Aïn Taya ou Aïn Taïa, est une commune de la wilaya d’Alger en Algérie, située dans la banlieue Est d’Alger.  

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Aïn Taya

Aïn Taya. Famille BillardBatyde.Généalogie

             

Aïn Taya est construite en bordure d’une falaise escarpée au pied de laquelle s’étend une plage de sable fin. Adossée à la mer Méditerranée, elle fait face à d’innombrables  ilots dont le rocher de Bonnettah et le rocher de la Bordelaise.

 

Aïn Taya

Les falaises et les plages réputées de Aïn Taya

 

Après Fort de l’Eau, la plage se courbe progressivement et remonte vers le nord. L’embouchure du Hamiz sépare « Les Dunes » d »‘Alger-plage » et le sable laisse la place aux rochers. Ùne falaise s’élève graduellement jusqu’au « Cap Matifou » qui forme la partie orientale de la baie d’Alger. C’est sur ce territoire de plus de 3.000 hectares, connu alors sous le nom de « La Rassauta » que naîtra en 1853 le village d’Aïn-Taya                                                                 

      Ce lieu était, à l’époque, une immense étendue de broussailles truffées de palmiers-nains et de fourrés, pratiquement inaccessible à l’homme qui ne pouvait se frayer un passage qu’en suivant les traces des battues organisées contre les bêtes fauves de l’endroit. Un projet de colonisation concernant cette région inhospitalière située entre l’oued Hamiz, à l’Ouest et l’oued Boudouaou, à l’Est fut présenté à l’administration le 24 juillet 1847 par le Comte Eugène Guyot, directeur des affaires civiles en Algérie (dont Guyoville portera son nom, en 1843). La situation n’était pas si mauvaise que cela puisque trois bonnes sources furent découvertes, offrant des possibilités d’irrigation : Aïn- Taya (source vivifiante selon certains ou source de la bénédiction, selon d’autres), AïnBeïda (source blanche – plus tard, Suffren) et Aïn Kahlà (source noire – plus tard Surcouf).

La fondation d’un village de 60 familles fut proposée pour Aïn-Taya avec deux annexes : Aïn- Beïda pour 10 familles et Aïn-Kahlà pour 8 familles ; les 3 centres occupant une superficie de 1.200 hectares. 

 Il fallut attendre 6 ans et le 30 septembre 1853 pour que le Décret signé par Louis-Napoléon Bonaparte, Empereur de France, donne le feu vert pour l’occupation des terres. Les premiers colons furent des émigrants des îles Baléares, plus connus sous le surnom de « Mahonnais » ; ils venaient de faire leurs preuves, 3 ans plus tôt, en transformant le territoire voisin, plus à l’Ouest, de Fort de l’eau, en magnifiques jardins potagers, grâce à leur labeur et savoir-faire. Durs à la peine,  doués pour l’agriculture, les « Mahonnais » avaient trouvé en Algérie les mêmes conditions climatiques que dans leur île. Les noms typiques de ces valeureux pionniers dominent sur la liste des premiers concessionnaires de ces villages, accompagnés souvent d’un sobriquet pour les distinguer les uns des autres (c’était la coutume à Minorque). On y retrouve, par exemple, 6  Sintes, 5 Pons, plusieurs Bagur, Coll, Juanico, Marques ou Mercadal entre 1855 et 1859.      

 

ain taya ecole

Ecole de Aïn Taya. Famille Billard Baltyde

 

         Quelques familles Génoises ou Françaises vinrent se joindre aux Mahonnais pour compléter la population de ces villages. A peine 8 mois plus tard, ces hardis pionniers avaient défriché plus de 60 hectares et construit une trentaine d’habitations. A la fin de l’année 1854, toutes les maisons étaient achevées et les plantations donnaient déjà des récoltes. L’administration traça quelques rues, construisit 3 fontaines, et un lavoir, ouvrit des chemins entre les 3 sources et aménagea le premier canal d’irrigation.                                                           

         Erigée en commune de plein exercice en 1870, Aïn-Taya possède 1.666 habitants à cette époque dont 594 français. Elle devait sa prospérité à l’agriculture mais elle devint, bien vite, une station balnéaire très fréquentée, ses plages attirant les algérois, séduits par leur beauté et le climat. En effet, Aïn-Taya connaissait un régime climatique plus agréable que celui d’Alger plus humide ; les vents y étaient retenus par une ligne de hautes collines.         

         Les habitants d’Aïn-Taya se groupèrent autour de la place centrale, à la jonction de deux routes, la nationale 26 et la départementale 121, l’une parallèle au littoral, l’autre venant de Roui’ba. Les maisons s’alignèrent le long de ses rues, au tracé régulier, entouré d’un boulevard planté de magnifiques platanes. Les constructions du début, maisonnettes rurales où granges, laissèrent place à des villas, des immeubles et des hôtels où s’épanouissaient des fleurs aux vives couleurs.                                                              

        L’ouverture d’un canal de dérivation conduisait l’eau à un bassin de partage, d’où une conduite en fonte alimentait une belle fontaine en pierres de taille et divers canaux irriguaient abondamment les jardins contigus aux habitations.                                        

        Plus tard, le village fut entouré par des stations balnéaires ou ports de pêche et plaisance portant les noms des plus célèbres navigateurs et corsaires de France : La Pérouse, village de pêcheurs fondé en 1897, à l’Ouest, à l’intérieur de la baie ; Surcouf, village de pêcheurs à 1.800 mètres à l’est, hors de la baie, créé en 1893 ; Jean Bart, port de pêche créé en 1892, près de la pointe du Cap Matifou, au nord-ouest et enfin Suffren, l’ex Aïn-Beïda, au nord-ouest aussi, entre Jean Bart et Aïn-Taya.                                    

        Les plages, la pêche, le bateau et la plongée sous-marine attirèrent irrésistiblement les algérois vers ces lieux mais aussi les guinguettes pendant la période estivale et plus encore, les fêtes annuelles.

De 1870 à 1962, plusieurs générations d’administrateurs aidés par des conseils municipaux groupés des 12 maires qui se sont succédés à Ain-Taya ont dirigé l’essor de la commune ; il convenait de leur rendre hommage dans ces lignes.                        

        Ce furent : MM. Joseph Guyot de 1870 à 1878, Jean Dabadie de 1879 à 1884, Casimir Fabre de 1884 à 1891, Paul Oudaille de 1891 à 1895, désiré Dulin de 1896 à 1898, Joseph Chabert de 1898 à 1904, Paul Fabre de 1904 à 1910, Charles Pellegrin de 1910 à 1919, Michel Sintes de 1920 à 1935, Auguste Allier de 1935 à 1945, Emile Bertoni de 1945 à 1948 (il décède en cours de mandat) et Hector Burkhardt puis Monsieur Gardel de 1949 à 1962. Toutes ces municipalités conçurent et réalisèrent progressivement la modernisation et l’extension du village et de la commune qui fit d’Aïn-Taya l’un des joyaux de la côte algéroise.  

 

Aïn Taya. La Gare.

Aïn Taya. La Gare.. Famille Billard Baltyde

 

Individus

Evénements

Lieux

BERT Marius Siffrein (1868-) & PESCE Marie_Catheriene (1870-1954)Mariage (30.9.1891)Aïn Taya 99352 – Dar el Beïda – Alger
PESCE Marie Antoinette (1866-1953)Naissance (6.12.1866)Aïn Taya 99352 – Dar el Beïda – Alger

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