold, Geza, Gibica, Gilette,Gilon, Godine, Gonette, Gosside, Gracieuse, Gratiane, Grecia, Grenée, Grise, Guadal, Guespin, Guelis, Guifré, Guillain, Guiraude,Gunza

Hado, Hallad, Harduin, Hatilde, Haymon, Heden, Helion, Hélis, Helvide, Hengist, Hercule, Heria, Heriès, Herminie, Herswinde, Hesso, Hilarion, Horace, Hugbert, Hugon, Hugonis, Humberte, Hyacinthe

Ida, Idoine, Ignace, Igonde, Imma, Immine, Indie, Industrie, Irma, Irminie, Isabé, Isalquier, Isarn, Iseude, Isma, Ismael, Isoard, Isore, Israel, Itte, Ivar, Ivone,

Jacharine, Jacobine, Jacobo, Jael, Jacquine, Jaime, Janeau, Janou, Janus, Jasquet, Joaquina, Joackim, Joanah, Joandin, Joannès, Joannot, Josèphe, Jourdain, Jourdaine, Judicq, Juhel, Julienne, Junie

Lamassa, Lagier, Lampagie, Lancelin, Landrade, Landrée, Landry, Langrano, Lanthilde, Laodicé, Laudine, Laurentine, Léandre, Léger, Lénoline, Léonard, Léonce, Léoncie, Léonie, Léontine, Leudebic, Lézarie, Lézarine, Lézeline, Libou, Lisa, Loubat, Loys, Lozano, Lucile, Lucine, Lucresse, Luder, Lupa

Mabel, Mabille, Macée, Madelon, Magas, Magloire, Magne, Maie, Maieul, Mainard, Malou, Malvina, Manaout, Mantie, Marcebellie, Marceline, Marencie, Mariette, Marignot, Marin, Mariotte, Maron, Marosie, Mars, Martchel, Martge, Martiale, Martie, Mascarose, Massenaïde, Matfrida, Mathurine, Matrona, Maubrosse, Maurillon, Maximin, Melchion, Melchior, Mellobaude, Mengarde, Menguette, Menia, Menilgonde, Mérencie, Merowna, Merwin, Michelange, Michelette, Milès, Mirbal, Modelle,        Modeste, Monde, Mondon, Monette, Morphée, Murcia, Myrthil,

Nais, Naomi, Narjod, Narcès, Nathan, Nathanaël, Naupazie, Navarrine, Nehemia, Néchao, Nellie, Nicole, Nithard, Nobilia, Noélie, Nompar, Numa, Nunyo

Octave, Octavie, Octavien, Ode, Odet, Odilon, Odouin, Ogive, Olaf, Olive, Olympe, Olympine, Onneca, Orasie, Orgueilleuse, Oriane, Orias, Oscar, Ottanès, Otton, Ottone

Paba, Pacôme, Pancrasse, Pandolfe, Papianille, Parysatis, Paulin, Pavia, Pélagie, Perceval, Pernelle, Péroline,Péronelle, Peronne, Perrette, Petri, Petrus, Peyrot, Peyrolet, Peyroton, Pès, Pélagie, Pélagrine, Pépin, Phannie, Philippine, Phoebus, Phratès, Phrosine, Phulgène, Pichat, Pie, Pincelle, Pion, Placide, Plectrude, Pol, Pomponne, Polite, Polonie, Poncette, Pons, Précieuse, Priaros, Prosper, Prudence,

Quitterie

Radegonde, Radula, Rafaela, Ragaise, Ragnhard, Ramior, Ramnulf, Ramona, Raphaël, Rather, Raza, Regnier, Renita, Reyne, Rica, Ricarde, Richenza, Richimir, Ricomer, Rigaud, Risca, Rivallo, Rixende, Rixinde, Roc, Rocesthe, Rogie, Rolet, Rolinde, Rollond, Rorico, Roscella, Rosine, Rostaing, Rothilde, Roze, Rudolf, Ruth

Saada, Sadon, Saint-Cyr, Salabert, Salvie, Sancha, Sanche, Sancille, Santiago, Saverio, Scaramond, Sauveur, Scholastique, Scimino, Scipion, Scocie, Sébile, Sébrand, Sénéda, Séphirin, Séraphin, Séraphine, Sethi, Sézerine, Sidonie, Sigebert, Simeon, Sisoigne, Sophronie, Soubirane, Souvine, Spotta, Stanislas, Stéphania, Stérophile, Sulpice, Sulpicie, Sunnon, Suzannah, Suzon, Sybille,

Talèse, Tascanda, Tchelethis, Thadée, Thaïs, Thedemond, Theobald, Théodat, Theoderic, Theodon, Théodora,Theodose, Theophania, Thérèsine, Titine, Titus, Tiy, Tonance, Totat, Toussaint, Tristan, Turpion, Tyti, Turstain

Ulysse, Unie, Uranie, Urbain, Urraca, Urset, Ursule, Usanie,

Vahan, Valamir, Valerien, Valérine, Valerne, Valia, Vanotia, Viane, Victorieux, Victorine, Vidal, Vierne, Vincente, Virgile, Viri, Vital, Vitulo, Vivien, Volsia

Wala, Walmer, Walter, Wanzia , Warin, Wisola, Wydelphe

Xaviera,

Yamina, Youssef

Zélie, Zenon, Zoé, Zénobie, Zephyrin, Zoltan, Zucchilon

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Serge BILLARD BALTYDE

 

 

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