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La vie de Théodore Botrel

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La vie de Théodore Botrel

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Botrel : un barde de Bretagne en cartes postales anciennes (CPA):  Si vous relevez des erreurs, merci de nous les signaler

 

Serge Billard Baltyde

 

Theodore Botrel (1868-1925)

(in : A. Croix, J.-Y. Veillard (dir.), Dictionnaire du Patrimoine Breton, Rennes, Apogée, 2000, p. 153-154).

 

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Théodore BOTREL (Dinan, 1868 – Pont-Aven, 1925), auteur et interprète d’un demi-millier de chansons, d’innombrables vers et de pièces pour patronage. Après le succès montmartrois de « La Paimpolaise » (1895), ce breton de Paris autodidacte découvre, au Port Blanc, près d’A. Le Braz, une autre Bretagne, sans abandonner la romance et la chanson d’actualité. Catholique et patriote, le « chansonnier breton » des Chansons de chez nous (1898), met sa plume et sa voix au service du Prétendant (Chansons de la Fleur de Lys), de la lutte antialcoolique avec l’Almanach du Marin Breton (« Yann-la-Goutte ») et de la « petite » et de la « grande » Patrie dont il exalte, non sans clichés ni sentimentalisme, les valeurs « traditionnelles » (Contes du lit-clos, Chansons en sabots, de la veillée, des clochers à jour/Coups de clairon, L’Alouette). « Sot-breton » et membre de l’Union Régionaliste Bretonne, il se fait, avec Taldir, le défenseur, contre la République jacobine, de la culture et de la langue bretonnes.

Le « Barde errant » connaît la notoriété : professionnel du spectacle, dévoué aux causes charitables et aux commémorations, il fait apprécier sa prestance d’acteur et sa voix de baryton. La presse, les cartes postales, les éditions Ondet, les disques, Mayol, Yvonneck et les chanteurs de rue propagent ses chansons. Il devient « l’ inlassable ambassadeur de la Bretagne » : avec son costume et sa « Douce » (Léna, sa première femme), il parcourt la France, le Québec, la Belgique, etc. En 1905, il lance à Pont-Aven le mistralien et touristique Pardon des Fleurs d’Ajoncs. Sa revue La Bonne Chanson confère à son entreprise militante une dimension nationale. « Chansonnier aux armées », il chante la Revanche, puis reprend ses tournées. Plus que Durocher, Nibor ou les « vrais » bardes, Botrel et ses « botrelleries », a été un véritable phénomène médiatique porté par l’industrie de la chanson, le courant régionaliste et les réseaux catholiques ; il a contribué à fixer l’image d’une Bretagne idéale, y compris pour les Bretons qui ont souvent repris ses simples mélodies et naïves chansons « de terroir ».

J.-F. BOTREL

Botrel : un barde de Bretagne en cartes postales anciennes (CPA): Merci de bien vouloir laisser un commentaire.

Serge Billard Baltyde

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Theodore Botrel

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Theodore Botrel (1868-1925)

(in : A. Croix, J.-Y. Veillard (dir.), Dictionnaire du Patrimoine Breton, Rennes, Apogée, 2000, p. 153-154).

 

 

Théodore BOTREL (Dinan, 1868 – Pont-Aven, 1925), auteur et interprète d’un demi-millier de chansons, d’innombrables vers et de pièces pour patronage. Après le succès montmartrois de « La Paimpolaise » (1895), ce breton de Paris autodidacte découvre, au Port Blanc, près d’A. Le Braz, une autre Bretagne, sans abandonner la romance et la chanson d’actualité. Catholique et patriote, le « chansonnier breton » des Chansons de chez nous (1898), met sa plume et sa voix au service du Prétendant (Chansons de la Fleur de Lys), de la lutte antialcoolique avec l’Almanach du Marin Breton (« Yann-la-Goutte ») et de la « petite » et de la « grande » Patrie dont il exalte, non sans clichés ni sentimentalisme, les valeurs « traditionnelles » (Contes du lit-clos, Chansons en sabots, de la veillée, des clochers à jour/Coups de clairon, L’Alouette). « Sot-breton » et membre de l’Union Régionaliste Bretonne, il se fait, avec Taldir, le défenseur, contre la République jacobine, de la culture et de la langue bretonnes.

 

Le « Barde errant » connaît la notoriété : professionnel du spectacle, dévoué aux causes charitables et aux commémorations, il fait apprécier sa prestance d’acteur et sa voix de baryton. La presse, les cartes postales, les éditions Ondet, les disques, Mayol, Yvonneck et les chanteurs de rue propagent ses chansons. Il devient « l’ inlassable ambassadeur de la Bretagne » : avec son costume et sa « Douce » (Léna, sa première femme), il parcourt la France, le Québec, la Belgique, etc. En 1905, il lance à Pont-Aven le mistralien et touristique Pardon des Fleurs d’Ajoncs. Sa revue La Bonne Chanson  confère à son entreprise militante une dimension nationale. « Chansonnier aux armées », il chante la Revanche, puis reprend ses tournées. Plus que Durocher, Nibor ou les « vrais » bardes, Botrel et ses « botrelleries », a été un véritable phénomène médiatique porté par l’industrie de la chanson, le courant régionaliste et les réseaux catholiques ; il a contribué à fixer l’image d’une Bretagne idéale, y compris pour les Bretons qui ont souvent repris ses simples mélodies et naïves chansons « de terroir ».

 

J.-F. BOTREL