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Au début de l’année, Fauche-Borel quitte Neufchâtel et se rend à Hambourg. Cela lui est d’autant plus aisé que son frère, Pierre Fauche y est installé, lui aussi comme éditeur. Il vient même de publier les premiers écrits de Rivarol. De cet asile, Fauche-Borel offre à nouveau ses services au roi. Dans les salons, il rencontre le marquis Descours de La Maisonfort, ancien officier, décrit comme brouillon, agité, touche à tout. Il sera capturé en 1802 puis interné à l’île d’Elbe d’où il s’évadera. On le retrouvera en 1812 installé en Russie. De là, Fauche-Borel décide de partir pour l’Angleterre.

Au début de cette année, l’Angleterre envoie un nouvel agent en Suisse, nommé Talbot. Les diplomates anglais sont dans toutes les cours d’Europe. Albion essaie de recréer une coalition mais la Russie et la Prusse ne veulent pas encore franchir le pas. Pendant ce balai diplomatique, Fauche-Borel reste bloqué à Londres. David Monnier, son sauveur, avait rallumé l’espoir d’une négociation avec Barras. Le secret était bien gardé entre les trois hommes.

En juillet 1798, Louis XVIII est expulsé de Blanckenberg par le gouvernement prussien. Il va aller s’installer à Mitau, sous la protection du tsar. La cour de Louis XVIII quitte Blanckenberg le 10 février 1798 et arrive à Mitau au bout de 31 jours de marche, par Kustrin, près de Berlin, Leipzig, Bromberg, Koenigsberg et Kowno en Lituanie. Louis XVIII s’installe dans le château des anciens grands ducs de Courlande, offert par le tsar Paul 1er.

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Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. Résidence de Mitau

Le général Bonaparte vole de victoires en victoires et devient pour les émigrés de Mitau le seul sujet de négociations possible. Plusieurs propositions sont échafaudées mais seul l’abbé de La Marre garde le choix du négociateur chargé d’approcher ce jeune général. Les discussions vont bon train et le temps passe. Bonaparte s’embarque pour l’Egypte le 19 mai 1798 d’où il ne reviendra que le 9 octobre 1799.

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. egypte

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. Napoleon Bonaparte en Egypte

Le comte de Saint Priest arrive à Mitau pour prendre ses fonctions ministérielles. Mais le 21 juin, il est envoyé à Saint Petersbourg pour négocier avec le tsar. Il ne sera pas reçu et sera renvoyé auprès du roi de France. Le Tsar est irrité des demandes de mendicité venant de Mitau et des nobles français réfugiés dans toute l’Europe. Louis XVIII réalise alors qu’il vit dans une prison dorée.

Sourdat reparle alors des dispositions de Barras mais n’envoie aucun émissaire à la cour du roi.

En août 1798, David Monnier se présente à Hambourg, chez Pierre Fauche. Il explique à La Maisonfort le projet travaillé avec Fauche-Borel et Barras. Le marquis décide de monnayer lui-même le secret sans le dire à Fauche-Borel qui reste bloqué en Angleterre. Il renvoie David Monnier à Paris en septembre. La Maisonfort écrit au roi qui répondra le 8 novembre en désignant le duc de Fleury comme unique interlocuteur de Barras. Le duc quitte Mitau avec l’acte d’indemnité et de sûreté exigé par Barras, ainsi que la reconnaissance de 12 millions de livres tournois à payer au président du directoire.

Le 27 septembre 1798, se présentent au service des étrangers du ministère de l’intérieur à Londres, dirigé par Wickham, quatre étrangers. Parmi eux se trouvent Pichegru, échappé de Cayenne le 3 juin précédent.

De nouveaux plans sont constitués car Pichegru est un général célèbre, moins peut-être que Bonaparte, mais celui-ci est en Egypte.

Pichegru est désigné pour diriger les insurrections en Suisse puis en Franche Comté. Pendant ce temps, Willot agirait en Provence. Cependant Pichegru demande que le roi Louis XVIII soit reconnu par les alliés comme unique prétendant au trône. Les diplomates anglais s’y opposent ce qui retarde les plans de soulèvement.

Fauche-Borel va profiter de son séjour pour rencontrer le général Pichegru. Il lui parle du projet de négociation avec Barras et en fait un rapport pour Mitau le 15 octobre. Le gouvernement anglais décide d’éloigner Pichegru. Il ne peut plus avoir de contact avec les français émigrés. Il partira pour l’Allemagne le 3 décembre, sur un navire anglais qui le déposera à Cuxhaven, petit port à l’embouchure de l’Elbe, situé à vingt lieues de Hambourg.

Fauche-Borel était parti avant lui. Il découvre alors la trahison de La Maisonfort. Mais les ressentiments n’ont pas le temps de prendre de l’ampleur. En effet, le même jour arrivent Pichegru et le duc de Fleury.

Quant au général Willot, évoqué plus haut, et prévu à la tête de l’insurrection générale du Midi, il débarque lui aussi ce 3 décembre mais en Angleterre. Il arrive de Suisse après avoir fait un séjour à Uberlingen, près du lac de Constance, convalescence nécessaire à sa déportation à Cayenne. Mais il va attendre l’autorisation des anglais qui ne sont pas pressés. Il s’installera à Barnes, près de Londres, jusqu’en juillet 1799. On peut comprendre les anglais car les plans français semblent de plus en plus désordonnés. Ne voit-on pas le général Dumouriez, proscrit depuis 1794, proposer un débarquement sur les plages normandes à la tête d’une armée «neutre» danoise!

Le traité de Campoformio, préparé à Léoben en Autriche fut signé par Bonaparte et Cobenzl, suspendant les «campagnes d’Italie».

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. campoformio

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. Traité de Campoformio

L’Autriche abandonnait à la France la Belgique, les pays de la rive gauche du Rhin, les îles ioniennes et reconnaissait la république cisalpine.

En compensation, elle recevait une partie de la Vénétie, l’Istrie et la Dalmatie. Cet accord entre le directoire et la cour de Vienne laissait le champ libre à une invasion française en Suisse.

Déjà le général Brune presse ses troupes aux frontières.

Après le traité de Campoformio, le général Motte est rappelé dans l’Ardèche à la tête d’une troupe de 400 à 500 soldats. Il s’appuie sur des espions bien payés et lance une vaste traque du 23 décembre au 3 janvier 1798 dans le Tanargue. Les chefs royalistes fuient de toutes parts ; le Gard, la Lozère, la Haute Loire et l’est du Rhône. Allier et Surville disparaissent plusieurs mois en Haute Loire, où ils seront dénoncés et arrêtés le 1er septembre 1798 à Tiranges.

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Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. Carte de la région de Ste Eulalie

Le 3ème jour complémentaire de l’an VI (19 septembre 1798) des lettres sont saisies sur le nommé Hamond en Haute Loire. Il était chargé par Dominique Allier de les transmettre à sa femme. Ces courriers, écrits pendant le séjour en prison, donnent quelques détails supplémentaires.

Allier confirme le lieu des réunions qui se situe en Ardèche au lieu dit du Clapas, commune de Ste Eulalie, chez un certain Charreya, dit Moussu Charreya, fermier du domaine.

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Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. Ste Eulalie: Le mont gerbier des joncs

Il précise ensuite le chemin habituel parcouru par ces agitateurs, passant de lieux sûrs en refuges secrets, allant de Rives de Gier, St Chamons, St Etienne, Yssingeau, Estable, Gerbier pour atteindre le Clapas. Il ajoute que 50 livres seront suffisantes pour assurer sa liberté et celle de ses deux complices. Il donne enfin l’ordre d’un rassemblement. Une troupe de cent hommes lancerait une attaque de diversion sur Pradelle s’attachant juste à prendre quelques otages parmi le notabilités avant de faire retraite. Cette affaire ferait sortir la garnison du Puy qui serait tentée de les poursuivre dans les bois de Bauzon et de Mazan. Cette manœuvre de diversion permettrait à un autre détachement d’intervenir sur le Puy et de délivrer Allier.

Le 22 octobre 1798, la Haute Loire confirme le transfert de Dominique Allier, Charbonnel et Robert vers les prisons de Lyon.

Allier finira sur l’échafaud à Lyon.

Le procès du marquis de Surville, né en 1755, a lieu en Haute Loire le 27 septembre 1798. Il sera fusillé le lendemain matin à 10 heures au Puy.

Après la prise de Fribourg, l’occupation de Morat et la prise de Berne, la Suisse devient le 22 mars 1798 la république helvétique sous domination française.

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. suisse

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. République helvétique

suisse

République helvétique

Fauche Borel arrive à fuir Neufchâtel grâce à un passeport fourni par M. Richard, jadis commis de son père et maintenant à la tête d’un établissement de diligences à Lyon et en même temps fournisseur officiel de l’armée française. Il arrive à passer le Rhin et échoue sur la rive droite dans l’auberge du « Cor de chasse » où il reprend quelques forces avant de partir pour Augsbourg.

Dans cette ville, on peut en effet rencontrer tout ce qui se fait de mieux au sein des intrigues politiques :

– Quelques émigrés suisses, Steiguer, Vatteville ou Moutach apporte réconfort matériel à leur concitoyen.

– Le ministre de la Russie, de Stahelberg, est attentif à tous les projets.

– Le président de Vezet converse fréquemment avec de Précy et Dandé. Ils croisent souvent Wickham, le représentant de l’Angleterre.

En mai 1798, Fauche Borel part à Franckfort puis Leipzig pour rejoindre Berlin. Il cotoie l’abbé Sieyès, alors ambassadeur de France.

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. sieyes

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. Sieyes, ambassadeur de France

Il repart à nouveau. Fauche Borel vient de rencontrer chez son frère installé à Hambourg comme éditeur, le marquis de la Maisonfort. Il le décrit comme originaire du Berry, de fortune médiocre.

Il opérait avant la révolution dans un régiment de cavalerie puis en 1792 avait rejoint l’armée des princes avant d’être licencié. Il avait traîné en Allemagne pendant plusieurs années avant de se fixer en 1797 à Brunswick avec femme et enfants dans la maison «le carolin». C’était un homme décrit comme immoral et joueur, poursuivi par ses créanciers. Il venait à Hambourg proposer un manuscrit « l’état réel de la France en 1797» dont le ton était d’actualité surtout chez un éditeur qui avait dans son écurie le célèbre Rivarol.

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. rivarol

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. Rivarol

Il arrive à prendre emprise sur le frère de Fauche Borel au point de lui faire transférer son établissement à Brunswick et de s’associer avec lui. Cet accord et le déménagement entraînent des dettes supplémentaires que l’éditeur règle avec un emprunt de 40.000 francs en hypothéquant sa propre maison de Hambourg. L’affaire fait grand bruit dans le landerneau des émigrés. Un calembourg circule et anime le soirées :

«Quel est l’émigré qui a le plus de caractères?»

«Condé, Rivarol?»

«Non, La Maisonfort, qui s’est fait imprimeur et qui par conséquent a beaucoup de caractères.»

Fauche Borel profite de son séjour à Hambourg pour écrire à David Monier. Il part ensuite pour Londres. Il effectue le trajet de Cuxhaven pour débarquer du paquebot à Harcih avant de regagner Londres où il est reçu par Pitt.

Pichegru , après son évasion de Guyane, protégé par le Surinam, arrive lui aussi le 24 septembre à Deptfort. Il est reçu à Londres sercrètement sous le nom de capitaine Pictet. Il vit alors retiré des affaires actuelles dans sa résidence de Grown Court Westminster. Pichegru n’accorde des entrevues qu’à Wickham et aux ministres anglais.

A sa suite, arrivent les rescapés de l’évasion de Guyane : Willot, de la Rue, d’Ossonville…

Pichegru, alors malade, va se retirer à Epson, à 15 milles de Londres. Le 20 novembre 1798, il rencontre le roi Georges III au parlement. Son séjour est maintenant connu de tous les émigrés français. Il reçoit Fauche Borel mais n’est pas d’accord sur le projet de négociation avec Barras, rapellant à son interlocuteur que ce dernier a signé son acte de déportation.

Pendant ce temps, David Monier écrit à Fauche Borel à Hambourg pour lui annoncer son arrivée le 12 octobre. Mais celui ci est encore à Londres et les missives adressées sous le nom de Borelly ne lui sont pas transmises. David Monier, attendant sans comprendre l’éditeur suisse, confie à La Maison fort le projet de Barras, puis il retourne à Paris en laissant le soin à ce dernier de transmettre les dernières tractations. Pichegru se rallie enfin au complot présenté par Fauche Borel.

Mais La Maisonfort profite de l’absence de Fauche Borel pour passer au premier plan dans les négociations en écrivant au roi par l’intermédaiaire de de Thoveney, agent du roi en poste à Hambourg. Il lui propose de cerner le plan autour de 4 personnages qui détiendront le secret des négociations. Le roi répond le 13 novembre 1798 en confiant tous les pouvoirs au duc de Fleury.

Depuis le 11 mai 1798, les élections qui ont ramené les jacobins au pouvoir du département de l’Ardèche, sont annulées par le Conseil des Anciens. Leurs adversaires prennent leur place et le mouvement royaliste reprend de l’ampleur. Les chouans reviennent mais leurs chefs historiques, Allier, Surville, Perrochon et Fontanieu ont disparu. Les émigrés ne représentent qu’une petite portion au sein de cette nouvelle armée dont les rôles principaux sont maintenant tenus par des déserteurs ou des brigands.

A la fin du mois, le général Motte est remplacé par les généraux Petit-Guillaume, Pille et Malye qui connaissent mal le pays. Les administrations cantonales ne répondent pas aux demandes concernant les suspects, soutenus par la population. Les quelques chouans capturés par hasard s’échappent sans difficulté.

La loi du 10 vendémiaire an 7 (1er octobre 1798), en instituant la responsabilité des communes dans le maintien de l’ordre public, tente de mettre un coup d’arrêt dans cette anarchie. Elle sera suivie, le 16 octobre, par la proclamation de l’état de siège dans douze cantons du Tanargue et dans les cantons de Satillieu et Lamastre.

Rien y fait. L’administration centrale du département de l’Ardèche constate, dans une lettre du 16 février 1798, que ses arrêtés sont resté lettres mortes. La levée de l’état de siège, en mai 1798, sera le signe final de l’impuissance réelle des administrateurs. Ceux-ci rappellent cependant l’interdiction d’entretenir de barques sur la rive droite du Rhône, passage de repli préféré des agitateurs royalistes. L’anarchie et la terreur sont à l’ordre du jour dans les campagnes battues par les colonnes infernales de Montchauffé, adjoint de Nivet.

Le 02 novembre 1798, Joseph Justin Constantin Duclos, père du marquis, fournit un certificat de résidence de la commune d’Orpierre où il résidait depuis le 21 juillet. Un descriptif du grand père fut fourni à l’occasion : taille de 1 mètre 652 mm, cheveux et sourcils blonds mêlés de gris, yeux bleus, nez gros, barbe grise, front découvert, visage rond.

Ainsi au début de novembre 1798, circulent de véritables compagnies formées de 80 à 100 hommes, bien organisés et disciplinés, aux ordres d’officiers aguerris envoyés par les départements voisins. La levée de troupes n’est pas difficile car beaucoup de conscrits, ne voulant pas obéir à la loi de conscription de 1798, les rejoignent et bénéficie ainsi de soldes plus élevés en restant au pays. Au total, l’armée royaliste est forte de 500 à 600 soldats, bien encadrés par des chefs expérimentés et reconnus, Deroudilhe La Vermalette, Chabert, Duny, Leynaud, Platon et les 4 frères Auzas. Un de ces quatre frères, dit Tristan Blanc, est alors admis comme le chef incontesté des « Brigands Royaux ». Un an plus tard, il fera sa soumission puis cherchera ensuite à reformer sa bande en 1800 mais sera pris et fusillé à la fin de janvier 1802.

En attendant, la bande royale opère dans les cantons d’Aubenas, de Villeneuve de Berg et de Largentière. Elle met en place un impôt royaliste par des lettres signée « Cœur de Roi ». Le soutien extérieur est galvanisé par la reprise de la guerre aux frontières et l’échec des armées de la république. Les royalistes ont de fréquents rapports avec les chefs des bandes royales. Ils espèrent un vaste soulèvement en relation avec les vendéens, les insurgés du Sud Ouest et les bataillons des armées étrangères coalisées et, en particulier, de l’armée de Souvarow.

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. souvorov

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. Souvorov

Cette insurrection aura lieu après les récoltes de 1799 sous les ordres du comte de Brison, fils, ancien émigré qui réside en toute impunité au château de Saint Pierreville dans le canton de Largentière. Est désigné dans le même temps, comme son premier lieutenant, Ducros de Tauriers. Ces deux personnages dirigeaient le camp de Jalès en 1790 puis en février 1791. On retrouve Ducros de Tauriers en 1792 dans la conspiration de Saillans.

En face des royalistes, le général Petit-Guillaume, commandant la neuvième division militaire à Montpellier, et ses subordonnés, Malye et Nivet, chargés de la subdivision de l’Ardèche, ont peu de troupes à opposer. Les soldats désertent pour remplir le camp des insurgés. C’est alors que Petit-Guillaume et Malye sont dénoncés comme favorables aux royalistes. Petit-Guillaume avait choisi, comme aide de camp, un nommé Costes, ancien partisan de Saillans et royaliste fanatique. Le ministère de la guerre ordonna la destitution de Costes qui révèlent tous les plans aux chouans. Mais le général refuse d’obtempérer en espérant ainsi arrêter les massacres perpétués par ses colonnes mobiles et obtenir une amnistie qui ramènerait le calme.

Fauche Borel, après une traversée éprouvante de 7 jours arrive à Hambourg. Pichegru le rejoint après 17 jours de mer et débarque à Bode Kesa au soir du 24 décembre sous un froid impressionnant. Fauche Borel le rejoint mais, entre-temps Pichegru est arti pour Walsrode puis Brunswick. Fauche Borel le rattrape par Hambourg, Altona puis Zelle. David Monier est parti de Paris. Il mettra 18 jours pour les retrouver car il est resté bloqué à Dusseldorf à cause des inondations. Le froid terrible qui sévit dans cette région va faire des ravages dans la population pendant les deux mois qui suivent.

Les troupes françaises occupent l’Egypte, le Vatican, Naples et le Piémont.

En décembre 1798, cédant enfin aux efforts répétés des diplomates anglais, le tsar Paul 1er signe un traité d’alliance pour l’envoi de 45 000 hommes en Suisse et en Italie. Ces deux armées seront entretenues par l’argent britannique.

Puis, la rupture des négociations de Rastadt donne naissance à une nouvelle coalition contre la république française : Russie, Angleterre, Naples, Piémont retrouvent la Turquie. Le corps de Condé reçoit l’ordre de marcher pour se joindre aux armées austro-russes de Souvarow.

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. coalition

Histoire d’un Marquis pendant la Révolution Française. Une nouvelle coalition.

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Serge Billard Baltyde